Qui dit fin de saison régulière, dit trophées individuels. Comme lors des deux saisons précédentes, la rédaction du Roster a décidé de voter pour ses favoris aux différentes récompenses majeures de la NBA. Encore une fois, certains trophées ont été difficiles à distribuer, mais voici les résultats.
EOY : le retour de Brad Stevens
En 2024, Brad Stevens a été nommé l’Executive of the Year et selon le Roster, il devrait à nouveau être récompensé. Après que les champions NBA ont été éliminés au deuxième tour et que Jayson Tatum ait eu une rupture des tendons d’Achilles, il devait agir alors que la masse salariale était colossale pour un noyau déclinant. Il s’est séparé de Kristaps Porziņģis, Jrue Holiday, Al Horford et Luke Kornet, ramenant à la place des choix de draft, Anfernee Simons, Luka Garza, Josh Minott, Chris Boucher et Ron Harper Jr. Il a drafté Hugo González, un jeune autrefois promis d’être un choix de loterie mais qui a glissé jusqu’à la fin du premier tour après avoir peu joué à Madrid.

Des retours pas impressionnants sur le papier, mais réduisant drastiquement réduire la masse salariale. Et alors que Boston a surpassé les attentes et est resté compétitif grâce aux ajouts et la confiance accordée à des joueurs déjà présent comme Jordan Walsh et Neemias Queta, il a renforcé un secteur intérieur faible en récupérant Nikola Vučević et créant une large trade exception qui sera utilisée pendant l’été pour viser encore plus haut alors que Tatum pourra jouer une saison complète. Pour avoir sécurisé les ambitions du présent et placé Boston vers un meilleur avenir, Brad mérite cette récompense selon le Roster.
En deuxième position, on a une égalité. On retrouve d’abord Brian Wright. Le GM des Spurs a aidé l’équipe à passer un cap, de 34 à 62 victoires. Si Victor Wembanyama reçoit beaucoup de crédits, il ne faut pas oublier le travail en coulisse, avec les sélections de Dylan Harper et Carter Bryant, la promotion de Mitch Johnson en tant qu’entraîneur et l’arrivée d’un remplaçant fiable pour Wemby en la présence de Kornet. Il a également fait confiance à son noyau, ne le séparant pas pour une star qui aurait rétréci la fenêtre pour viser un titre NBA. A la place, il a gardé les bases pour une potentielle future dynastie.
Enfin, co ex-aequo à la 2e place, Sam Presti. Le vainqueur de l’an dernier, bien que moins actif et impactant, a quand même aidé le Thunder à rester au sommet de l’Ouest, notamment avec l’échange pour Jared McCain, obtenu à bas prix pour apporter sa qualité de tirs de loin en particulier en plus de ses autres attributs offensifs et un beau potentiel qu’il avait démontré lors de sa saison de rookie.
| Dirigeant (équipe) | Votes 1er | Votes 2e | Votes 3e | Total |
| (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Brad Stevens (Celtics) | 13 | 1 | 2 | 70 |
| Brian Wright (Spurs) | 2 | 3 | 1 | 20 |
| Sam Presti (Thunder) | 0 | 6 | 2 | 20 |
| Onsi Saleh (Hawks) | 1 | 2 | 7 | 18 |
| Trajan Langdon (Pistons) | 0 | 2 | 2 | 8 |
| Koby Altman (Cavaliers) | 0 | 2 | 1 | 7 |
| Ben Tenzer (Nuggets) | 0 | 1 | 1 |
Mention honorable à Onsi Saleh. Cet été, l’ancien assistant a pris de grosses décisions pour entourer Trae Young et Jalen Johnson. Nickeil Alexander-Walker avec une immense trade exception et Porziņģis à pas cher sont venus. En plus, il a obtenu le choix de draft 2026 des Pelicans qui pourrait avoir une belle valeur. L’équipe ne marchant pas avec Young, il l’a échangé contre de la flexibilité financière et a défini l’avenir, tout en restant dans la course pour décrocher le top 6. Porziņģis a ensuite été échangé contre Jonathan Kuminga, un joueur susceptible de devenir un pilier de l’équipe. Même Asa Newell, sélectionné en 23e position, a su se montrer prometteur.
