L’ALM Évreux qui tourne dans le positif après 1 mois de compétition, je vous avoue que ce n’était pas dans mon bingo de ce début de saison. Avec, pour la énième fois consécutive, le plus petit budget d’Élite 2 (plus de 20% de moins que l’avant-dernier budget détenu par Aix-Maurienne), Évreux semble avoir fait, encore une fois, de petits miracles pendant l’intersaison. Et l’idée d’avoir promu à la tête du staff normand Dinis Amaral, le jeune coach portugais de 30 ans, a bien l’air d’en faire partie… Découvrez dans ces prochaines lignes le parcours d’un jeune coach aussi ambitieux que passionné.
Des bureaux d’Ovarense au titre de Proliga : les débuts d’un destin tout tracé

L’histoire commence à Ovar, au Portugal, dans les années 2000. Sa mère travaille pour le club d’Ovarense et le jeune Dinis, alors âgé de trois ou quatre ans, préfère l’accompagner au gymnase plutôt que de rester à la maternelle. Repéré par l’entraîneur de l’époque, Jorge Araujo (surnommé « le professeur » par ses joueurs), ce dernier prenait l’habitude d’emmener avec lui le petit Dinis dans son bureau pour visionner et analyser les matchs.
Il raconte d’ailleurs « qu’il n’avait que 4 ans et qu’il ne comprenait encore rien au basket, mais il regardait quand même les vidéos et écoutait ses analyses ». Une jolie histoire, que l’intéressé prend plaisir à raconter, même s’il préfère donner à sa vocation une explication plus concrète. Car, au départ, Dinis Amaral rêve surtout comme tout enfant, de devenir basketteur professionnel. Mais vers sa douzaine d’années, il commence déjà à entraîner des jeunes et découvre le plaisir de transmettre.
Et comprenant qu’être joueur serait difficile, il va donc très rapidement s’orienter sur les bancs de touche. Et la suite se construit justement dans son club d’enfance, à Ovarense, où il gravit progressivement les échelons. Il devient entraîneur adjoint de l’équipe première, au contact de techniciens et de joueurs qu’il avait longtemps admirés. Une expérience particulière pour celui qui se retrouve bientôt à partager la table de personnes qu’il regardait encore jouer quelques années auparavant.
Parmi ses premiers mentors figuraient Nuno Manarte, dont il admire autant la connaissance du jeu que la rigueur quotidienne. Amaral se souvient notamment de ces heures passées à ses côtés devant l’ordinateur, à décortiquer les matchs et à préparer le travail de recrutement. Mais, malheureusement, son passage à Ovarense intervient dans une période compliquée pour le club, marquée notamment par des difficultés financières et les conséquences de la pandémie de Covid-19.
Il y travaille avec plusieurs entraîneurs, dont Pedro Nuno, avant de poursuivre son apprentissage au Vitoria de Guimaraes auprès d’une personne comme Miguel Miranda, ancien international portugais qui a joué lors de 2 des 4 participations historiques du Portugal à l’Eurobasket. Il raconte que ces expériences successives lui ont permis de découvrir différentes façons d’entrainer et de diriger un groupe, ainsi qu’une formation qui l’a parût extrêmement accélérée.
Très curieux, le jeune tacticien s’intéresse fortement au travail d’entraîneurs de premier plan. Bien au-delà des frontières portugaises, Philippe Da Silva (actuel coach des Béliers de Kemper et ancien meneur de la sélection portugaise) occupe, par exemple, une place importante dans son parcours, que nous aurons l’occasion de détailler plus tard. Au-delà de ça, il apprécie chez celui qui a été formé à l’école Donnadieu une philosophie offensive en tout point, fondée sur le rythme, les possessions courtes, la pression défensive et un jeu placé très axé sur des picks directs.
Une autre rencontre marqua son cheminement intellectuel. Fasciné par le travail de Tuomas Iisalo (l’homme qui a amené le Paris Basket en Euroligue et qui exerce aujourd’hui en NBA, chez les Memphis Grizzlies), il raconte avoir, un jour, décidé de lui écrire sur LinkedIn, ne pensant obtenir aucune réponse de sa part. Anecdote sympathique puisqu’il lui demandait comment allait-il s’adapter offensivement après une blessure de T.J. Shorts.
