Le Roster a été invité à voter pour les trophées individuels de la Betclic Élite. Ainsi, la rédaction de notre site internet s’est réunie pour déterminer qui mérite selon nous les différentes récompenses. Un grand merci à la LNB pour leur confiance, et sans plus attendre, voici nos sélections.
Meilleur entraîneur : Julien Mahé à son apogée
Après 5 saisons à Saint-Quentin BB, où il a notamment été nommé meilleur entraîneur de Pro B à 2 reprises, Julien Mahé est engagé l’été dernier par le Nanterre 92 pour 3 ans. Encore une fois, le sélectionneur de la Belgique a répondu aux attentes et a permis aux Verts de se relancer.

13e l’an dernier en Betclic Élite, Nanterre est actuellement dans le top 3 cette saison, et peut encore viser la 2e, voire la 1e place du championnat. Un renversement de situation auquel son nouvel entraîneur a grandement contribué. Succéder à Pascal Donnadieu n’était pas facile, mais le Breton y est parvenu en instaurant une rigueur collective et une défense organisée, la 4e meilleure du championnat en termes de points encaissés. Un entraîneur calme, qui a aidé le développement de plusieurs joueurs cette saison (dont certains dont on reparlera), il est selon nous le meilleur entraîneur en 2025-26 en première division française.
Loin derrière en 2e position, on retrouve Guillaume Vizade. L’entraîneur du Mans avait prolongé son contrat en février 2025 et il a donné raison aux dirigeants cette saison, maintenant son équipe dans les places pour la post-saison, tout en atteignant la finale de la Coupe de France et de la Leaders Cup une nouvelle fois. Un club stable mais qui rarement vise haut, les Tangos ont des ambitions sous la houlette de son entraîneur, décrit par la LNB comme le Pep Guardiola du basket français, rien que ça. Le talent du technicien pour maintenir son équipe à flot dans une saison parfois compliquée n’est pas passé inaperçu au sein de la rédaction du Roster.
Enfin, en 3e place, l’entraîneur de l’année 2025 de la Betclic Élite, Fabrice Lefrançois. Toujours à Cholet, il a réussi à maintenir l’équipe à un niveau compétitif comme l’année dernière malgré son budget modeste. A l’aise dans ce rôle de petit poucet, Fabrice a su guider de main de maître un effectif mixant jeunes prometteurs, vétérans français et joueurs étranger pour continuer à bousculer les grandes équipes du championnat. Actuellement en position de play-in, l’équipe du Pays de la Loire, comme le Mans, peut encore viser une place en playoffs, et le doit en grande partie à son jeune coach.
| Entraîneur (équipe) | Votes 1e | Votes 2e | Votes 3e | Votes 4e | Votes 5e | Total |
| (10 points) | (6 points) | (4 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Julien Mahé (Nanterre) | 5 | 1 | 1 | 55 | ||
| Guillaume Vizade (Mans) | 1 | 2 | 1 | 24 | ||
| Fabrice Lefrançois (Cholet) | 1 | 1 | 1 | 2 | 20 | |
| Jānis Gailītis (Strasbourg) | 3 | 1 | 20 | |||
| Frédéric Fauthoux (JL Bourg) | 3 | 2 | 14 | |||
| Vassilis Spanoulis (Monaco) | 1 | 1 | 8 | |||
| Pierric Poupet (ASVEL) | 1 | 1 | 6 | |||
| Alexandre Ménard (Boulazac) | 1 | 1 | 6 | |||
| Francesco Tabellini (Paris) | 1 | 1 | 5 | |||
| Jean-Christophe Prat (BCM) | 1 | 2 | ||||
| Elric Delord (Chalon) | 1 | 1 |

Mention honorable à Jānis Gailītis, qui a obtenu le même nombre de points que Fabrice, mais moins de votes au sein du Roster pour la première place. Après avoir dominé la Lettonie et une bonne saison en Allemagne, Gailītis a débarqué dans une équipe de Strasbourg qui avait terminé 12e en 2025 et qui est actuellement 6e de Betclic Élite. Il a instauré une hiérarchie et s’est adapté aux forces de sa nouvelle équipe pour relancer le club alsacien.
Meilleure progression : MDY le MIP
Le MVP en Pro B de 2023, Mathis Dossou-Yovo a été un joueur de complément pour le Paris Basket lors de leur doublé en 2025. Cette saison, il a rejoint Nanterre et Julien Mahé, son entraîneur lorsqu’il était à Saint-Quentin, et le joueur de 25 ans a surpassé toutes les attentes placées autour de lui. De 5,8 points et 3,6 rebonds de moyenne, il est passé à 17,8 points et 7,3 rebonds avec les Verts.
All-Star titulaire pour la première fois de sa carrière, son niveau de jeu lui a permis de découvrir l’équipe de France en novembre. Il est devenu le meilleur pivot de la Betclic Élite cette saison et un des meilleurs joueurs du championnat tout court. Une telle ascension a fait de lui un choix évident au sein de la rédaction du Roster.

