J-1 avant la reprise de la Betclic Élite ! Après un premier tour d’horizon consacré à Dijon, Cholet, Roanne et Pau, place à quatre nouvelles équipes avant le retour du championnat. Alors que Dijon et Strasbourg ouvriront officiellement la saison demain soir, l’ASVEL, Bourg, Boulazac et Saint-Quentin se préparent eux aussi à une nouvelle saison avec des ambitions bien différentes. Recrutements, départs, joueurs à suivre et objectifs : tour d’horizon de ces quatre effectifs avant le début de l’exercice 2026-2027.
ASVEL : l’ère Parker vers un renouveau ?

Bilan 2025-2026 :
Betclic Elite : 4e, 20 victoires / 10 défaites
Leaders Cup : éliminé en quart de finale contre Cholet
Playoffs : éliminé en quart de finale contre Cholet (2-1)
Coupe de France : éliminé en quart de finale contre Monaco
EuroLeague : 20e, 8 victoires / 30 défaites
Les saisons se suivent, se ressemblent et sont décevantes à Villeurbanne. Un bilan moyen sur le plan national au vu du budget, et un énième naufrage en EuroLeague, l’équipe la plus titrée de l’histoire de France a définitivement changé de statut. Alors que tout devait changer avec l’arrivée de Tony Parker et d’investisseurs américains, le budget a finalement été revu à la baisse. Les moyens villeurbannais seront toutefois largement supérieurs à ceux de ses concurrents, avec une volonté de renouer avec la victoire.
Ils partent :
Paul Eboua
Amadou Sow
Zac Seljaas
Shaquille Harrison
Glynn Watson Jr
Adam Atamna
Braian Angola-Rodas
Melvin Ajinça
Armel Traoré
Ils restent :
Bodian Massa : il était un bon joueur de rotation villeurbannais l’an passé, l’intérieur français risque de connaître le même destin cette saison. Avec ses 2 mètres 10, il reste un profil rare, nécessaire dans une équipe du haut de tableau.
Edwin Jackson : plus besoin de le présenter… Il rempile pour une 11e saison à l’ASVEL, une 4e consécutive. Les supporters villeurbannais doivent en profiter car, à 37 ans, la légende du club parle déjà de « dernière danse ».
David Lighty : et c’est aussi l’heure de la « dernière danse » pour D-Light. Il entame sa douzième saison à Villeurbanne, et l’ambition est claire : « on ne se voyait pas partir sans ramener un trophée ». Le ton est donné pour ces deux légendes de l’Astroballe.
Ils arrivent :
Myles Cale : l’ASVEL récupère un energizer, agresseur de cercle, qui viendra enflammer l’animation offensive de l’équipe. Après avoir brillé en Belgique et en Italie, l’arrière américain s’est montré plus timide à Barcelone (6,8 points en 20 minutes par match). Le joueur devra prouver qu’il est capable de s’imposer dans une équipe d’EuroLeague.
Marc-Owen Fodzo Dada : le jeune Français arrive en provenance de Nancy après une première saison réussie dans l’élite (6,1 points à 50 % au tir). Du haut de son petit mètre 80, il reste un diamant à polir qui aura besoin de progresser pour s’imposer dans un effectif taillé pour le titre.
Tyty Washington : il arrive tout droit de NBA où il a peiné à s’imposer. Pourtant, le meneur a dominé en G-League avec 19,5 points de moyenne. D’une facilité déconcertante en attaque, nul doute que l’Américain sera l’une des têtes d’affiche de notre championnat la saison prochaine, bien que la première expérience en Europe reste, toujours, un passage compliqué.
Patty Mills : quel plaisir de voir ce genre de joueur débarquer en France. Avec quinze saisons NBA dans les pattes, une bague et une saison XXL à Tenerife l’an passé, l’Australien risque de régaler les salles françaises cette saison. Un joueur de gala qui retrouvera son ancien coéquipier Tony Parker, le nouvel entraîneur de la formation noire et blanche.
Mathis Dossou Yovo : retour en EuroLeague pour l’intérieur français. Cette fois, il n’endosse pas ce statut en tant que joueur prometteur, mais en tant que véritable star du championnat. Une saison XXL à Nanterre (17,8 points) qui confirme toute l’étendue de son talent. Un joueur qui représente un atout majeur dans la course au titre en championnat, qui aura cependant besoin de prouver sa capacité à s’adapter au plus haut niveau en EuroLeague.