Trajan Langdon, le choix du Roster l’an dernier, ne se retrouve qu’à la 5e place cette saison. Si les Pistons se sont bels et bien améliorés, il est difficile de créditer son GM qui a certes fait des transferts, ramenant notamment Duncan Robinson, Kevin Huerter, le chouchou d’un de nos lecteurs Caris LeVert, Paul Reed et Javonte Green, mais il est clair que le passage de Detroit de 44 à 60 victoires n’est pas dû en grande partie aux mouvements de son front office. S’il avait réussi à obtenir une meilleure deuxième option offensive pour accompagner Cade Cunningham, il aurait pû avoir plus de votes.
COY : Désolé Joe Mazzulla
Joe a déjà exprimé son désamour pour ce trophée, estimant que le staff, et pas juste l’entraîneur, devrait être récompensé par la NBA. Mais pour le Roster, il mérite le titre de Coach of the Year, et peut l’accepter au nom de son staff. Nous avons parlé des joueurs ramenés par Stevens, mais Mazzulla les a fait fonctionner ensemble, adaptant son système en l’absence de Tatum pour rester compétitif à l’Est.

Il a fait ressortir le mieux de joueurs comme Garza et Queta, et a contribué à l’éclosion de Walsh et González, deux jeunes qui n’avaient eu que peu de temps de jeu dans les années précédentes. Même en fin de saison, avec le retour de Tatum, l’équilibre de l’équipe n’a pas été perturbé et ils ont terminé en force pour sécuriser la 2e place. Un excellent boulot de la part de lui et son équipe technique qui ont permis aux Celtics de surpasser les attentes.
Encore une fois, c’est un membre des Spurs qui se trouve en deuxième position. Mitch Johnson a eu la lourde tâche de suivre après Gregg Popovich, mais il a montré qu’il était bien l’homme de la situation. San Antonio avait commencé la saison avec une prévision de 43,5 victoires. Johnson et les Spurs ont dépassé ce chiffre dès le 3 mars et ont terminé avec 62 victoires. Entre-temps, il a établi une culture de la gagne et un plan de jeu efficace autour de son jeune noyau pour retrouver les playoffs NBA et peut-être viser haut.
Enfin, c’est l’entraîneur des Pistons, J.B. Bickerstaff, qu’on retrouve en dernière marche du podium. Le dauphin selon le Roster l’an dernier, Bickerstaff s’est assuré une place grâce à la manière dont son équipe a géré l’absence de Cade Cunningham en fin de saison. On craignait réellement que cette saison de rêve pour Detroit ne déraille au moment le moins opportun. Au lieu de cela, ils ont affiché un pourcentage de victoires de 72,7% et décroché la première place de la conférence sans Cunningham. Une nouvelle étape dans l’évolution de Detroit semblait certes possible cette saison, mais qui aurait imaginé que ce club allait dominer l’Est ? Néanmoins il n’est pas le vainqueur car les Pistons ont profité d’une conférence anormalement faible.
| Entraîneur (équipe) | Votes 1er | Votes 2e | Votes 3e | Total |
| (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Joe Mazzulla (Celtics) | 14 | 4 | 2 | 84 |
| Mitch Johnson (Spurs) | 4 | 6 | 3 | 41 |
| J.B. Bickerstaff (Pistons) | 2 | 4 | 6 | 28 |
| Charles Lee (Hornets) | 1 | 3 | 7 | 21 |
| Jordan Ott (Suns) | 0 | 4 | 3 | 15 |
Mention honorable à Charles Lee qui échoue près du podium. Après un départ à 4-14, les Hornets sont à 32-16 depuis le début de l’année 2026. Ils ont le meilleur net rating (10,6), meilleur offensive rating (121,9), septième meilleur defensive rating (111,3) et deuxième meilleur pourcentage de tirs à trois points (38,7 %) sur cette période en NBA. Pour une équipe à laquelle on prédisait 27,5 victoires avant le début de la saison, c’est plutôt pas mal. Hélas, cette transformation trop tardive le prive du top 3 selon Le Roster.
On remarque un absent notable : Kenny Atkinson. L’entraîneur de l’année dernière selon Le Roster et la NBA a connu une saison difficile avec les Cavaliers, où son système ne semblait plus fonctionner. S’il a su s’adapter à l’arrivée de James Harden pour permettre aux Cavs de pouvoir encore avoir de l’ambition, cela est hélas insuffisant.
CPOY : SGA passe de justesse
Bien qu’il s’agisse d’une distinction largement fondée sur les statistiques, le choix du lauréat pour le trophée de Clutch Player of the Year n’est pas toujours évident. Mais Shai a le dossier qui lui permet d’être récompensé selon Le Roster. Shai Gilgeous-Alexander lui, occupe la première place au classement NBA des points marqués en situation décisive. Et l’écart est loin d’être négligeable. Seul Jamal Murray, qui a joué plus de 50 minutes supplémentaires en situation clutch, se trouve à moins de 10 points de SGA, et seuls deux autres joueurs, Nikola Jokić et Kevin Durant, sont à moins de 30 points.

