Nous sommes à l’approche d’une nouvelle saison NBA. 30 équipes vont s’affronter, mais quelles sont les équipes qui peuvent viser le trophée Larry O’Brien? C’est ce que nous allons voir ensemble avec une tier list en cinq parties distinctes, basées sur les attentes de la rédaction vis-à-vis des différentes franchises.
Tiers 5 : Kings, Bucks, Nets, Pelicans, Bulls, Clippers
En tiers 5, nous retrouvons les équipes sans grand espoir. Les Sacramento Kings sont l’une des deux équipes unanimement placées en bas de notre tier list en raison de leur défense fragile et de leur manque de stabilité collective. Malgré le potentiel de Darius Acuff et Nique Clifford, leur jeune noyau reste inexpérimenté et pourrait manquer de régularité. Acuff devra apprendre à gérer le jeu sans prendre trop de risques. Par ailleurs, l’avenir de vétérans importants comme Domantas Sabonis et Zach LaVine demeure incertain et l’équipe manque d’un meneur stabilisateur. Si les jeunes stagnent et que les vétérans restent sans perspective de transfert, Sacramento pourrait terminer au fond de la Conférence, sans véritable projet sportif.

Les Milwaukee Bucks sont également placés par notre rédaction à l’unanimité en bas de la tier list. Sans Giannis Antetokounmpo, ils perdent leur principale force offensive et défensive, ainsi qu’un joueur capable de porter l’équipe dans les moments décisifs. Malgré les progrès attendus de Ryan Rollins et peut-être Kel’el Ware, l’effectif reste en pleine transition. Une attaque probablement peu performante, faute d’un scoreur dominant, et une défense fragile, notamment sur les ailes. Le nouveau système de Taylor Jenkins pourrait améliorer la cohésion collective, mais son implantation demandera du temps. L’inexpérience des jeunes joueurs et les incertitudes concernant leurs rôles limitent également le potentiel immédiat de Milwaukee. 25 à 30 victoires semble être une prévision réaliste.
Les Nets ont un effectif jeune, inexpérimenté et encore en construction. Le duo composé de Porter Jr. et Randle devra rapidement trouver une complémentarité, tandis que Demin et le rookie Brown Jr. devront progresser pour éviter les pertes de balle et le manque d’efficacité. Les jeunes intérieurs et les remplaçants, notamment Traoré et Sharpe, devront également s’adapter à des responsabilités accrues. Si ces joueurs ne franchissent pas de palier, Brooklyn pourrait manquer de cohésion et de puissance offensive face à une conférence Est annoncée comme compétitive. C’est une saison de test et de développement des jeunes, et l’absence de choix de draft rendrait une mauvaise saison encore plus problématique, limitant les possibilités de renforcer l’effectif à l’avenir.

Les New Orleans Pelicans possèdent un manque de profondeur et de leur défense défaillante, classée 25e la saison dernière. Malgré les progrès de Trey Murphy III et le potentiel des jeunes Jeremiah Fears et Derik Queen, l’effectif reste déséquilibré et manque de certitudes. Zion Williamson a disputé plus de 60 matchs, mais sa disponibilité demeure une inquiétude récurrente. De plus, les chevauchements de profils entre les arrières et les intérieurs compliquent la construction d’une rotation cohérente. Le nouvel entraîneur Jamahl Mosley devra rapidement améliorer la défense et intégrer les jeunes. Même avec une progression attendue, ils devraient rester autour de 30 victoires, laissant les Pelicans dans le bas de la conférence Ouest.
Les Memphis Grizzlies entament une reconstruction avec une équipe en manque d’expérience. Après une saison catastrophique , la franchise a perdu ses deux principales stars, Ja Morant et Jaren Jackson Jr. Malgré l’arrivée prometteuse de Cameron Boozer, troisième choix de la draft, l’effectif reste jeune et déséquilibré. La santé de Zach Edey constitue une inquiétude majeure après ses onze matchs disputés la saison dernière. Son absence pourrait contraindre Boozer à évoluer hors de son poste naturel. De plus, les Grizzlies manquent de shooteurs fiables à trois points et devront s’adapter à de nombreux changements. Ainsi, on les voit terminer à nouveau vers le bas de l’Ouest.