Both Gach : comme à son habitude, l’ASVEL pioche parmi les joueurs ayant réalisé une belle saison en championnat. Le Soudanais est l’un d’entre eux. Joueur travailleur, bon tactiquement et capable de scorer (13 points à 45 % au tir), il sera l’un des soldats de coach Parker.
Joel Boloumboy : venu tout droit de l’Étoile rouge de Belgrade, il arrive avec la volonté de récupérer davantage de temps de jeu (5,5 points de moyenne en 15 minutes). L’intérieur viendra apporter toute son expérience européenne, lui qui a déjà remporté l’EuroLeague en 2019 avec le CSKA Moscou.
Hugo Besson : l’ailier slasher / shooter, qui sort de deux saisons réussies en Turquie, revient en France pour découvrir l’EuroLeague. Après des débuts poussifs en présaison, il devra trouver sa place dans un effectif aussi dense.
Yves Pons : néo-international français, le meneur retrouve l’ASVEL qu’il avait quittée en 2023. Depuis, l’arrière a progressé : en défense et même derrière l’arc où il est devenu une véritable menace (40,9 % de moyenne la saison dernière). C’est clair qu’Yves Pons n’est pas un grand créateur offensif, mais il est un profil intéressant aux côtés des autres joueurs extérieurs disponibles.
Tremont Waters : l’Américain connaît déjà le championnat de France où il avait signé une saison XXL avec les Mets 92 en 2022 / 2023 (18,2 points de moyenne à 48 % au tir). Il est là, le joueur offensif créateur. Le Portoricain sait se créer des tirs n’importe où sur le terrain avec des moves spectaculaires.
Nate Sestina : c’est le shooter par excellence. Intelligent tactiquement jusqu’à se rendre libre à la sortie d’un système, l’intérieur américain est létal quand il s’agit de se trouver un shoot ouvert. Rigoureux, impliqué, le genre de joueur dont chaque grande équipe a besoin.
Jae Crowder : comme son coéquipier Patty Mills, il arrive avec plus de dix ans d’expérience NBA dans les pattes. L’Américain n’arrive pas cramé pour autant. L’an passé, il réalise une bonne saison à Puerto Rico avec 14,4 points de moyenne. Deux finales NBA, reconnu comme un lieutenant de luxe dans la grande ligue, ses qualités restent les mêmes : combatif, bon shooter, avec des mains agiles proches du cercle, pas mal pour un lieutenant…
L’effectif semble sans aucun doute meilleur que celui de la saison dernière. Le budget a augmenté, Parker est arrivé et surtout Monaco n’est plus en Betclic Elite, l’ASVEL est désormais plus que jamais proche de renouer avec le titre national. Les ambitions sont claires : l’ASVEL doit désormais viser le titre. Elles ne s’arrêtent bien évidemment pas à l’Hexagone : l’ASVEL ne souhaite plus être qu’un simple figurant dans la plus grande ligue européenne et compte bien bousculer ses concurrents cette saison. La pré-saison compliquée et l’élimination prématurée en Supercoupe représente tout de même un premier avertissement dans la saison villeurbannaise.
Champion d’Europe en titre, la JL Bourg change de statut

Bilan 2025-2026 :
Betclic Elite : 7e de saison régulière, 18 victoires / 12 défaites
Leaders Cup : éliminé en demi finale contre Le Mans
Playoffs : éliminé en quarts de finale contre Monaco (2-0)
Coupe de France : éliminé en 8e de finale contre Blois
EuroCup : Champion
La saison 25 / 26 restera sans aucun doute dans l’histoire bressane. Une saison solide en championnat, avec une 7e place et un bilan honorable de 18 victoires pour 12 défaites, et un run exceptionnel en EuroCup, qui reflète le bon travail que fournit la direction de Bourg depuis des années maintenant. Mais une saison comme celle-ci, avec un budget comme le leur, est forcément synonyme de départ :
Ils partent :
– Kevin Kokila
– Yvann Mbaya
– Ricky Lindo
– Adam Mokoka
– Both Gach
– Tajuan Agee
– William McDowell-White
– Darius McGhee
Ils restent :
Assemian Moularé : joueur solide du roster bressan, le franco-ivoirien rempile pour une saison dans l’Ain. Connu pour être très spectaculaire, le joueur de 23 ans a pris de plus en plus de responsabilités au fil de la saison. Il devra encore confirmer son statut cette année encore.