Ce n’est pas seulement le volume qui propulse Gilgeous-Alexander en tête du classement. Il y a aussi ses statistiques de tir impressionnantes (51,5 % aux tirs, 35,1 % à trois points, 85,3 % aux lancers francs et 66,8% en effective field goal) en fin de match, ainsi que son ratio de 3 passes décisives pour 1 perte de balle. Et si cela ne suffisait pas, il est également en tête de la ligue, cette fois-ci avec une avance à deux chiffres, au classement +/- en fin de match serré (+93 en 125 minutes). Sur 27 matchs serré en fin de rencontre, SGA en a gagné 20, démontrant son talent de closer.
SGA a dépassé Anthony Edwards, qui était le favori depuis fin janvier, date à laquelle il avait initialement devancé Cade Cunningham, et Gilgeous-Alexander. Edwards est à 5,6 points en situation clutch, derrière SGA à 6,5. Mais Ant a de meilleurs pourcentages de réussite (55,6, 37,8, 83,3 et 68,7) et un bilan de 15-9 dans les fins de match serré. Il a également un meilleur defensive rating (109,8 vs 99,2), mais aussi un pire offensive rating (112,3 vs 124,9). Ça ne se joue pas à grand chose, mais SGA a tout simplement fait et réussi plus en situation clutch.
Pour conclure le podium, on retrouve Murray, qui lui aussi affiche des statistiques très bonnes (4,4 points à 52,2, 44,1, 88,3 et 60,3), mais dont le bilan de 20-18 en situation clutch ne l’aide pas alors que les dossiers mentionnés précédemment sont déjà très impressionnants et ont plus marqué la rédaction du Roster.
| Joueur (équipe) | Votes 1er | Votes 2e | Votes 3e | Total |
| (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Shai Gilgeous-Alexander (Thunder) | 3 | 5 | 0 | 30 |
| Anthony Edwards (Wolves) | 3 | 1 | 7 | 25 |
| Jamal Murray (Nuggets) | 3 | 2 | 2 | 23 |
| Tyrese Maxey (76ers) | 2 | 2 | 0 | 16 |
| Nikola Jokić (Nuggets) | 1 | 2 | 2 | 13 |
ROY : Kon vs Cooper
Comme pour le reste des observateurs de la NBA, il a été difficile de départager Kon Knueppel et Cooper Flagg. Mais finalement le choix du Roster s’est porté sur le joueur des Hornets. Le texte défend l’idée que Kon Knueppel mérite le titre de Rookie of the Year devant Cooper Flagg malgré des statistiques individuelles légèrement inférieures. L’écart reste limité, et Knueppel compense par une efficacité exceptionnelle, notamment à trois points (43 %), où il bat déjà un record NBA pour un rookie. Son avantage majeur réside dans son impact global : il maximise ses possessions, joue rapidement, dépend moins du ballon et s’intègre parfaitement dans le collectif. À l’inverse, Flagg monopolise davantage la balle avec une efficacité moindre, notamment de loin.

Surtout, Knueppel contribue directement au succès de son équipe. Charlotte a plus que doublé son nombre de victoires et affiche des performances élites depuis janvier, tandis que Dallas régresse malgré la présence de Flagg. Historiquement, les rookies récompensés améliorent leur équipe, ce qui renforce son dossier. Au-delà des chiffres, Knueppel apporte cohésion, discipline et efficacité à un collectif performant, comme en témoignent ses excellents ratings et +/-. Flagg, malgré des performances individuelles spectaculaires, évolue dans un contexte moins stable et impacte moins les résultats. Ainsi, la combinaison d’efficacité, d’altruisme et d’impact sur la victoire place Knueppel devant Flagg dans la course au trophée.
Cela dit, Cooper reste méritant du Rookie of the Year. Flagg, qui a fêté ses 19 ans en décembre, est devenu le 5e rookie de l’histoire à afficher une moyenne de 21 points, 6 rebonds, 4 passes décisives et 1 interception. Les autres sont deux membres du Hall of Fame (Michael Jordan et Larry Bird), un futur membre du Hall of Fame (Luka Dončić) et un quadruple All-Star (Sidney Wicks). Les rookies de la NBA, sans parler des rookies de moins de 20 ans, ne sont pas censés être aussi bons aussi rapidement. Il fera probablement une meilleure carrière que Kon dans le futur. Mais pour l’instant, c’est le Hornet qui l’emporte.

