Des doutes pour certaines formations

Après les premières semaines de compétition certains doutes ont commencé à émerger chez des équipes qui ont abordé la saison avec des certitudes, les premières semaines de compétition ont laissé émerger certains doutes au sein de différentes formations. Mais quelles sont les solutions qu’elles pourraient trouver pour y remédier ? 

Les Foxes en manque de ball handler

Après un mois de compétition, les Foxes affichent un bilan mitigé. Même si la victoire de ce week-end face à Nyon a fait du bien aux Vaudois, leurs résultats restent en deçà des attentes. 

En effet, les pensionnaires de la Vallée de la Jeunesse ont abordé cet exercice avec des ambitions claires ; être compétitif en Europe et bousculer la hiérarchie en Suisse. Résultat des courses : pas encore de victoire en European North Basketball League et deux défaites en six matchs, Massagno et Genève, de championnat. 

Bien que l’effectif ait été passablement modifié durant l’été, il y a de quoi nourrir quelques doutes quant à la faisabilité des objectifs annoncés avant le coup d’envoi de la saison. Mais quelle est la ou les raisons qui font des Foxes une équipe, pour le moment, en dessous des attentes placées en elle. 

L’aspect le plus marquant est l’absence d’un second ball handler derrière Lukas Keredzin. Même si le jeune international suisse réalise un très bon début de saison, il est trop responsabilisé balle en main. 

Outre l’ancien joueur de Nyon et de Neuchâtel, les Vaudois n’ont pas de véritable deuxième option avec ce profil-là. Brendan Favre est avant tout un excellent joueur off-ball. Très fort pour sanctionner depuis ses spots préférentiels, il n’est pas un playmaker capable de soulager son coéquipier à la mène. Même constat pour Joanis Maquiesse ou Dequan Morris qui sont capables de distribuer le jeu sans pour autant que cela soit leur tendance numéro une. 

Les deux hommes ont besoin d’un meneur pour leur faciliter la vie et s’exprimer au mieux. Même si les trois joueurs cités sont capables de porter la balle sur quelques séquences, il n’est pas dans leur ADN de joueur d’être le meneur gestionnaire dont les Foxes ont besoin pour soulager Lukas Keredzin. 

Dès lors, quelles solutions peuvent être trouvées par Chad Timberlake et son coaching staff ? C’est là une question à laquelle il est difficile de répondre. De prime abord, l’effectif vaudois est simplement dépourvu de ce type de joueur.

Même s’il s’agit-là d’un pari risqué, le technicien des Foxes pourrait être tenté de lancer Adem Rafrafi dans le grand bain. Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, le jeune guard est considéré comme le meilleur meneur de son année de tout le continent africain. 

Évoluant chez les Espoirs des Foxes, il possède un profil pertinent compte tenu des besoins de ces derniers. Malgré son jeune âge, il a déjà quelques faits d’armes à son palmarès. 

Sélectionné pour les Basketball Without Borders à Istanbul, Adem est un jeune à fort potentiel. De ce fait, il pourrait, à 17 ans, faire ses débuts en SBL dans un avenir plus ou moins proche. 

doutes
Adem Rafrafi pourrait être amené à avoir un rôle chez les Foxes. Crédit : FIBA

Autre profil qui pourrait s’avérer intéressant : Léo Pariat. Présent dans le groupe vaudois depuis plusieurs saisons maintenant, il s’est avant tout illustré de par ses qualités défensives. Capable de faire vivre des soirées difficiles à ses vis-à-vis, il pourrait bien avoir le profil de ball handler qui soulagerait Lukas Keredzin de quelques unes de ses responsabilités. 

De par sa vivacité, son explosivité et son sérieux lorsqu’il est sur le parquet, le jeune guard possède toutes les qualités pour être utilisé comme tel. Il pourrait mettre ses coéquipiers dans les meilleures dispositions possibles si le coaching staff décide de l’utiliser dans ce rôle. 