Antony Labanca : un bon meneur européen comme on les aime. De la gestion, du catch and shoot, le Français ne te fait pas gagner un titre… mais il ne te le fait pas perdre.
Adrian Nelson : cela fait désormais plus d’un an que l’ailier américain n’a plus posé un pied sur un parquet. Joueur travailleur et important au sein de l’effectif bressan, sa prolongation reste un plus pour les champions d’Europe en titre.
Ils arrivent :
Tyson Walker : attention… ça va vite. Véritable energizer des deux côtés (1,7 interception l’année dernière), l’Américain, qui arrive en provenance d’Australie, met du rythme, pénètre fort dans la raquette et est même un bon shooter (36 % à trois points l’an passé). Il sera sans aucun doute l’une des pièces maîtresses de l’attaque bressanne cette saison.
Hugo Robineau : il a parfaitement confirmé dans l’élite après son passage de deux ans en Pro B (15 points de moyenne en Pro A l’an passé). Hugo Robineau, c’est le joueur fiable par excellence. De bons pourcentages, impliqué défensivement, il sera un joueur solide de la JL.
Trey Woodbury : il n’a pas l’allure du meneur américain classique. Pas le plus sexy sur le papier, pas le plus flashy, mais un meneur intelligent, bon tactiquement et efficace derrière l’arc (39 % à trois points en Roumanie l’an passé).
Keith Jordan : c’est un gros coup de la JL Bourg. Il avait fait particulièrement mal aux voisins chalonnais en BCL (28 points), cet ailier scoreur a tout du futur poste 3 scoreur que recherche Frédéric Fauthoux.
Nathan Soliman : et c’est finalement la JL qui a donné sa chance à l’un des plus gros espoirs du basket français. Joueur ultra-complet, considéré comme le plus gros prospect français depuis Victor Wembanyama, il montrera à la France l’étendue de son talent, avant de filer outre-Atlantique.
Tyrese Samuel : des courses, du volume de jeu et des gros dunks, le Canadien de 26 ans est un ailier explosif qui enflammera sans aucun doute Ekinox. Avec 17 points de moyenne la saison dernière au Canada, il est un scoreur de plus dans l’effectif bressan. Le gros point d’interrogation réside dans sa capacité à s’adapter au basket européen, plus lent et intelligent.
Lionel Gaudoux : l’intérieur français arrive en tant qu’ex-capitaine du rival chalonnais. Travailleur, avec des mains fiables proche du cercle, Lionel Gaudoux représente le soldat rêvé dans un effectif solide de Pro A. Bémol cependant sur sa fiabilité physique l’an passé.
Kadin Shedrick : intérieur de 2m11, explosif, athlétique, la JL profite d’une opportunité de marché. Le jeune pivot revient de plusieurs mois de blessure, mais si l’Américain parvient à revenir à son meilleur niveau, la JL récupère un intérieur protecteur de cercle (1,2 contre de moyenne en Israël), capable de scorer.
La JL Bourg entame cette saison 2026-2027 avec un statut inédit : celui de champion d’Europe et d’outsider très sérieux aux championnats. Avec la relégation de Monaco et un effectif très prometteur, la prétention au titre paraît ambitieuse, mais pas surréaliste. Son dernier tournoi de préparation à Athènes, contre le Panathinaïkos et le Partizan Belgrade, a permis à la JL de se tester contre de très grosses écuries européennes.
Boulazac et Pat Beverley en mode Playoffs ?

Bilan 2025-2026 :
Betclic Elite : 12e, 12 victoires / 18 défaites
Coupe de France : éliminé en seizième de finale contre La Rochelle
Pour son grand retour dans l’élite après quatre saisons passées en Pro B, Boulazac a assuré l’essentiel. Sans réaliser une saison exceptionnelle, le BBD a réussi à se maintenir et peut désormais aborder ce nouvel exercice avec davantage de sérénité. Et avec un recrutement particulièrement séduisant, notamment marqué par l’arrivée de Pat Beverley, le club périgourdin pourrait bien être l’une des équipes les plus intéressantes à suivre cette saison.
Ils partent :
Hugo Robineau
Angelo Warner
Tony Snell
Ousman Krubally
Will Cherry
Zeke Moore
Amit Ebo
Malik Fitts
Keshun Williams
Ils restent :
Antoine Eito : 17e saison en Pro A pour Mister Big Shot et, à 38 ans, le Français assume toujours un rôle important dans une équipe d’élite. Leader né, le double champion de France apportera toute son expérience à cette équipe, dans un rôle évidemment différent de celui qu’il occupait lors de ses plus belles années.