Et l’entraîneur finlandais lui avait répondu avec une vidéo des White Stripes, dans laquelle le chanteur expliquait que, lorsqu’il voulait composer une chanson, il s’enfermait avec un médiator, un stylo et une feuille de papier, et ne sortait que lorsqu’il avait trouvé la solution. Le véritable saut intervient lorsqu’il prend les commandes de l’AD Galomar, club de Madère, en deuxième division portugaise. À seulement 25 ans, Amaral se retrouve à diriger une équipe ambitieuse.
Une promotion rapide qui débouchera sur une réussite majeure : Galomar décroche le titre de Proliga et obtient une montée historique dans l’élite portugaise. Le technicien retient avant tout la cohésion de son groupe. Plusieurs joueurs arrivent avec un parcours contrarié, un manque de temps de jeu ou la nécessité de relancer leur carrière. Il résumait son arrivée en expliquant que « chaque joueur avait quelque chose à prouver, et moi aussi ».
Dans des conditions parfois difficiles, avec notamment des déplacements contraignants depuis l’île de Madère, le collectif parvient à dépasser les obstacles. Pour Amaral, le succès ne repose pas sur une recette miraculeuse, mais sur une mission commune et une équipe qui a été capable de se serrer les coudes. La saison suivante, Galomar découvre la première division. Mais l’expérience se révèle plus délicate et le club décide de modifier son encadrement technique en cours de saison. Une étape difficile pour le jeune entraîneur, qui a dû accepter que le travail entrepris ne se poursuive pas comme il l’espérait.
Des échelons rapidement gravis par l’entraineur portugais à Évreux

À l’été 2024, Dinis Amaral traverse les frontières et rejoint l’ALM Évreux en qualité d’entraîneur adjoint de Marc Namura. Son recrutement s’inscrit notamment dans la relation de confiance nouée avec Philippe Da Silva, ancienne star du club ébroïcien avec lequel il est toujours resté très proche. Il connaît et reconnaît le travail de son homologue et il l’a donc recommandé auprès de la direction du club normand. Malgré les difficultés sportives rencontrées par l’ALM, l’opportunité représentait pour lui une étape importante.
Dès ses premiers mois dans l’Eure, Amaral mesure l’ampleur des différences entre le basket portugais et le championnat français. Au-delà du niveau des joueurs, qu’il juge physiquement supérieur, c’est surtout l’organisation des clubs qui le frappe. En France, le fonctionnement d’Évreux repose sur de nombreux interlocuteurs et des services spécialisés, du marketing aux partenariats, avec lesquels le staff doit échanger régulièrement. Au Portugal, ses contacts professionnels étaient davantage concentrés autour du directeur sportif et des joueurs.
Cette première expérience française lui apporte également une meilleure compréhension des exigences structurelles du basket professionnel. Il observe notamment un véritable cadre imposé aux clubs, des contraintes budgétaires, et plus globalement toutes les conditions qui sont exigées aux clubs qui veulent évoluer dans les divisions professionnelles. Le championnat se distingue aussi par la densité de son effectif de joueurs expérimentés, dont certains ont occupé des rôles majeurs au Portugal avant de rejoindre la deuxième division française. C’est le cas aujourd’hui de joueurs comme Daniel Oladapo, Jimmy Boeheim ou Jordan Roberson.
Avant de signer en France, il avait peur de régresser en passant d’entraîneur principal dans une équipe de première division portugaise, à la deuxième division française qu’il savait plus homogène et relevée, mais dans un rôle où il ne pourrait être qu’assistant. Avant d’arriver à Évreux, il a fait un petit tour du côté de Nanterre pour observer à l’œuvre Pascal Donnadieu et Philippe Da Silva, et il y a découvert une conception dans laquelle l’adjoint a beaucoup plus de responsabilités qu’il ne l’avait au Portugal, à ce même poste.
Il coordonnait tout le recrutement, dirigeait les séances d’entraînement et était responsable du suivi individuel des joueurs. À Évreux, Marc Namura lui propose une approche similaire :
Je sais que vous avez été entraîneur, mais je veux que vous veniez ici avec des responsabilités. Il ne s’agit pas de rester les bras croisés, je veux que vous soyez responsable.