Les Chicago Bulls devraient figurer parmi les équipes les plus faibles de la NBA en raison d’un effectif profondément remanié et d’un manque de garanties. Après une saison à 31 victoires pour 51 défaites, la franchise a changé de direction sportive et d’entraîneur, tandis que plusieurs joueurs majeurs ont quitté l’équipe. Les rookies Caleb Wilson et Dailyn Swain devront rapidement contribuer, malgré leur inexpérience et les incertitudes entourant leur adaptation. La défense constitue surtout un problème majeur : Chicago encaissait 121,5 points par match la saison dernière. Les progressions de Josh Giddey (sur demi-terrain) et Matas Buzelis seront également déterminantes, tandis que Noa Essengue devra trouver sa place dans cette nouvelle équipe.
Enfin, les Los Angeles Clippers ont des incertitudes entourant la santé de leurs meilleurs joueurs. Darius Garland et Brandon Ingram représentent des atouts offensifs importants, mais leurs problèmes physiques pourraient les éloigner des parquets pendant une longue période. Sans eux, l’équipe risquerait de manquer de création et d’efficacité offensive, notamment dans le jeu placé. Malgré plusieurs jeunes talents prometteurs, l’effectif présente des lacunes importantes au rebond, les Clippers ayant terminé 23e en taux de rebonds offensifs et 25e en rebonds défensifs la saison passée. La production de Brook Lopez et l’adaptation de Gradey Dick restent également incertaines. Si les blessures s’accumulent, Los Angeles pourrait rapidement sombrer dans les profondeurs de l’Ouest.
Tiers 4 : Hornets, Mavericks, Wizards, Suns, Warriors, Jazz,

Dans le tiers 4, on retrouve où il est difficile de les voir aller plus loin que le premier tour. Charlotte peut viser le play-in grâce à un effectif équilibré et à plusieurs joueurs capables de franchir un cap. Brandon Miller doit devenir le leader offensif de l’équipe, tandis que Kon Knueppel peut compléter son jeu grâce à leur complémentarité et à leur capacité à créer des espaces. Naz Reid pourrait également augmenter sa production avec un temps de jeu accru. Enfin, Coby White apporte une solution fiable pour compenser le départ de LaMelo Ball. Malgré ces atouts, Charlotte manque encore de profondeur et de joueurs capables de rivaliser avec les meilleures équipes.
Les Dallas Mavericks possèdent un effectif jeune, athlétique et prometteur. L’association de Cooper Flagg et Zaccharie Risacher, deux anciens premiers choix de draft, offre un potentiel offensif et une marge de progression importants. L’expérience de Kyrie Irving peut également apporter de la stabilité et de la créativité en attaque, à condition qu’il reste au sein de l’équipe. Dans la raquette, Daniel Gafford et Dereck Lively II constituent un duo complémentaire, capable de protéger le cercle et de dominer au rebond s’ils restent en bonne santé. Enfin, P.J. Washington, Naji Marshall et Santi Aldama apportent polyvalence et profondeur. Si les jeunes progressent et que l’effectif évite les blessures, Dallas peut se mêler à la course au play-in.

Les Washington Wizards peuvent espérer viser le play-in grâce à un effectif profondément renouvelé et beaucoup plus talentueux. Trae Young est un créateur d’élite, capable d’organiser l’attaque. Anthony Davis renforce considérablement la raquette grâce à son expérience, sa défense et son leadership auprès des jeunes. Le développement d’Alex Sarr et de Kyshawn George, associé au potentiel d’AJ Dybantsa, pourrait également faire progresser l’équipe. Enfin, la profondeur du banc, avec Bilal Coulibaly, Tre Johnson et Bub Carrington, offre davantage de solutions. Toutefois, la cohésion collective, la santé des cadres et l’intégration des nouveaux joueurs seront déterminants pour atteindre cet objectif.