Juste en-dessous se trouve Nathan De Sousa. Si ses talents de playmaker étaient déjà reconnus à Cholet, cette saison il a passé un cap au niveau du scoring, doublant presque sa moyenne de points. De 5,6 à 10,6, le joueur de 23 ans est devenu un des meilleurs meneurs de la Betclic Élite, son niveau lui permettant de devenir All-Star pour la première fois de sa carrière et d’être sélectionné avec les Bleus lors de la première fenêtre internationale de l’année.
Enfin, très loin des deux premiers, on retrouve Hugo Robineau. Joueur clé de la montée de Boulazac la saison dernière, Robineau a réussi à élever son niveau et afin de maintenir une production similaire, mais en Betclic Élite, ce qui a été salué par plusieurs membres de la rédaction du Roster. Devenu une référence offensive de notre championnat, sa production a permis au promu de beaucoup surprendre et s’approcher d’une place en play-in, même si sa blessure pourrait anéantir les espoirs.
| Joueur (équipe) | Votes 1er | Votes 2e | Votes 3e | Total |
| (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Mathis Dossou-Yovo (Nanterre) | 4 | 20 | ||
| Nathan De Sousa (Cholet) | 1 | 4 | 17 | |
| Hugo Robineau (Boulazac) | 2 | 6 | ||
| Bastien Grasshoff (Mans) | 1 | 5 | ||
| Lionel Gaudoux (Chalon) | 1 | 5 | ||
| Soren Bracq (BCM) | 1 | 3 | ||
| Gavin Ware (Limoges) | 2 | 2 | ||
| Mike Davis Jr. (Strasbourg) | 1 | 1 | ||
| Lucas Duféal (Mans) | 1 | 1 | ||
| Landers Nolley II (Nancy) | 1 | 1 | ||
| Mouhamed Faye (Paris) | 1 | 1 | ||
| Élie Okobo (Monaco) | 1 | 1 |
Mentions honorables pour Bastien Grasshoff et Lionel Gaudoux. Après n’avoir joué littéralement que 6 secondes la saison dernière, Bastien s’est imposé comme un contributeur régulier au Mans cette saison. Lionel, lui, n’a pas eu de progrès majeurs sur le papier, mais a amélioré son jeu un peu partout, ce qui lui a permis lui aussi de faire ses débuts en équipe de France en novembre.
Meilleur défenseur : Diallo fait le doublé

L’an dernier, Alpha Diallo a été nommé défenseur de l’année en Betclic Élite. Et selon le Roster, il devrait conserver son trophée. Lui qui a déjà remporté le trophée de meilleur défenseur en Euroleague, il a également surclassé la compétition du championnat de France dans ce domaine.
Hyperactif en défense, capable de tenir face aux 5 positions, sa polyvalence a été capitale pour permettre à Monaco de se situer en première place du championnat malgré une saison difficile, notamment hors du parquet. Ses statistiques de 0,8 interception et 0,4 contre ne reflètent pas l’impact qu’il a pour la Team Roca. L’Américano-Guinéen mérite amplement cette récompense.
A une distance de Diallo, on a Lucas Duféal. Après une bonne saison en deuxième division à Vichy, Duféal s’est révélé au grand public au Mans cette saison notamment grâce à sa capacité à enfiler les contres. Tournant à une moyenne de 1,6 tirs repoussés par match, la meilleure de la Betclic Élite, ce chiffre est combiné à ceux qu’il annule en étant une grande force de dissuasion près du panier.
Proche d’être récompensé l’an dernier, Shaquille Harrison doit se contenter d’une troisième place sur le podium selon nous. Une machine à interceptions, il tourne à 1,3 par match cette saison. De plus, il est également un vrai pitbull, rendant la vie difficile pour n’importe quel joueur de Betclic Élite sur le périmètre. Mais selon le Roster, l’ancien meilleur défenseur de l’année en G-League devra attendre son tour en France.

| Joueur (équipe) | Votes 1er | Votes 2e | Votes 3e | Total |
| (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Alpha Diallo (Monaco) | 3 | 2 | 1 | 22 |
| Lucas Duféal (Mans) | 3 | 1 | 10 | |
| Shaquille Harrison (ASVEL) | 1 | 1 | 1 | 9 |
| Zac Cuthbertson (Chalon) | 1 | 1 | 6 | |
| Wilfried Yeguete (Mans) | 1 | 5 | ||
| Isaiah Cozart (Nancy) | 1 | 5 | ||
| Gérald Ayayi (Cholet) | 1 | 1 | 4 | |
| Jeremiah Hill (Chalon) | 1 | 1 | ||
| Mbaye Ndiaye (ASVEL) | 1 | 1 |
Meilleur jeune : Yimga-Moukouri fait l’unanimité
Il n’y avait aucun doute sur qui était le meilleur jeune de la Betclic Élite au sein de la rédaction du Roster. Hugo Yimga-Moukouri n’a que 17 ans, a fait ses débuts professionnels cette saison à Nanterre, et a été un acteur majeur de cette campagne de saison régulière réussie.