L’idée a séduit le jeune coach portugais, qui a estimé qu’Évreux pourrait être une bonne première expérience à l’étranger.
L’intégration passe aussi par la langue et les relations humaines. À son arrivée, Amaral maîtrise surtout l’anglais et ne possède que quelques bases de français. Il doit rapidement trouver des solutions pour suivre les réunions et communiquer dans la vie du club. Il se met alors à utiliser Duolingo et à regarder des feuilletons français pour progresser. La présence d’Anthony da Silva (fils de Philippe Da Silva et ancien joueur d’Évreux), avec qui il peut échanger en portugais, lui a apporté un soutien précieux au quotidien. Cette proximité facilite les échanges à l’entraînement et contribue à son adaptation.
Après deux saisons au sein du staff de Marc Namura où le club aura effleuré avec la descente, la direction de l’ALM prend la décision de réorganiser son organigramme. En installant ce premier en tant que Général Manager, le poste d’entraîneur principal était à pourvoir. Et Jean-Pascal Ruiz, président du club, a rapidement fait savoir que Dinis était l’option privilégiée par la direction. Un choix qui semble s’avérer payant au vu du bilan de ce début de saison et du calendrier qui n’était pas des plus simples.
Un recrutement jeune et une tactique entrain de se mettre en place
L’intersaison a été le théâtre d’un énorme chantier pour l’ALM Évreux. Rapidement, les départs se sont succédé, dont notamment des joueurs qui étaient les piliers de ce club depuis plusieurs saisons comme Anthony Da Silva, Yvan Ouedraogo ou encore le jeune Dorian Angloma, au club depuis sa première année U18. Au final, seulement deux joueurs de l’an passé ont été conservés, à savoir Ilian Moungalla, prêté à nouveau par le Paris Basket, et Birahima Sylla l’ancien arrière Vitréen.
Et après la nomination de Dinis et de Carl Ona Embo sur le banc, ces derniers n’ont pas tardé à se mettre au travail, mais avec une contrainte majeure : le budget. Comme rappelé en introduction de l’article, Évreux est à nouveau le plus petit budget d’Élite 2, et tout l’enjeu pour le club était de parier sur des joueurs moins référencés, mais surtout plus jeunes.
Effectif 2026-2027 de l’ALM Évreux :

- Jacobi Wood (poste 1 / 25 ans) : le meneur américain est cette saison la principale menace offensive d’Évreux. C’est un joueur très complet de ce côté du terrain, et si son utilisation m’inquiétait avant le début de la saison, je peux vous dire que ces 6 premiers matchs ont révolus ces inquiétudes.
- Ilian Moungalla (poste 1 / 19 ans) : c’est un poste 1 atypique sur le plan physique. Il est assez grand et athlétique et il compose un vrai point de rupture avec Jacobi Wood. Nous pourrons notamment voir que les éléments de tactiques offensives utilisés par Dinis Amiral sont extrêmement différents selon le joueur qui est en poste à la mène.
- Jagan Mosely (poste 2 / 28 ans) : c’est le joueur le plus expérimenté du backcourt ébroïcien et c’était ce qu’on avait annoncé comme un vrai coup pour Évreux, au vu encore une fois de la masse salariale du club. Compté dans ses rangs un joueur qui a une expérience internationale, qui a une vrai force de drive et d’exploitation des drives de ses coéquipiers, et qui accessoirement sait prendre ses responsabilités au moment venu, c’est un profil qui sera utile à bien des égards.
- Keziah Forest-Lo (poste 2 / 22 ans) : c’est la grosse interrogation de ce début de saison (voire la seule). Écarté lors du déplacement à Vichy pour raisons disciplinaires, il n’a, il semblerait, pas retrouver totalement la confiance du coach, qui ne lui a donné que 16 minutes de temps de jeu sur les 3 derniers matchs. Arrivé en provenance de Tours en N1, l’arrière français vient surtout apporter le dynamisme et l’intensité défensive qu’un club comme Évreux a besoin en sortie de banc.