Les Phoenix Suns peuvent eux aussi viser le play-in grâce à leur identité défensive agressive, capable de perturber les attaques adverses par une forte pression sur le porteur, des prises à deux et une activité constante sans ballon. Dillon Brooks, Jordan Goodwin et Ryan Dunn incarnent cette intensité, tandis que Devin Booker reste le leader offensif capable de porter l’équipe. La progression des jeunes Ryan Dunn, Rasheer Fleming et Khaman Maluach pourrait renforcer le collectif. Les Suns peuvent gagner des possessions grâce aux rebonds offensifs et aux interceptions, tout en maintenant une adresse extérieure correcte. Leur réussite dépendra de leur capacité à s’adapter aux ajustements adverses, de l’efficacité de Jalen Green et de la disponibilité des pivots.
Les Golden State Warriors ont un mélange de talent, d’expérience et de polyvalence. Stephen Curry reste un joueur d’exception, capable de porter l’attaque et de faire basculer un match à lui seul. Draymond Green apporte toujours une défense de haut niveau et une excellente vision du jeu, tandis que les jeunes joueurs et les éléments de complément peuvent renforcer la profondeur de l’effectif. Le collectif possède également des systèmes offensifs bien rodés et une capacité à exploiter les small ball 5 pour accélérer le jeu. Si les cadres restent en bonne santé et que Jimmy Butler et Kristaps Porziņģis reviennent à temps, Golden State peut retrouver le play-in et décrocher une place en playoffs.

Le Jazz possède les armes offensives pour viser le premier tour. Avec Will Hardy, Utah peut multiplier les systèmes avec Keyonte George et Darryn Peterson à la création, Lauri Markkanen comme menace extérieure et pénétrante, et Jaren Jackson Jr. capable de peser près du cercle comme à distance. Ace Bailey pourrait également franchir un cap, tandis que le banc offre des profils complémentaires : Isaiah Collier en percussion, Svi Mykhailiuk à trois points et Josh Okogie en défense. Cette polyvalence, associée à plusieurs joueurs capables de créer des décalages, donne au Jazz un véritable potentiel.
Tiers 3 : Trail Blazers, Magic, Hawks, Heat
Le tiers le moins fourni de la liste, ici on a les équipes qu’on voit aller en playoffs, mais sans faire un gros parcours. Les Portland Trail Blazers ont fait venir Ja Morant, qui souhaite retrouver son meilleur niveau. Associé à Damian Lillard, Scoot Henderson et Jrue Holiday, il offre de nombreuses options offensives, notamment pour attaquer le cercle et améliorer le tir extérieur. Défensivement, le trio composé de Holiday, Toumani Camara et Donovan Clingan constitue une base solide, renforcée par Robert Williams III, protecteur de cercle. Si Micah Nori parvient à équilibrer cette rotation et à maintenir une bonne défense, Portland pourrait surprendre. La santé et le manque de profondeur sur les ailes restent préoccupants.
Le Orlando Magic dispose d’un effectif talentueux et largement conservé. Paolo Banchero, Franz Wagner, Desmond Bane, Jalen Suggs et Wendell Carter Jr. forment un noyau prometteur, dont le potentiel reste limité par les blessures et le manque de régularité. L’arrivée de l’entraîneur Sean Sweeney doit permettre de relancer une défense qui figurait parmi les meilleures de la ligue avant de décliner la saison dernière. Le retour de Nikola Vučević apporte également de l’expérience et des solutions offensives au banc. Le principal défi reste l’adresse extérieure : Orlando n’a converti que 34,3 % de ses tirs à trois points. Si l’équipe progresse dans ce domaine et reste en bonne santé, elle peut intégrer le top 5 de l’Est.
