À quelques jours du coup d’envoi de la saison 2026-2027 de Betclic Élite, Le Roster vous propose une preview des 16 équipes engagées. Transferts, nouveaux effectifs, dynamique récente : on vous donne les clés pour suivre au mieux l’exercice à venir. Au programme de cet article, focus sur 4 équipes, à savoir Dijon, Cholet, Roanne et Pau.
La JDA, organigramme remodelé, roster amélioré, retour vers les sommets ?
– Betclic Élite : 11e de la saison régulière avec un bilan de 12 victoires pour 16 défaites
– Playoffs : absent
– Leaders Cup : non qualifié
– Coupe de France : élimination précoce face à Hyères/Toulon dès leur entrée en lice
– Coupe d’Europe : élimination dès la phase de poules de l’Europe Cup
La moutarde n’a pas pris cette saison dans la capitale des Ducs. Handicapée par des absences à répétition, la formation bourguignonne n’a jamais véritablement réussi à franchir un cap. Trop irrégulière pour lutter avec les équipes du haut de tableau, mais suffisamment solide pour ne pas être réellement menacée par la relégation, la JDA Dijon s’est installée dans le ventre mou de la Betclic Élite, sans parvenir à accrocher le top 10.
Également engagés en Coupe de France et en Europe Cup, les habitués du Palais des Sports ne sont pas parvenus à redresser la barre. Pire, leur situation ne s’est pas arrangée. Éliminés dès leur entrée en lice en Coupe de France par Hyères-Toulon, pensionnaire d’Élite 2, ils ont également établi un triste record en Europe Cup en devenant la première équipe française à ne pas sortir de la phase de poules, après avoir atteint les demi-finales la saison précédente.
Toutefois l’espoir est de retour
Hors de question pour les dirigeants dijonnais de revivre une telle saison. Dans cette optique, de nombreux changements ont été apportés, notamment dans l’organigramme du club. Après plusieurs saisons sur le banc, Laurent Legname endosse depuis peu le costume de directeur sportif de la Jeanne. Dans ce jeu des chaises musicales, c’est Vincent Dumestre qui a été nommé à la tête de l’ancien 11e de Betclic Élite, après 2 années à Champagne Basket.

Portée par la volonté de retrouver l’ADN du club, la JDA s’est également montrée active sur le marché des transferts pour entamer une profonde refonte de son roster, au détriment de joueurs emblématiques du club. Arrivé en fin de contrat, Axel Julien (21 sélections avec les Bleus) n’a pas été reconduit. Un crève-cœur pour les fans de la Jeanne, à l’instar de Gregor Hrovat, le meilleur scoreur de la JDA l’année dernière, ou du gamin du club, Robin Ducote, en quête de changement.
Ambitieux, les Dijonnais sont passés à l’offensive en réalisant plusieurs coups intéressants, à commencer par la signature de Shevon Thompson, ancien MVP du All-Star Game 2024. Passé notamment par Nancy et Fos-sur-Mer, le pivot de 2,13 m constitue un renfort de poids pour la raquette bourguignonne. Efficace offensivement, il tournait autour de 15 points par match en Lorraine. Shevon Thompson n’est toutefois pas la seule recrue prometteuse de la JDA. Les signatures d’Elwin Ndjock et de Silas Melson renforcent également l’effectif dijonnais et offrent de nouvelles options à Vincent Dumestre.
Dorénavant au complet, les Dijonnais ont entamé une belle préparation, avec quatre victoires et deux défaites contre l’Élan et la SIG Strasbourg. Une préparation et une intersaison qui laissent place à l’optimisme en Bourgogne, candidat sérieux aux playoffs, et pourquoi pas sans passer par le Play-in. Ce serait un beau cadeau pour le tour d’adieu de David Holston, la légende qui entame une 11e saison sous ce maillot. À suivre de près également l’éclosion de Tom Audry, pur produit dijonnais.