- Birahima Sylla (poste 3 / 23 ans) : pour sa deuxième saison consécutive à Évreux, Birahima semble avoir passé un cap. C’est sans aucun doute le meilleur défenseur de l’équipe, et est régulièrement missionné sur les meilleurs extérieurs adverses. Il a une véritable densité physique et athlétique qui lui permet de pouvoir défendre avec la même aisance sur tous les postes de 1 à 4. Un joueur de l’ombre, mais qui ne ménage pas ses efforts.
- Fabien Damase (poste 3 / 24 ans) : c’est pour moi l’autre gros coup du mercato du club normand. Utilisé comme 6ème homme, l’ancien Blésois apporte du scoring en sortie de banc. Sur ses 5 premiers matchs, il tourne à 13 points de moyenne à 48% derrière l’arc. Très efficace donc en fin de système, il a prouvé toute l’étendue de sa palette de scoreur sur le dernier match face aux Rochelais. On y a vu une vraie petite patte droite à la finition, où il a combiné floater et de belles finitions acrobatiques.
- Nick McMullen (poste 4 / 24 ans) : utilisé comme poste 4 depuis le début de la saison, Dinis Amaral a fait le choix de miser sur un joueur très athlétique sur ce poste. C’est un joueur qui a une vraie présence au rebond (plus de 7 de moyenne depuis le début de saison). Et puis c’est aussi un joueur impactant de l’autre côté du terrain avec une vraie main gauche près du cercle et un shoot extérieur des plus corrects en catch and shoot.
- Rigo Edzata (poste 4 / 29 ans) : c’est l’une des vraies satisfactions de ce début de saison. En sortie de banc, Rigo Edzata est le joueur le plus expérimenté de l’effectif et entame sa 7ème année dans l’antichambre de la Betclic Élite. Dans l’aspect offensif, il a vraiment progressé sur son shoot extérieur et permet à son équipe d’exploiter le spacing à fond. Petit défaut de l’autre côté du terrain puisque Évreux à la particularité de switcher sur tous les postes sauf le 5, et il manque clairement de mobilité face à un guard.
- Landry Djedje (poste 5 / 22 ans) : il est l’un des piliers de cette équipe, et pourtant, ce n’est pas sa feuille de stats qui peut nous en dire autant. Avec « seulement » 5,2 points et 5,5 rebonds, il n’apparaît que comme un pivot moyen, et pourtant c’est probablement le joueur qui revient le plus souvent dans les points tactiques que j’ai étudiés. On savait que le pivot choisi serait important, notamment dans la relation qu’il aurait avec la star Jacobi Wood, et ça a l’air de marcher plus que bien.
- Elijah Lufile (poste 5 / 29 ans) : gros protecteur de cercle, c’est un autre joueur qui a une grosse présence physique et au rebond. Il manque un peu de mobilité par rapport à Djedje notamment défensivement où il est parfois obligé de switcher, ce que Dinis Amiral essaye d’éviter fortement sur le poste 5. C’est néanmoins un joueur qui a une expérience internationale (avec le Congo), européenne (en Eurocup), et qui sera donc un atout considérable au fil de la saison pour cette jeune équipe ébroïcienne.
Quelques points tactiques qui sont récurrents :
Premier point, on ne peut pas faire plus basique : les pénétrations de Jacobi Wood. En tant que leader offensif, c’est la principale qualité du joueur formé à Murray State. Dès qu’il y a un mismatch, vous pouvez être sûr que la première chose à laquelle vont penser les joueurs de l’ALM, c’est de jouer le spacing à fond et de laisser une isolation en plein milieu du terrain pour leur meneur américain. Et sur une situation où le matchup est plus équilibré, vous pourrez voir la séquence par deux fois sur le montage ci-dessous, il feinte la prise du screen pour finalement attaquer le cercle.
Autre donnée importante, une utilisation importante des slips screens. C’était un point que j’avais relevé fortement dans le jeu de Jacobi Wood avec son intérieur, dans son précédent club, à Tübingen. Ma crainte, c’était qu’un pivot comme Landry Djedje ou Elijah Dufile n’ait pas la capacité de ressortir après avoir reçu le ballon si ça venait fermer sur eux. On voit bien l’utilité de cette tactique sur les séquences ci-dessous. Sur la première, Djedje fait le slip screen et plonge dans la raquette. Pendant qu’Ilian Moungalla temporise, le poste 3 rochelais change sur Djedje, et Damase ressort donc derrière l’arc.