Thomas Ville : joueur confirmé de Pro B, le Français a réussi son acclimatation à l’élite la saison dernière. Sans être étincelant, il a su trouver sa place dans cet effectif. Il rempile pour une saison en Dordogne.
Cyrille Eliezer-Vanerot : c’est un profil assez similaire à Thomas Ville. Joueur habitué de l’ascenseur Pro A / Pro B, le Français a trouvé sa place à Boulazac. Avec 20 minutes par match, cet intérieur athlétique s’affirmera une saison de plus comme un bon joueur de complément (5,4 points de moyenne l’année dernière).
Essomé Miyem : deux fois n’est pas coutume, Essomé Miyem est lui aussi un joueur qui a davantage évolué en Pro B durant sa carrière. Avec son physique impressionnant (2,10 m), il a réalisé une bonne pré-saison (11 points contre Le Mans, 10 points contre Limoges).
Ils arrivent :
Pat Beverley : c’est le séisme de l’intersaison française. C’était un joueur incontournable en NBA pendant plus de dix ans et, après deux ans en Europe à l’Hapoel Tel Aviv et au PAOK, l’Américain pose ses valises dans une ville de 10 000 habitants, soit presque deux fois moins que le Staples Center, ancienne salle des Clippers où il a évolué durant quatre saisons. À 38 ans, il n’arrive pas en tant que star NBA, mais en tant que joueur toujours capable de fulgurances dans les moments qui comptent (16,7 points de moyenne en playoffs l’an passé avec le PAOK). Malgré une pré-saison un peu poussive sur le plan offensif (8,5 points de moyenne), nul doute que Pat’ Bev’ va faire du mal sur les parquets français.
Aaron Estrada : l’Américain arrive lui aussi en provenance de Grèce. Véritable meneur scoreur capable de scorer dans n’importe quelle situation, il a réalisé une pré-saison plus qu’encourageante avec 13,8 points de moyenne en 20 minutes par match.
Joshua Uduje : il arrive de Saint-Chamond, en Pro B, où il a réalisé une très bonne saison (14,2 points de moyenne). À 24 ans, le Britannique va découvrir pour la première fois un championnat de première division, après quatre ans en NCAA. Meneur spectaculaire, à l’américaine, avec du handle et du shoot extérieur, il sera un joueur intéressant à surveiller cette saison, surtout au vu de sa pré-saison réussie (17 points en 19 minutes contre Cholet le 19 septembre).
J.T. Shumate : c’est le type de profil dont chaque équipe a besoin. Ailier intelligent, létal à 3 points (42,3 % en carrière), il a déjà fait le bonheur de son équipe derrière l’arc avec un joli 4 sur 8 contre Cholet. Après un passage éclair à Bourg l’an passé, l’Américain retrouve la Betclic Elite.
Obinna Anochili-Killen : c’est un poste 5 atypique qui rejoint Boulazac. Pivot mobile, capable d’envoyer derrière l’arc et solide défensivement, il a d’abord peiné à s’imposer à l’Élan Chalon l’an passé, avant de finir la saison sur une note plus positive. Il a l’occasion cette année de confirmer son talent pour une deuxième saison consécutive en France.
Godwin Omenaka : avec Anochili-Killen, ils auront l’occasion de former un tandem 100 % nigérian dans la raquette. Il a d’ailleurs un profil assez similaire à son confrère. Pas très grand (2,04 m), mobile, il retrouve la Betclic Elite après un passage d’un an à Bourg et à Nancy.
On ne peut qu’être excité de voir cette équipe de Boulazac évoluer cette saison. Déjà parce que le public français va pouvoir voir jouer Patrick Beverley chaque semaine, mais pas que. La ligne extérieure est très spectaculaire et peut offrir des matchs de folie au public du Palio. Même s’il semble difficile d’imaginer Boulazac se glisser parmi les cadors du championnat, cette équipe restera une équipe qui donnera envie d’allumer sa télé chaque semaine.
Saint-Quentin : une deuxième chance inespérée

Bilan 2025-2026 :
Betclic Élite : 15e, 8 victoires / 22 défaites
Coupe de France : éliminé en 8e de finale contre l’ASVEL
À l’issue d’une saison très compliquée, Saint-Quentin était initialement relégué en Élite 2. Le possible dépôt de bilan monégasque, refusé en National 1, a offert au SQBB une deuxième chance de garder sa place en Betclic Élite. Un très gros avertissement qui laisse présager d’une saison difficile dans le Nord.