8,9 points à 51,4% au tir, 42% à 3 points et 84,1% aux lancers francs et 3,7 rebonds en 18 minutes par match. Sa polyvalence offensive comme défensive, sa capacité à marquer près du cercle, à mi-distance et à 3 points et sa mobilité font de lui un des joueurs les plus surveillés pour les années à suivre. Cet ailier athlétique est le 5e meilleur marqueur d’une des meilleures équipes du championnat. Très fort pour un joueur encore mineur.
Très loin derrière, on a Adam Atamna. Après un prêt en Nationale 1 à LyonSo, il a également fait ses débuts professionnels cette saison, à l’ASVEL dans son cas. Un arrière polyvalent, il tourne à 7,7 points à 44,9%, 33,3% à 3 points et 92,9% aux lancers francs, 1,5 rebond et 2,1 passes décisives. Encore inconstant au niveau du tir, il a néanmoins affiché du potentiel cette saison, que ça soit en catch-and-shoot, en sortie de dribble ou d’écran. Il a su être un contributeur notable pour une équipe en route pour les playoffs de la Betclic Élite, ce qui est déjà bien à 18 ans.
Enfin pour conclure le podium, on a un nom qu’on a déjà évoqué précédemment : Bastien Grasshoff. Techniquement dans sa deuxième saison en Betclic Élite, lui aussi remplit la feuille de stats à 18 ans. 8,1 points à 52,9-41,9-70, 1,4 rebond et 2,1 passes décisives pour une équipe encore en piste pour se qualifier directement en playoffs. Un meneur rapide, endurant, très dangereux en transition, qui crée efficacement pour lui-même et pour les autres, il peut aussi être une peste en défense de par son mètre 98 et sa vitesse qui font de lui un joueur efficace sur le périmètre.
| Joueur (équipe) | Votes 1er | Votes 2e | Votes 3e | Total |
| (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Hugo Yimga-Moukouri (Nanterre) | 7 | 35 | ||
| Adam Atamna (ASVEL) | 4 | 2 | 14 | |
| Bastien Grasshoff (Mans) | 3 | 2 | 11 | |
| Aaron Towo-Nansi (Cholet) | 2 | 2 | ||
| Lucas Fischer (Le Portel) | 1 | 1 |
MVP de la Betclic Élite : Okobo ou Hifi?
Notre bataille pour le MVP s’est jouée entre deux des meilleurs meneurs français du moment, Élie Okobo et Nadir Hifi. Cela ne s’est pas joué à grand-chose, mais le Roster a décidé de voter pour Okobo. Le meilleur joueur de la meilleure équipe, Okobo a pulvérisé ses records de production et d’efficacité.

17 points à 61,7% de réussite, 50,6% à 3 points, 88,3% aux lancers francs et 76,65% en true shooting, 2,3 rebonds, 4,5 passes décisives et 0,9 interception. Des statistiques époustouflantes. Il est le moteur offensif d’une équipe qui performe mieux cette saison malgré le départ de cadres et l’absence répétée de Mike James. Le combo guard dicte le tempo et la distribution des passes chaque soir et est la clé qui permet à la Team Roca d’espérer pouvoir récupérer le titre une nouvelle fois. Pour le Roster, il est celui qui devrait être le MVP.
Néanmoins, Nadir Hifi n’a pas démérité. Meilleur marqueur de la Betclic Élite à 20,8 points, il est aussi celui qui réussit le plus de tirs à 3 points à 2,8 en moyenne. Ses taux de réussite sont de 45,5-37,6-88,8 et sont accompagnés par des moyennes de 2,9 rebonds, 3,8 passes décisives et 1,1 interception. Il a plus rempli la feuille de stats qu’Okobo cette saison, mais avec une efficacité bien moindre et une équipe performant moins bien que la saison dernière, cela lui a coûté de justesse le MVP selon nous.
Enfin, pour conclure le podium, nous avons Mathis Dossou-Yovo. Son cas a déjà été évoqué parmi les meilleures progressions, et il y a des saisons où ce genre de performances auraient pu lui donner le titre de MVP. Hélas, le meilleur pivot de la Betclic Élite va devoir se contenter de la troisième place, d’autant plus que les blessures l’ont rendu moins disponible.
| Joueur (équipe) | Votes 1e | Votes 2e | Votes 3e | Votes 4e | Votes 5e | Total |
| (10 points) | (6 points) | (4 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Élie Okobo (Monaco) | 4 | 2 | 1 | 45 | ||
| Nadir Hifi (Paris) | 2 | 3 | 1 | 1 | 44 | |
| Mathis Dossou-Yovo (Nanterre) | 3 | 4 | 34 | |||
| Landers Nolley II (Nancy) | 1 | 1 | 1 | 2 | 24 | |
| Nelly Joseph (Strasbourg) | 1 | 2 | 3 | 11 | ||
| Gérald Ayayi (Cholet) | 2 | 2 | ||||
| Trevor Hudgins (Mans) | 1 | 1 |
Encore merci à la Betclic Élite de nous avoir offert cette opportunité de voter pour les récompenses individuelles du championnat de France. Qui aurait dû remporter les trophées selon vous? N’hésitez pas à partager vos avis sur les réseaux du Roster.