Les Atlanta Hawks ont renforcé leur effectif et ont une profondeur intéressante. Jalen Johnson, devenu le leader de l’équipe, devrait confirmer son statut de joueur All-Star, tandis que le retour de CJ McCollum apporte expérience, adresse extérieure et création offensive. Leur complémentarité sera déterminante pour exploiter le potentiel de l’équipe. Les arrivées de Lu Dort et Aaron Wiggins renforcent également les options défensives, aux côtés de Dyson Daniels et Nickeil Alexander-Walker. La franchise dispose aussi de jeunes talents prometteurs, notamment Kingston Flemings, capable de contribuer rapidement en attaque. Il y aura de l’irrégularité, mais la diversité des profils et la profondeur de l’effectif pourraient permettre à Atlanta de franchir un cap et de gagner une série.

Le Miami Heat a recruté Giannis Antetokounmpo, double MVP, aux côtés de Bam Adebayo. Ce duo offre une puissance physique et défensive considérable, tandis que Klay Thompson renforce l’adresse extérieure. L’expérience d’Erik Spoelstra et les qualités offensives de Bobby Portis constituent également des atouts. Toutefois, Miami a sacrifié plusieurs joueurs importants, dont Tyler Herro et Jaime Jaquez Jr., ainsi que plusieurs choix de draft pour recruter Antetokounmpo. L’effectif manque encore de profondeur, de création offensive et de shooteurs fiables. La complémentarité entre ses intérieurs représente aussi un défi tactique. Malgré leur potentiel, les incertitudes si Giannis si lui ou Bam ratent des matchs et l’équilibre collectif limitent les ambitions du Heat à nos yeux.
Tiers 2 : Lakers, Pacers, Pistons, Rockets, Celtics, 76ers, Timberwolves, Cavaliers, Raptors, Nuggets
Notre tiers le plus rempli. Beaucoup d’équipes peuvent viser haut selon nous cette saison, mais ne sont pas au niveau des vrais prétendants. Les Los Angeles Lakers ont le duo Luka Dončić–Austin Reaves, désormais chargé de diriger l’attaque après le départ de LeBron James. Dončić reste un candidat au titre de MVP, tandis que Reaves sort de la meilleure saison de sa carrière. L’arrivée de Walker Kessler devrait également renforcer la protection du cercle et le rebond, tandis que plusieurs joueurs apportent des solutions défensives et offensives. Toutefois, la défense collective demeure incertaine et devra progresser. Le manque d’athlétisme, la dépendance envers Dončić et Reaves ainsi que les interrogations sur le poste d’ailier fort limitent leurs ambitions.

Les Indiana Pacers peuvent retrouver les sommets de la conférence Est grâce au retour de Tyrese Haliburton, absent toute la saison dernière après sa rupture du tendon d’Achille. Associé à Pascal Siakam et à Ivica Zubac, ce dernier arrivé pour renforcer la protection du cercle et le rebond, il peut relancer une attaque qui avait cruellement manqué de création. Andrew Nembhard, Aaron Nesmith et les progrès de Jarace Walker offrent également des garanties intéressantes. Toutefois, Haliburton devra retrouver progressivement son rythme après une longue absence, tandis que l’équipe devra retrouver sa cohésion après une saison à seulement 19 victoires.
Les Detroit Pistons disposent d’un atout majeur avec Cade Cunningham, devenu l’un des meilleurs joueurs de la ligue, capable de porter l’équipe vers les playoffs. Leur saison précédente, conclue avec 60 victoires, témoigne du potentiel de ce groupe, même si elle peut être vue comme un leurre. L’arrivée d’Isaiah Joe apporte également une menace extérieure intéressante, tandis que John Collins peut contribuer offensivement dans le système de Detroit. Cependant, les départs d’Isaiah Stewart et de Tobias Harris affaiblissent l’équipe. Le différend contractuel avec Jalen Duren soulève aussi des interrogations, alors que Taurean Prince doit rester en bonne santé pour être utile. Sans renforts plus adaptés autour de Cunningham, Detroit manque d’arguments pour prétendre au titre.