Enfin, loin derrière on retrouve VJ Edgecombe. Après un départ tonitruant, VJ a eu une période assez compliquée alors qu’il retombait sur Terre. Mais il s’est néanmoins rattrapé et a pendant quelque temps été un bon prétendant au ROY. C’est à la fois un passeur et un marqueur. Il est un cauchemar pour la défense adverse et le moteur offensif lors des meilleures soirées de Philadelphie. 3e meilleur marqueur et passeur et 5e intercepteur parmi les rookies, il peut être fier de sa première saison en NBA. Reste maintenant à améliorer son jeu en pénétration, car il se classe 97e sur 97 parmi les joueurs faisant au moins 7 drives par match. Cela passe par un progrès de son handle.
| Joueur (équipe) | Votes 1er | Votes 2e | Votes 3e | Points Cumulés |
| (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Kon Knueppel (Hornets) | 12 | 9 | 0 | 87 |
| Cooper Flagg (Mavericks) | 9 | 12 | 0 | 81 |
| VJ Edgecombe (76ers) | 0 | 0 | 15 | 15 |
| Dylan Harper (Spurs) | 0 | 0 | 4 | 3 |
| Maxime Raynaud (Kings) | 0 | 0 | 2 | 2 |
All-Rookie Teams
| Joueur (équipe) | Votes 1e | Votes 2e | Total |
| Gras = 1e, Italique = 2e | (2 points) | (1 point) | |
| Cooper Flagg (Mavericks) | 17 | 0 | 36 |
| Kon Knueppel (Hornets) | 17 | 0 | 36 |
| VJ Edgecombe (76ers) | 17 | 0 | 36 |
| Dylan Harper (Spurs) | 14 | 3 | 32 |
| Maxime Raynaud (Kings) | 6 | 9 | 22 |
| Ace Bailey (Jazz) | 5 | 10 | 21 |
| Derik Queen (Pelicans) | 2 | 14 | 19 |
| Collin Murray-Boyles (Raptors) | 4 | 9 | 19 |
| Cedric Coward (Grizzlies) | 2 | 13 | 18 |
| Jeremiah Fears (Pelicans) | 1 | 14 | 16 |
| 0 | 5 | 5 | |
| 0 | 1 | 1 | |
| 0 | 1 | 1 | |
| 0 | 1 | 1 | |
| 0 | 1 | 1 | |
| 0 | 1 | 1 |
Le Roster a également voté pour les All-NBA Teams. Flagg, Knueppel et Edgecombe ont été les seuls unanimement sélectionnés dans la All-NBA 1st Team, et Dylan Harper le seul autre sélectionné dans une équipe par les 16 rédacteurs ayant participé. Maxime Raynaud vient compléter de justesse notre 5 majeur des rookies. Les Pelicans sont la seule franchise à avoir 2 rookies dans nos équipes, un point positif au sein d’une saison désastreuse.
MIP : Nickeil Chrome
Si la saison dernière il a été difficile de nommer un MIP, cette année a été un peu plus simple pour le Roster. Nickeil Alexander-Walker n’est pas un espoir très médiatisé et très prometteur en train de s’épanouir, ni quelqu’un qui profite simplement des retombées statistiques d’une forte augmentation de son temps de jeu. Il s’agit plutôt d’un vétéran aguerri, qui a beaucoup voyagé et semble avoir fait ses preuves, saisissant l’occasion de rediriger la trajectoire de sa carrière.
C’est de loin la meilleure version de NAW que nous ayons jamais vue. Ce serait une chose si l’on pouvait simplement attribuer ses 20,9 points (un record en carrière) à ses 33,4 minutes (un record en carrière), mais il s’est montré plus efficace par minute que jamais auparavant. Les trois composantes de ses statistiques de tir (45,8 % aux tirs, 39,9 % à trois points et 90,2 % aux lancers francs) constituent toutes des records personnels. Il n’a jamais affiché un pourcentage de pertes de balle (11,0) aussi bas ni autant de win shares (6,2).
Ryan Rollins est passé d’être en marge de la NBA, ayant du mal à se faire une place au Warriors et Wizards en tant que choix de deuxième tour, à un nom reconnu. Ryan a été l’une des plus grandes surprises de la saison NBA 2025-2026, enregistrant les meilleurs chiffres de sa carrière dans des catégories clés telles que les points, les passes décisives, les rebonds et les interceptions par match. À 23 ans, Rollins est l’un des jeunes joueurs les plus prometteurs de la ligue, et aurait pu aussi être le MIP.