Principaux transferts :
Arrivées :
- Shevon Thompson : Pivot jamaïcain/haïtien (rapatrié en août 2026)
- Elwin Ndjock : Arrière (Hyères/Toulon)
- Silas Melson : Meneur/Arrière américain (Ostende)
- Kevion Taylor : arrière/ailier américain (Hapoël Holon)
Départs :
- Gregor Hrovat (Rimini/Italie)
- Tariq Owens (Avellino/Italie)
- Robin Ducote (Saint-Chamond Andrézieux/Élite 2)
- Axel Julien (Hyères/Toulon)
- Jordan Barnett (Kolossos Rhodes/Grèce)
Prono de la rédac : 8-10e
Cholet, bien installé dans le top 8 ?
– Betclic Élite : 5e de la saison régulière avec un bilan de 19 victoires pour 11 défaites
– Playoffs : éliminé en demi-finale face à Paris
– Leaders Cup : éliminé en demi-finale face à Monaco
– Coupe de France : élimination précoce face à Strasbourg
– Coupe d’Europe : élimination lors du top 16 de Champions League
Cette saison encore, Cholet a confirmé qu’il fallait compter sur lui dans la course aux premières places du classement. Sous la direction de Fabrice Lefrançois, présent au club depuis 2021, les Choletais ont terminé l’exercice à une solide cinquième place, au contact des grosses écuries qui les devançaient. Une performance synonyme de qualification pour les playoffs, où le club a d’abord affronté l’ASVEL. Portés par une salle de la Meilleraie en fusion, les Choletais ont créé la surprise en éliminant le club villeurbannais. Le troisième match de la série restera longtemps gravé dans la mémoire des supporters : Cholet s’est imposé à l’extérieur, après prolongation.

Également engagés sur les autres fronts, Gérald Ayayi et ses coéquipiers ont connu des fortunes diverses. Rapidement éliminés de la Coupe de France, les Choletais ont su se remobiliser pour atteindre une belle demi-finale en Leaders Cup, avant de s’incliner face à Monaco, futur champion de la compétition. Une marche trop haute, comme en Europe où ils se sont inclinés aux portes du top 16 dans une série face au Tofaş Bursa.
Un été mouvementé dans le Maine et Loire
Jouer la carte de la continuité lorsque l’on est le 8e budget du championnat s’avère compliqué, surtout quand l’exercice précédent attire les convoitises. Au club depuis trois ans et ayant été élu meilleure progression du championnat, en finissant à 14 points, 4,2 rebonds et 2,9 passes décisives, Gérald Ayayi a plié bagage pour s’envoler du côté de Rome. Un départ notable (meilleur marqueur du club) qui s’est ajouté à de nombreux autres tout aussi importants.

Nathan De Sousa (qui s’apprête à rejoindre les États-Unis), DeAndre Gholston et Jamuni McNeace ont également quitté l’Anjou pour donner un nouvel élan à leur carrière, soit trois des cinq meilleurs marqueurs de l’équipe la saison dernière.
Des départs qu’il a fallu combler, ce que Cholet a fait d’une belle manière. Amoindris sur la base arrière, ils ont attiré dans leurs rangs Malcolm Cazalon, ancien prospect français passé brièvement en NBA (une apparition) chez les Detroit Pistons. Autre beau renfort, celui de Jarrod West, sortant d’une belle saison dans le championnat grec, terminant à 10,8 points de moyenne.
Sur les postes 3-4-5, Cholet a recruté Lynn Kidd, l’un de ses bourreaux du côté de Tofaş Bursa. Le transfert qui a le plus fait parler reste toutefois la signature de Tony Snell, un nom bien connu en NBA. Après un premier passage en France à Boulazac, l’ancien joueur des Bucks, des Pistons et d’autres franchises a choisi de poser ses valises à Cholet et veut s’imposer en Betclic Élite.
Malgré un effectif largement remanié, Cholet devrait rester un candidat sérieux aux premières places de Betclic Élite. Reste à voir si les nombreux départs de l’été ne pèseront pas trop sur la cohésion et la régularité. À surveiller aussi : la progression d’Aaron Towo-Nansi, l’un des prodiges du basket français, qui entame sa 18e année.
Principaux transferts :
Arrivées :
- Malcolm Cazalon : arrière (Merkezefendi/Turquie)
- Jarrod West II: meneur de jeu (Bosna Sarajevo)
- Tony Snell : ailier (Boulazac)
- Lynn Kidd : pivot (Tofaş Bursa/Turquie)
- Miralem Halilovic : ailier fort/pivot (Bosna Sarajevo)
Départs :
- Gérald Ayayi (Rome)
- Nathan da Souza (NCAA/Gonzaga)
- TJ Campbell (Soles de Mexicali)
- Deandre Gholston (sans club)
- Jamuni McNeace (Tofaş Bursa)
Prono de la rédac : 6-8e
Roanne, un champion de pro B, parti pour rester
– Pro B : champion avec un bilan de 31 victoires pour 7 défaites
– Coupe de France : élimination précoce face à Aix-Maurienne Savoie Basket dès leur entrée en lice
Absente de Betclic Élite depuis deux ans, la Chorale de Roanne retrouve la première division du basket français après avoir écrasé la Pro B. Sous la houlette de TJ Parker, frère de la légende des Spurs, Tony Parker (à la tête de l’ASVEL depuis cette intersaison), le club n’a perdu que sept fois en 38 matchs, une saison presque parfaite qui scelle son retour au plus haut niveau.