Les Houston Rockets ont comme arguments Kevin Durant, toujours capable de tourner à 25 points, la progression attendue d’Amen Thompson et un retour au niveau espéré d’Alperen Şengün. Le retour sur les parquets de Fred VanVleet devrait soulager leurs principales options offensives, améliorer la création en demi-terrain et faciliter la circulation du ballon. Sous la direction d’Ime Udoka, Houston dispose également d’une défense de haut niveau et d’une excellente présence au rebond offensif grâce à Steven Adams. L’équipe reste trop dépendante des tirs extérieurs et à mi-distance, avec des difficultés à générer des paniers près du cercle. Les incertitudes autour de certains joueurs et l’efficacité offensive en playoffs limitent ainsi ses chances de conquérir le titre.
Les Boston Celtics peuvent retrouver les sommets grâce au retour attendu de Jayson Tatum, capable de redevenir un joueur du top 5 NBA après sa rupture du tendon d’Achille et une fin de saison dernière où il s’est remis en forme. L’arrivée de Mitchell Robinson renforce également le rebond et la protection du cercle, tandis que Derrick White et Payton Pritchard devront assumer davantage de responsabilités offensives. Le système de Joe Mazzulla, axé sur les tirs à trois points et l’efficacité collective, offre une base solide pour viser plus de 50 victoires. Toutefois, la santé de Tatum, Robinson et Paul George suscite des inquiétudes. Ces incertitudes limitent les ambitions de titre des Celtics.
Les Philadelphia 76ers ont leur duo Tyrese Maxey–Joel Embiid, renforcé par les arrivées de LeBron James et Jaylen Brown. Maxey apporte vitesse et shooting, tandis qu’Embiid reste le pilier intérieur. LeBron James offre son expérience, sa vision du jeu et sa capacité à organiser l’attaque, tandis que Jaylen Brown apporte puissance, scoring et défense on-ball. Ces renforts donnent à Philadelphie davantage d’options offensives et renforcent son potentiel en playoffs. La progression de VJ Edgecombe est un autre argument pour Philly. L’intégration de ces stars, la répartition des responsabilités et l’équilibre défensif off-ball restent des défis importants. Le départ de Paul George laisse notamment un vide défensif sur les ailes. La santé d’Embiid et la cohésion collective seront déterminantes.

Les Timberwolves peuvent viser très haut grâce à un trio offensif potentiellement explosif : Anthony Edwards, LaMelo Ball et Jonathan Kuminga. Ball apporte créativité, rythme et adresse extérieure, tandis qu’Edwards reste une superstar capable de marquer à tous les niveaux. Kuminga dispose quant à lui de qualités athlétiques et aime créer son tir. Défensivement, Rudy Gobert protège efficacement le cercle et Jaden McDaniels excelle sur les extérieurs. Toutefois, plusieurs incertitudes limitent leurs ambitions. L’adaptation d’un Kuminga dont l’inefficacité inquiète toujours, la fragilité physique de Ball, les difficultés offensives face aux défenses qui switch sur les écrans et les minutes sans Gobert sont des problèmes. Leur potentiel est immense, mais leur régularité reste à démontrer.
Les Cleveland Cavaliers sont emmenés par Donovan Mitchell, James Harden et Evan Mobley. Mitchell apporte une production offensive de niveau All-Star, Harden reste un excellent créateur, tandis que Mobley combine défense d’élite et progression potentielle en attaque. Associés à Jarrett Allen, ils peuvent former un cinq majeur performant des deux côtés du terrain. Peyton Watson pourrait également renforcer leur équilibre. Toutefois, plusieurs incertitudes freinent leurs ambitions : la défense extérieure du duo Harden-Mitchell, la dépendance aux jeunes remplaçants, les doutes sur les marges de progression de Mobley et le manque de solutions en cas de blessure d’Allen en plus de l’adaptation tactique et la concurrence à l’Est. Leur potentiel est élevé, mais leur solidité en playoffs reste à confirmer.