Voici donc les deux options que pourraient privilégier Chad Timberlake si les Foxes n’arrivent pas à véritablement lancer leur saison d’ici les prochaines semaines. La victoire face à Nyon a peut-être aussi permis de chasser les doutes et de lancer officiellement la campagne des Vaudois. 

Le NBF a des soucis à l’intérieur

Si le début de championnat est presque parfait, une seule défaite en SBLW, les divers affrontements d’EuroCup et le revers de ce weekend face à Elfic ont eu le mérite de soulever un point important : quid du secteur intérieur du Nyon Basket Féminin ? 

Lors des deux saisons précédentes, les Vaudoises ont toujours pu compter sur une jeune intérieure véritablement dominante. Que ce soit Samantha Breen il y a deux ans ou Frida Formann la saison passée, le secteur intérieur nyonnais était plus étoffé offensivement que celui de cette année. 

Même si Gloria Loosa et Césaria Ambrosio sont venues renforcer ce dernier, l’impact offensif n’est plus le même. La première citée est une excellente option en sortie de banc. Elle peut amener du physique et de l’expérience sans pour autant inscrire une quinzaine de points par match. 

De son côté, Césaria se remet toujours de son opération au genou. Engagée cet été avec pour objectif de revenir progressivement en cours de saison, elle est le profil parfait pour cette équipe nyonnaise. L’intérieure est une machine défensive. Elle peut faire vivre un calvaire à n’importe laquelle de ses vis-à-vis. Cela dit, son absence prolongée rend le NBF quelque peu vulnérable dans la raquette. 

Car même si Miriam Uro-Nilie reste une joueuse majeure du championnat, il est utopique de penser l’aligner 40 minutes sans que ses performances ne s’en ressentent. Outre l’internationale ukrainienne, les joueuses de la Côte ne peuvent s’appuyer que sur Evi Bartel et Yverline Da Silva pour compléter ce secteur intérieur. La jeune Suissesse a un potentiel immense comme l’a montré son match face à Espérance Sportive Pully, 25 points et 15 rebonds. Néanmoins, son manque d’expérience la rend moins exploitable lors des grandes soirées européennes voire même helvétiques. 

De son côté, Yverline n’a pas le profil offensif suffisant pour véritablement permettre au secteur intérieur nyonnais de tourner lorsque Miriam est amenée à se reposer. De plus, la dernière signature du Nyon Basket Féminin ne laisse pas songer à une volonté du board de  mettre la main sur ce type de joueuse. 

En effet, la formation lémanique s’est attachée les services de l’Américano-Sud-Soudanaise, Nyamer Diew. Même si elle semble être une joueuse capable de briller dans notre championnat, elle se rapproche plus du poste 3 que du poste 4-5. 

Nyamer Diew sous les couleurs du NBF. Crédit : FIBA

Dès lors, il est légitime de se poser la question de savoir comment le NBF va tenir le coup face à des équipes dominantes à l’intérieur. Le match-up le plus défavorable en Suisse est celui proposé par Baden. Les Argoviennes ont un effectif capable de dominer n’importe quelle formation dans la raquette. 

La solution utilisée par les Nyonnaises jusqu’à présent a été de miser sur leur guards. En effet, si le frontcourt nyonnais peut être un peu court, leur backcourt est sans doute le plus complet de la ligue. Entre Keira Robinson, Alice Recanati et Laure Margot, le NBF possède un trio extrêmement talentueux.

Désormais, il reste à savoir si cette formule permettra aux Nyonnaises d’être aussi compétitives que souhaité, surtout sur la scène européenne où elles sont toujours à la recherche de leur première victoire de la saison. 

Meyrin à la recherche de sa défense

La saison passée, les Genevois se sont inclinés en ¼ de finale de playoffs face à Kleinbasel. Ayant montré de belles choses, Meyrin faisait partie des favoris pour cette nouvelle saison. Mais voilà après un mois de compétition, un constat s’impose ; Meyrin n’a pas trouvé le rythme en défense. 