Enfin, sur la dernière marche du podium on retrouve Jalen Duren. Duren a fait le bond de pivot titulaire d’une équipe de playoffs à All-Star pour la meilleure équipe de la conférence. Cela dit, il est difficile de catégoriser son progrès statistique autrement que par le résultat de plus d’opportunités, et non d’un progrès dans son style de jeu. Il a affiché une panoplie assez différente, ayant notamment eu plus de ballons en main en isolation et sur des pick and rolls inversés, mais il reste limité dans la création pour soi-même et les autres, hormis quelques flashs, ce qui fait que la majorité des membres de la rédaction du Roster ont décidé de ne pas voter pour lui pour le MIP, et il reste ainsi à la 3e place.
| Joueur (équipe) | Votes 1e | Votes 2e | Votes 3e | Total |
| (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Nickeil Alexander-Walker (Hawks) | 5 | 9 | 4 | 56 |
| Ryan Rollins (Bucks) | 5 | 4 | 5 | 42 |
| Jalen Duren (Pistons) | 5 | 1 | 1 | 29 |
| Neemias Queta (Celtics) | 3 | 2 | 7 | 28 |
| Deni Avdija (Blazers) | 1 | 1 | 1 | 9 |
| Jalen Johnson (Hawks) | 0 | 1 | 0 | 3 |
| Victor Wembanyama (Spurs) | 0 | 0 | 1 | 1 |
Mention honorable à Neemias Queta. Queta joue en moyenne deux fois plus de minutes (25,5 par match) qu’à son arrivée à Boston il y a deux ans. Il totalise 17 doubles-doubles et il est le 11e meilleur contreur de la NBA. Les Celtics ont dominé leurs adversaires de 13,1 points pour 100 possessions lorsqu’il était sur le parquet, grâce en grande partie à une défense hermétique avec Queta. Le net rating de +13,1 de Queta est la meilleure de l’équipe des Celtics cette saison. La défense des Celtics est meilleure de 6,6 points pour 100 possessions lorsqu’il est sur le terrain que lorsqu’il n’y est pas.
DPOY : Wembanyama fait l’unanimité
L’année dernière, Wemby a été privé du DPOY à cause d’une saison écourtée. Cette fois-ci, non seulement devrait-il gagner selon Le Roster, mais il devrait être le premier vainqueur unanime de l’histoire de la NBA. Il n’y a pas de défenseur en NBA comparable à Wembanyama. Pas aujourd’hui, et peut-être jamais. Ses dimensions à elles seules sont impressionnantes, mais quand on y ajoute sa mobilité, sa fluidité et son sens du jeu, on entre carrément dans le domaine de l’extraordinaire. Il est premier en plus/moins défensif estimé, premier en win shares défensifs, premier en box plus/moins défensif, premier en LEBRON défensif et bien plus encore dans les stats avancées.

Il mène au nombre de contres pour la troisième fois en trois saisons. Il affiche le meilleur différentiel de pourcentage de tirs réussis en défense parmi les titulaires réguliers (-8,9). Il fait baisser la note défensive de San Antonio de plus de 10 points pour 100 possessions rien qu’en entrant sur le terrain. Quand il ne contre pas les tirs, il les dévie. Quand il ne fait ni l’un ni l’autre, il a probablement forcé ses adversaires à penser que cela ne valait même pas la peine d’essayer. Personne ne rétrécit le terrain et ne restreint les adversaires comme lui. Il est le vainqueur incontestable.
Il ne faut surtout pas minimiser les progrès réalisés par Chet Holmgren, notre dauphin pour le DPOY, en tant que protecteur du panier cette saison. Son athlétisme et son sens du timing ont fait un bond en avant lors de sa troisième saison complète en NBA. Il affiche certes une moyenne de seulement 1,8 contre par match, mais les adversaires ne réussissent que 42,7 % de leurs tirs lorsqu’Holmgren est leur défenseur direct. Pendant un bref moment, alors qu’il semblait que Wembanyama n’atteindrait pas le seuil des 65 matchs, Holmgren était le favori pour le trophée. Mais tant que Wemby atteint le seuil, il est difficile de voir Chet être récompensé.