La saison a pourtant débuté par une mauvaise surprise : élimination dès le premier tour de la Coupe de France face à Aix-Maurienne Savoie Basket, pensionnaire d’Élite 2, sur le score de 83-79. Ironie du calendrier, les deux équipes se retrouvaient six jours plus tard en championnat, à Roanne. L’occasion rêvée de prendre sa revanche à domicile, saisie avec une victoire 79-73. De quoi reléguer cette défaite en Coupe au rang de simple accident de parcours dans une saison autrement très réussie.
Peu de changement et déjà un absent
Pour prolonger cette belle dynamique, Roanne a construit son intersaison autour d’une base stable, tout en renforçant son effectif pour le niveau de la Betclic Élite. Dans cette optique, les Ligériens ont réussi à conserver des joueurs rodés au championnat de France, comme Antoine Diot, dont la carrière n’est plus à faire, ou Maxime Roos. Ils ont également maintenu dans leur roster des éléments ayant brillé en Pro B, à l’image de Dylan Affo Mama, d’Aaron Levarity ou de Javhon Blair, meilleur marqueur de la saison passée, qui fera son retour progressivement étant donné sa longue absence à la suite d’une lourde opération à l’épaule.
Un groupe donc qui se connaît déjà, et qui a pu compter sur l’intégration rapide de ses nouvelles arrivées pour la Supercoupe, disputée ce week-end. Fraîchement débarqués dans le département de la Loire, Darius Johnson, Darius Hannah ou encore Derek Needham se sont montrés très intéressants lors de deux matchs disputés face à des grosses écuries du championnat à savoir l’ASVEL (victoire retentissante 73 – 71) puis Paris Basket (une lourde défaite de plus de 20 points).