Moungalla transmet à ce dernier qui fait face à Alexis Yetna, qui est désormais en retard, et Damase n’a plus qu’à driver et à profiter de l’avantage positionnel de Djedje dans la raquette pour finir au cercle. Sur la deuxième, c’est la même chose, sauf qu’on a appliqué le spacing. Le meneur et le 5 rochelais sont sortis sur le pick, Djedje se retrouve seul dans la raquette donc Lucas Hergott qui est au départ à l’opposé de l’action. Avec le spacing, les espaces sont encore plus importants et Fabien Damase n’a plus qu’à s’engouffrer ligne de fond pour recevoir le ballon et finir.
Autre point où j’ai été étonné, c’est la fréquence assez importante de shoots en début de possession. J’en ai compté 5 dans cette prochaine situation, rien que dans le premier quart-temps de ce match face à La Rochelle. Alors paradoxalement, c’est une équipe qui utilise assez peu le jeu de transition et qui globalement a un rythme d’attaque lent.
Mais sur des séquences isolées comme celle ci-dessous, ces dernières dérogent à la règle. C’est assez simple à comprendre en réalité, un guard remonte le ballon lentement, le 5 vient pick pendant que le défenseur du guard recule et il se retrouve avec un shoot dans le rythme à 7 mètres.
Dernier point sur l’aspect offensif. Alors c’est quelque chose qui a moins bien marché sur la durée : les mains à mains ou ces petits pass-and-screen à 45 degrés. On le voit sur la première séquence qui était intéressante. Damase feinte le main à main, attaque le cercle et Lufile libère l’accès direct au cercle, ce sont deux points plutôt faciles. Mais si vous regardez sur les séquences d’après, ces tactiques ont beaucoup moins bien marché.
Normalement, elles sont là pour permettre aux joueurs de prendre de la vitesse et de garder toujours beaucoup de mouvements balle en main. Mais comme on le voit, à force que ces systèmes soient répétés, les Rochelais ont pu commencer à anticiper les mouvements des Ébroïciens, et ils n’avaient plus l’impact escompté. Moins de vitesse, en sortie de main à main et globalement des mouvements assez superficiels qui ne mobilisaient pas vraiment les joueurs adverses.
On passe maintenant sur la défense qui est basée sur un principe assez simple : une défense coûte que coûte du cercle. Avec des postes 3 et 4 comme Sylla et McMullen, très mobile, Évreux a la possibilité de changer sur les postes de 1 à 4. Seul le 5 comme on le voit sur les séquences ci-dessous ne change jamais et reste toujours près du cercle pour défendre en seconde lame sur les pénétrations adverses. Pour illustrer ça, j’ai pris un échantillon de leurs 3 derniers matchs et ai constaté que leurs adversaires avaient un pourcentage à peine supérieur à 50% en ce qui concerne les shoots dans la raquette (40 sur 76 exactement).
Parallèlement, c’est l’équipe, et de loin, qui a le plus gros ratio nombre de tirs extérieurs à 3 points concédés sur nombre de tirs total concédé. En clair, depuis le début de la saison, 48% des shoots concédés sont derrière l’arc, et avec une grosse réussite qui plus est, puisque leurs adversaires marquent en moyenne 36,6% de leur shoot extérieur (4ème plus gros total de la ligue). Mais encore une fois, c’est quelque chose d’assumé, ils laissent des shoots à trois points avec des demis-positions ou des shoots dans le trafic même. C’est une stratégie à double tranchant et le problème, c’est que ça peut laisser la place à de grosses séries.
Vous aurez donc compris que d’un gamin destiné à devenir est coach est né une véritable surprise que vit actuellement l’ALM Évreux. On leur souhaite de garder ce cap jusqu’à la fin de la saison, et on espère que cette saison sera un déclic pour certains investisseurs de la région de refaire de ce club, une équipe ambitieuse de l’Élite 2.