Sur la dernière marche du podium, on retrouve le quadruple DPOY, Rudy Gobert, lui qui n’était même pas All-Defensive selon nous la saison dernière. Gobert est le pilier d’une défense classée parmi les 10 meilleures. La défense des Wolves est meilleure de 12,8 points pour 100 possessions lorsque Rudy est sur le terrain, un chiffre qui se situe dans le 99e centile. La protection du panier assurée par Gobert constitue l’essence même du système défensif des Wolves. Les joueurs adverses ne marquent que 53,6 % de leurs tirs à moins de deux mètres du panier lorsque Gobert est leur défenseur le plus proche. Gobert a été un défenseur efficace en isolation, limitant ses adversaires à 41 % de réussite.
| Joueur (équipe) | Votes 1e | Votes 2e | Votes 3e | Total |
| (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Victor Wembanyama (Spurs) | 21 | 0 | 0 | 105 |
| Chet Holmgren (Thunder) | 0 | 9 | 2 | 29 |
| Rudy Gobert (Wolves) | 0 | 6 | 6 | 24 |
| Ausar Thompson (Pistons) | 0 | 2 | 9 | 15 |
| Scottie Barnes (Raptors) | 0 | 3 | 4 | 13 |
| Derrick White (Celtics) | 0 | 2 | 0 | 6 |
| Cason Wallace (Thunder) | 0 | 0 | 1 | 1 |

Il y a un absent notable: Evan Mobley, le DPOY en titre. Mobley reste un défenseur de haut niveau, mais on n’a pas l’impression qu’il change la donne à chaque match. La défense sur les tirs à 3 points est nettement moins bonne que l’année dernière, et les Cavs se classent parmi les 5 dernières équipes tant en termes de pourcentage de tirs à 3 points concédés qu’en nombre de tirs à 3 points réussis par l’adversaire. Cela reflète mal la façon dont l’équipe joue en défense, y compris Mobley, dont la polyvalence en défense était l’une des principales raisons pour lesquelles il avait remporté le titre l’année dernière.
All-Defensive Teams
| Joueur (équipe) | Votes 1e | Votes 2e | Total |
| Gras = 1e, Italique = 2e | (2 points) | (1 point) | |
| Victor Wembanyama (Spurs) | 18 | 0 | 36 |
| Chet Holmgren (Thunder) | 16 | 2 | 34 |
| Ausar Thompson (Pistons) | 14 | 4 | 32 |
| Rudy Gobert (Wolves) | 14 | 3 | 31 |
| Derrick White (Celtics) | 11 | 7 | 29 |
| Scottie Barnes (Raptors) | 12 | 4 | 28 |
| Cason Wallace (Thunder) | 2 | 11 | 15 |
| Evan Mobley (Cavaliers) | 0 | 14 | 14 |
| Bam Adebayo (Heat) | 2 | 8 | 12 |
| Dyson Daniels (Hawks) | 0 | 10 | 10 |
| 0 | 9 | 9 | |
| 0 | 9 | 9 | |
| 1 | 4 | 6 | |
| 0 | 3 | 3 | |
| 0 | 1 | 1 | |
| 0 | 1 | 1 | |
| 0 | 1 | 1 |
Il est intéressant de noter que Scottie Barnes a fini dans le top 5 des votes du Roster pour le DPOY, a eu le 5e plus grand nombre de votes pour être dans la All-Defensive 1st Team, mais est finalement dans la 2e derrière Derrick White. Néanmoins, cela reste une belle saison pour le joueur des Raptors.

Mentions honorables également à Stephon Castle et Amen Thompson, deux jeunes talents évoluant au Texas qui étaient proches d’obtenir une place dans une de nos All-Defensive Teams, mais qui devraient y figurer dans les années à suivre, en particulier Castle dont le talent défensif est parfois trop dans l’ombre de son coéquipier Wemby.
6MOTY : le rôle parfait pour Keldon Johnson
Comme beaucoup de 6MOTY avant lui, Keldon Johnson est un joueur qui a le talent pour être titulaire, mais dont le rôle de 6e homme est parfait pour l’équilibre de l’équipe. Il tourne à 13,1 points par match tout en étant très efficace au tir (61,3 % de pourcentage de tir réel). Il est également l’un des principaux artisans de la qualité du banc de San Antonio, qui figure parmi les meilleurs de la NBA et occupe la cinquième place en termes d’efficacité.

Il est également un meilleur rebondeur que les autres prétendants à ce titre, se classant dans le 73e centile de la ligue en termes d’Estimated Plus-Minus, et il est l’une des principales raisons pour lesquelles les Spurs ont terminé 2e de la Conférence Ouest. Ainsi, il est notre choix pour être le 6e homme de l’année.