Des résultats prometteurs, donc, mais assombris par la perte majeure de l’une de leurs recrues, Darius Hannah, potentiellement forfait pour toute la saison. Un coup dur avant même le premier déplacement à Boulazac, mais qui n’efface pas les belles choses aperçues lors du tournoi de Roland-Garros.
Avec un calendrier difficile d’entrée (Nanterre, ASVEL, Strasbourg, Paris à la suite), la Chorale devra d’emblée hausser son niveau pour rivaliser avec ces cadors de la Betclic Élite. L’espoir reste néanmoins bien présent à Roanne : en s’appuyant sur les forces de la saison précédente, le club devrait pouvoir se maintenir. Reste qu’il faudra batailler ferme dans un bas de tableau très homogène, où chaque match sera décisif.
Principaux transferts :
Arrivées :
- Darius Johnson (SC Derby Podgorica)
- Darius Hannah (Ironi Kiryat Ata/Israël)
- Derek Needham (Girona/Espagne)
- Travante Williams (Le Mans)
Départs :
- Javon Masters (Nantes)
- Kyle Mangas (Agent libre)
- Adrien Moerman (Fribourg Olympic Basket/Suisse)
- Anthony Durham (remplaçant médical)
Prono de la rédac : 11-13e
Pau-Lacq-Orthez, objectif maintien
– Pro B : deuxième du championnat avec un bilan de 26 victoires pour 12 défaites
– Playoffs : victoire finale après avoir sorti successivement, Champagne Basket, Orléans et Poitiers
– Coupe de France : courte défaite face à Boulazac, pensionnaire de Betclic Élite (83-88)
Dans la famille des promus en Betclic Élite, place à Pau-Lacq-Orthez. L’expression de « petit nouveau » est toutefois à nuancer : le club béarnais a longtemps été un habitué de l’ancienne Pro A. Après trois saisons passées dans l’antichambre du basket tricolore, l’Élan Béarnais a retrouvé le plus haut niveau du basket français en terminant deuxième de l’exercice 2025-2026, derrière l’intouchable Roanne.
Une saison particulièrement réussie pour le club palois, qui aurait même pu connaître une issue encore plus heureuse. Alors invaincu en Élite 2 (4 victoires en 4 journées à l’aube du 32e de Coupe de France), Pau avait fait trembler Boulazac dans un Palais des Sports en ébullition. Des belles ambiances dont ont su profiter les joueurs de Mickaël Hay lors des Playoffs, notamment lors du match 3 décisif dans la série face à Poitiers, en allant chercher un dernier run lors du 4e quart-temps, synonyme d’accession.

Quid de la saison à venir ?
De retour en division 1, Pau devra immédiatement hausser le ton pour s’inscrire dans la durée et éviter de faire l’ascenseur dès la fin de la prochaine saison, un destin trop souvent réservé aux promus. Pour relever ce défi, Pau a construit son effectif autour de plusieurs certitudes, à commencer par Bastien Pinault. Le joueur originaire de la région, revenu au club la saison passée après des expériences à Chalon-sur-Saône puis à Nanterre, incarne cette continuité. Autre satisfaction : Fabio Milanese, auteur d’une excellente saison en Élite 2 à seulement 22 ans.
Mais qui dit nouvelle saison, dit nouveaux visages, mais également des départs, pas des moindres d’ailleurs. Véritable atout dans la peinture la saison dernière, Bryce Nze a quitté le Béarn pour découvrir un nouveau championnat, en rejoignant l’Italie et précisément le club du Dinamo Sassari. Un départ auquel se sont ajoutés ceux de Sitraka Raharimanantoanina (important également dans la raquette) ou encore de Marvin Clark, déterminant dans la campagne de Playoffs en Élite 2.
Pour pallier à cela, l’Élan Béarnais est allé tenter quelques coups très intéressants. A commencer par l’ajout dans son roster d’un pur scoreur, en la personne de Juwan Gary, qui évoluait la saison dernière chez nos voisins belges. Dans la peinture, les dirigeants du club des Pyrénées ont fait confiance à un jeune Américain, passé par la Summer League cet été, Ben Middlebrooks. Un recrutement tourné vers l’avenir, pour un intérieur en plein développement. Il sera accompagné par Justin Briggs, sortant d’un beau passage dans le championnat grec.

Dorénavant, le terrain permettra de mesurer le véritable niveau de cette équipe. Sur le papier, Pau semble disposer des qualités nécessaires pour se maintenir. Reste désormais à savoir si l’écart entre les deux divisions ne sera pas trop difficile à combler. Mais une chose est sûre, une 14e place serait déjà une réussite pour tenter de s’inscrire un peu plus durablement dans l’Élite.
Principaux transferts :
Arrivées :
- Justin Briggs (AO Mykonos/Grèce)
- Juwan Gary (Spirou Basket/Belgique)
- Michael Flowers (Aliaga Petkim Spor/Turquie)
- Ben Middlebrooks (Norrkoping Dolphins/Suède)
Départs :
- Sitraka Raharimanantoanina (Cholet)
- Bryce Nze (Dinamo Sassari/Italie)
- Marvin Clark (Agent libre)
- Drew Thelwell (Hapoël Holon/Israël)
Prono de la rédac : 12-14e