Kawhi Leonard est de retour aux Toronto Raptors pour former un duo ambitieux avec Scottie Barnes. Leonard apporte une expérience précieuse, une efficacité offensive d’élite et une capacité à faire la différence en playoffs. Barnes, excellent défenseur et créateur polyvalent, complète son profil, tandis que Immanuel Quickley, RJ Barrett et Jakob Poeltl offrent une base solide. Cinquième défense de la ligue la saison passée, Toronto a remporté 46 matchs avant de pousser Cleveland en sept rencontres. Les jeunes Collin Murray-Boyles, Jamal Shead et Allen Graves peuvent également renforcer la profondeur de l’effectif. Toutefois, la disponibilité de Leonard et les problèmes physiques de Poeltl suscitent des inquiétudes.
Enfin, les Denver Nuggets ont un duo exceptionnel en Nikola Jokić et Jamal Murray. Jokić domine par son efficacité au scoring et sa vision du jeu, tandis que Murray apporte créativité et capacité à faire la différence dans les moments décisifs. Aaron Gordon et DeMar DeRozan offrent également des solutions offensives. Cependant, plusieurs incertitudes freinent leurs ambitions. La défense manque de régularité, le banc doit encore faire ses preuves et les blessures, notamment celle de Gordon, pourraient fragiliser l’équipe. De plus, le manque de tirs à trois points et de ballons récupérés limite leur équilibre, tandis que le fit de DeMar questionne. Denver possède donc le potentiel, mais doit progresser collectivement pour devenir un véritable favori au titre.
Tiers 1 : Knicks, Spurs, Thunder
Nous arrivons à nos trois équipes favorites pour le titre. Les New York Knicks disposent d’un effectif expérimenté et déjà champion. Menés par Jalen Brunson, ils s’appuient sur un cinq majeur de grande qualité, avec Karl-Anthony Towns, OG Anunoby, Mikal Bridges et Josh Hart. Leur cohésion et leur expérience collective constituent des atouts. L’équipe a également conservé plusieurs joueurs importants et recruté Andre Drummond pour renforcer le rebond et la rotation intérieure. Toutefois, le départ de Mitchell Robinson fragilise sa protection intérieure. Pour conserver son statut, New York devra rester en bonne santé, maintenir une défense solide et obtenir des contributions régulières de son banc. De plus, il faut espérer que les incertitudes contractuelles ne gênent pas l’équipe.
Les San Antonio Spurs, finalistes, ont toujours Victor Wembanyama, déjà dominant défensivement et redoutable au scoring. Sa progression, associée au potentiel de Stephon Castle et Dylan Harper, offre une marge de progression exceptionnelle. De’Aaron Fox apporte son expérience, tandis que Tobias Harris, recruté pour 31 millions de dollars sur deux ans, renforce l’adresse extérieure, la défense et l’expérience du groupe. Les jeunes Jayden Quaintance et Tarris Reed Jr., sélectionnés au premier tour de la draft, apportent également profondeur et potentiel dans la raquette. Avec Devin Vassell, Julian Champagnie et Harrison Barnes, San Antonio dispose d’un effectif prometteur. Toutefois, sa régularité collective et sa capacité à gérer les moments décisifs seront déterminantes pour conquérir le titre.

Le Thunder d’Oklahoma City est le grand favori pour le titre NBA selon nous grâce à un effectif exceptionnellement complet. Shai Gilgeous-Alexander, double MVP en titre, domine offensivement grâce à son efficacité et sa capacité à créer des tirs. Autour de lui, Chet Holmgren, Jalen Williams et Isaiah Hartenstein renforcent une défense d’élite, soutenue par des joueurs polyvalents comme Alex Caruso et Cason Wallace. Un entraîneur de qualité comme Mark Daigneault constitue également un atout majeur. Malgré quelques interrogations sur la création offensive sans SGA et la régularité à trois points, Oklahoma City possède une profondeur remarquable. Après une saison précédente perturbée par les blessures, un effectif en meilleure santé pourrait reconquérir le titre NBA.
Que pensez-vous de notre liste? A quoi ressemblerait votre tier list? Nous avons eu quelques désaccords au sein de la rédaction, et on s’attend donc à ce que vous ayez une liste très différente. La saison reprend bientôt et on espère que vous la suivrez avec nous.