Si la plupart des observateurs estime que Jaime Jaquez Jr. est le principal challenger à Johnson, au sein du Roster nous pensons que c’est Ajay Mitchell. Reconnu comme pouvant stabiliser l’attaque sans SGA, est l’un des meilleurs défenseurs dont dispose cette équipe, classée parmi les meilleures en défense. OKC se classe dans le 86e centile en termes de points par 100 possessions, dans le 92e centile pour le pourcentage de tirs réussis par l’adversaire et dans le 98e centile pour la différence de points lorsqu’il est sur le terrain. On ne peut vraiment pas nier que Mitchell est une force décisive, tant en attaque qu’en défense, pour les champions en titre.
Jaime Jaquez Jr se situe à la 3e place. Ses talents de marqueur, de passeur et son dynamisme offensif en général ont été d’une valeur inestimable pour le Heat. Il occupe la première place au classement des points marqués par les remplaçants et la deuxième place au classement des passes décisives délivrées par les remplaçants. Mais son manque d’efficacité par rapport aux autres prétendants au titre lui a coûté des voix au sein de la rédaction du Roster.
| Joueur (équipe) | Votes 1e | Votes 2e | Votes 3e | Total |
| (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Keldon Johnson (Spurs) | 14 | 1 | 4 | 77 |
| Ajay Mitchell (Thunder) | 4 | 6 | 2 | 40 |
| Jaime Jaquez Jr. (Heat) | 0 | 9 | 4 | 31 |
| Isaiah Stewart (Pistons) | 3 | 1 | 3 | 21 |
| Naz Reid (Wolves) | 0 | 4 | 6 | 18 |
MVP: Qui entre Wembanyama, Jokić et Gilgeous-Alexander?
L’an dernier, la course au MVP était un duel entre Jokic et SGA. Cette saison, c’est un match triple menace avec Wemby qui se ramène. Encore une fois, les votes étaient serrés au sein de la rédaction du Roster, mais il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur.
Et comme l’an dernier, on estime que le trophée revient à Shai. Au-delà du fait qu’il soit le meilleur joueur de la meilleure équipe, le génie individuel de SGA est tout aussi déterminant dans sa victoire. Son efficacité à l’intérieur de la ligne des trois points et sa maîtrise du tir à mi-distance rappellent Michael Jordan. La régularité métronomique de SGA est digne de Wilt Chamberlain. L’actuel MVP de la NBA est en quelque sorte imparable, qu’il s’agisse de pénétrer vers le panier ou de s’arrêter en cours de route pour un tir en suspension. Et dans ces rares moments où il ne marque pas sur ces actions, il en tire des lancers francs.

Personne n’a généré plus de win shares. Personne n’affiche un +/- plus élevé (ou quoi que ce soit qui s’en approche). Et même si son équipe est excellente, elle est véritablement hors du commun avec lui (net rating de +14,7) et bonne sans être exceptionnelle sans lui (net rating de +5,1). Bien que plusieurs joueurs méritent le titre de MVP, Gilgeous-Alexander évolue tout simplement à un tout autre niveau.
Comme l’an dernier, Jokić est notre dauphin. Jokić affiche une moyenne de 28 points, avec près un pourcentage de tir réel de 66,9 % qui est le meilleur. Il est en tête de la NBA au nombre de rebonds (12,9) et de passes décisives (10,9) et il devient ainsi le premier joueur de l’histoire à mener simultanément la ligue dans ces catégories. Malheureusement, le bilan des Nuggets n’est tout simplement pas assez bon, et Jokić n’a pas eu à porter l’équipe autant qu’avant, car Murray a enfin atteint un niveau supérieur de manière constante cette saison, s’imposant comme le meilleur coéquipier parmi ceux avec lesquels évoluent les trois candidats au MVP.