Ils partent :
Eddie Ekiyor
Nick Johnson
Loïc Schwartz
Giovanni Oniangue
Neftali Difuidi
Clifton Moore
Anthony Barber
Elijah Clarance
Ils restent :
Jean-Philippe Dally : seul rescapé d’une saison ratée, le Français avait une place mineure dans l’effectif saint-quentinois. Cette saison, il aura certainement un rôle de guide pour toutes les nouvelles recrues.
Ils arrivent :
Shekinah Munanga : après une bonne saison en Élite 2 (9 points, 6 rebonds), le Congolais va presque découvrir la première division. Arrivé pour renforcer Saint-Quentin en Pro B, il devra désormais élever son niveau pour répondre aux exigences de la Betclic Élite.
Alexandre Gavrilovic : grosse signature pour l’Élite 2, un peu moins pour la première division. Le pivot de 2,08 m est un joueur précis près du cercle, tactique et habitué au haut niveau ainsi qu’aux Coupes d’Europe. Il tournait à 7,5 points de moyenne en première division turque la saison dernière.
Erick Neal : le meneur américain est capable de casser des lignes avec ses cross, de sanctionner à trois points et de défendre. C’est le genre de joueur qui donne envie de payer son ticket.
Ousman Krubally : après une bonne saison à Boulazac (10,3 points / 6,5 rebonds), l’intérieur arrive avec de solides garanties. Puissant et intelligent dans son jeu, il n’est pas forcément le joueur le plus élégant à regarder, mais il est terriblement efficace. Il a d’ailleurs déjà montré de belles choses en pré-saison avec 15 puis 10 points lors de ses deux premières rencontres.
Paul Rigot : souvent intéressant en Élite 2, le Français a davantage déçu lorsqu’il a évolué en Betclic Élite. Recruté pour la deuxième division, il devra cette fois montrer qu’il peut s’imposer à l’étage supérieur. Son adresse extérieure reste l’une de ses principales qualités, comme en témoigne son 3/4 à trois points contre les Kortrijk Spurs en pré-saison.
Karvel Anderson : il connaît bien la Pro A et y a déjà brillé. Après deux saisons en France, à Boulazac puis à Gravelines, où il tournait respectivement à 15,2 et 14,1 points de moyenne, l’Américain revient dans l’Hexagone. Scoreur atypique, il sait notamment très bien utiliser son corps pour se créer des tirs. Il a déjà montré qu’il n’avait rien perdu de ses qualités avec 20 puis 15 points en pré-saison.
Taevion Kinsey : première recrue de Saint-Quentin pour cette saison de Betclic Élite, l’Américain quitte les États-Unis après une carrière universitaire complète et trois saisons en G-League. Joueur polyvalent, capable de scorer et particulièrement intéressant en transition, il faudra voir si ses qualités peuvent se transposer au jeu européen.
Matthew Cleveland : après avoir évolué en NCAA puis en G-League, l’ailier va découvrir l’Europe pour la première fois. Courtisé par Dijon, Limoges et Le Mans, il est capable de faire parler sa puissance, de remonter le ballon et de se créer ses propres tirs, malgré des pourcentages encore irréguliers, notamment à trois points (29,9 % au Canada).
Axel Toupane : il a connu des débuts en carrière très rapides, avec notamment un passage en NBA, avant de jouer dans plusieurs grands clubs européens et de remporter une bague NBA avec les Bucks en 2021. Depuis, sa carrière est plus compliquée. Après un passage au Paris Basketball puis à Dakar, il revient en Betclic Élite avec Saint-Quentin. Il reste malgré tout un joueur de qualité, et ce nouveau projet pourrait permettre aux deux parties de relancer leur dynamique.
Cette saison s’annonce longue à Saint-Quentin. Un recrutement majoritairement pensé pour l’élite 2. Une pré-saison catastrophique avec 4 défaites en autant de rencontres, déjà éliminé en Coupe de France (seuls les espoirs du club étaient sur la feuille de match en raison d’un déficit de joueurs), les signes ne sont pas rassurants dans l’Aisne. Un sursaut de tout le club est désormais obligatoire pour garder sa place dans l’élite, avec des joueurs qui pourront compter, une saison de plus, sur des supporters exceptionnels.