Avec plus de 78 points concédés en moyenne, les Genevois se classent douzièmes sur dix-sept lorsqu’il s’agit de défendre. Ce constat est d’autant plus dommageable qu’ils possèdent la deuxième meilleure attaque de NLB. Avec des joueurs comme Adam Chabouh, Erwin Johnson ou Taha Bentafat, ils ont les armes pour faire mal à n’importe quelle équipe. 

Le problème c’est qu’ils n’arrivent pas à trouver leurs automatismes en défense. Même face à des formations réputées plus faibles, ils ont montré des difficultés à limiter leurs adversaires. Jusqu’à maintenant, leur meilleure sortie défensive a été réalisée contre Boncourt le week-end dernier avec 72 points concédés. Pourtant, les Jurassiens possèdent l’avant-dernière attaque du championnat, de quoi douter de l’approche défensive des Genevois. 

S’ils ont de quoi battre n’importe quelle équipe offensivement, ils ont aussi de quoi s’incliner contre n’importe quelle équipe. En effet, toujours face à Boncourt, ils ont frôlé la correctionnelle en ne s’imposant qu’en toute fin de match grâce à Taha Bentafat qui a enfilé son costume de superhéros. 

Cette difficulté à limiter leurs adversaires fait de Meyrin une formation difficile à jauger. Le potentiel offensif est aussi prometteur que les lacunes défensives sont préoccupantes. Pour que les choses changent, il faudra trouver l’équilibre entre attaque et défense, sans quoi il sera très compliqué de prétendre à jouer les premiers rôles cette saison.

Meyrin a eu chaud face à Boncourt. Crédit : Le Roster Suisse

Bellinzona en quête de progrès

Après un exercice 2025-2026 de haut vol, les Tessinoises connaissent une entame de championnat délicate. Entre départs de cadres et une nouvelle dynamique à trouver, il y a de quoi faire dans le chef-lieu tessinois. 

Les départs de Lidia Bernasconi, Daja Woodard et Grace Adeyanju sont trois pertes majeures pour Bellinzona. La première a décidé de poursuivre sa jeune carrière aux Etats-Unis, la seconde a quitté le Tessin et Grace a rejoint la formation voisine de Muraltese. Dès lors, les trois meilleures marqueuses de Bellinzona la saison dernière ne font plus partie du groupe. 

Il s’agit donc maintenant de trouver quelles joueuses peuvent avoir un impact similaire, que ce soit offensivement ou défensivement. Pour remplacer Daja Woodard, avaient mis la main sur Elli Garnett qui avait très bien débuté la saison avant de retourner aux Etats-Unis. L’arrivée la semaine dernière de Viané Cumber a pour but de retrouver cet impact two-way qu’avait Daja la saison dernière. Pour sa première sortie, elle a inscrit 37 points, pris 19 rebonds et 6 récupéré 6 ballons dans la victoire des siennes. 

Ce genre de performance est la base sur laquelle elle doit poursuivre afin de permettre à son équipe de faire partie des meilleures équipes du championnat. Derrière elle, les apports de Carlotta Bragagnolo et Eloise Lembo seront des atouts majeurs pour les Tessinoises. 

Mais si l’apport offensif semble ne pas être un point trop inquiétant, c’est en défense qu’elles ont rencontré le plus de problèmes depuis le coup d’envoi de la saison. En effet, avec plus de 76 points concédés en moyenne, elles n’arrivent pas à suffisamment ralentir leurs adversaires. Dès lors, leurs efforts offensifs sont réduits à néant par ces lacunes défensives.    

Viané Cumber a déjà marqué les esprits. Crédit : Le Roster Suisse

Voici qui conclut notre premier bilan concernant les différentes épreuves auxquelles sont confrontées certaines de nos équipes. Comme d’habitude, vous pouvez retrouver toute l’actualité du basket suisse sur notre page Instagram.  

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