Enfin, en 3e est le joueur de 3e année. Les Spurs ont accumulé un écart de 682 points sur leurs adversaires pendant les minutes de jeu de Victor. Ce chiffre le place en deuxième position, derrière SGA (+788). La plus grande partie de cette équation tient à ce que Wemby accomplit en défense, ce que nous avons déjà examiné. 25,0 points avec des pourcentages de tir de 59/35/83 (62,6 % de tir réel) est tout à fait impressionnant, et il s’est amélioré en tant que passeur cette saison. Mais son manque de régularité en attaque, notamment dans les moments décisifs, lui a coûté des votes.
| Joueur (équipe) | Votes 1e | Votes 2e | Votes 3e | Votes 4e | Votes 5e | Total |
| (10 points) | (7 points) | (5 points) | (3 points) | (1 point) | ||
| Shai Gilgeous-Alexander (Thunder) | 9 | 8 | 4 | 0 | 0 | 166 |
| Nikola Jokić (Nuggets) | 7 | 5 | 8 | 3 | 0 | 148 |
| Victor Wembanyama (Spurs) | 5 | 6 | 6 | 4 | 0 | 134 |
| Luka Dončić (Lakers) | 0 | 2 | 3 | 15 | 1 | 75 |
| Jaylen Brown (Celtics) | 0 | 0 | 0 | 14 | 3 | 17 |
| Kawhi Leonard (Clippers) | 0 | 0 | 0 | 0 | 3 | 3 |
| Donovan Mitchell (Cavaliers) | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 | 2 |
| Jalen Brunson (Knicks) | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 1 |
All-NBA Teams
| Joueur (équipe) | Votes 1e | Votes 2e | Votes 3e | Total |
| Gras = 1e, Italique = 2e, Normal = 3e | (5 points) | (3 points) | (1 point) | |
| Shai Gilgeous-Alexander (Thunder) | 20 | 0 | 0 | 100 |
| Victor Wembanyama (Spurs) | 20 | 0 | 0 | 100 |
| Nikola Jokić (Nuggets) | 20 | 0 | 0 | 100 |
| Luka Dončić (Lakers) | 20 | 0 | 0 | 100 |
| Jaylen Brown (Celtics) | 14 | 6 | 0 | 88 |
| Kawhi Leonard (Clippers) | 3 | 15 | 2 | 62 |
| Jalen Brunson (Knicks) | 1 | 16 | 2 | 55 |
| Donovan Mitchell (Cavaliers) | 2 | 12 | 6 | 52 |
| Tyrese Maxey (76ers) | 0 | 14 | 5 | 47 |
| Kevin Durant (Rockets) | 0 | 10 | 9 | 39 |
| Jalen Johnson (Hawks) | 0 | 8 | 10 | 34 |
| Jamal Murray (Nuggets) | 0 | 7 | 12 | 33 |
| Scottie Barnes (Raptors) | 0 | 4 | 13 | 25 |
| Chet Holmgren (Thunder) | 0 | 5 | 8 | 23 |
| Jalen Duren (Pistons) | 0 | 3 | 13 | 22 |
| 0 | 0 | 5 | 5 | |
| 0 | 0 | 4 | 4 | |
| 0 | 0 | 4 | 4 | |
| 0 | 0 | 2 | 2 | |
| 0 | 0 | 2 | 2 | |
| 0 | 0 | 1 | 1 | |
| 0 | 0 | 1 | 1 | |
| 0 | 0 | 1 | 1 |
4 joueurs ont été voté unanimement dans la All-NBA 1st Team. Les 3 candidats au titre de MVP mentionnés plus tôt et Luka Dončić. Dans l’histoire de la ligue, seuls deux joueurs ont réussi à afficher des statistiques globales de 33/8/7… et il s’agit de Dončić, à deux reprises. La façon dont il manipule les défenses, mène LA à la victoire dans les moments décisifs et crée des occasions pour ses coéquipiers est cruciale. Dončić se classe également parmi les 4 meilleurs en BPM et VORP cette saison. Il convient également de noter que, bien qu’il soit considéré comme un mauvais défenseur, il occupe la sixième place de la NBA cette saison en nombre d’interceptions par match.

SGA, Jokić, Wemby, Dončić, Brown, Kawhi Leonard et Donovan Mitchell sont quant à eux les seuls joueurs à avoir été élus par les 20 membres de la rédaction dans une All-NBA Team. Si les deux derniers joueurs ont eu des saisons compliquées avec leurs franchises respectives, personne ne peut nier le niveau de jeu élevé auquel ils ont évolué. Jaylen Brown quant à lui a presque été voté à l’unanimité dans la All-NBA 1st Team, symbole d’une saison où il a surpassé les attentes autour de lui alors qu’il devait être le numéro 1 unanime sans Tatum.
Et voilà. Qui aurait dû remporter les trophées selon vous? N’hésitez pas à partager vos avis sur les réseaux du Roster, et on se retrouve très vite pour les playoffs alors que les équipes vont se battre pour le trophée le plus important, le titre NBA.






