La France écrase la Hongrie d’entrée

L’adversité n’aura pas fait long feu… Face à la Hongrie, les Bleues ont tout de suite pris les devants et malgré un léger relâchement dans le 4e quart-temps, l’écart conséquent qui avait été creusé avant la mi-temps leur a permis de s’imposer sur le score de 99 à 53.

Une défense de fer

France
La France a maintenu la Hongrie à 53 points. Source : Franceinfo

On était active en défense c’est ce qui nous a facilité le match.

Comme le dit Marième Badiane, la première clé de cette victoire passe par la défense. L’agressivité que les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont mise sur ce côté du terrain a permis d’exercer une pression constante sur les extérieures adverses. Gabby Williams (3 interceptions) et Pauline Astier (2 interceptions) ont fait un excellent travail en première ligne et sont au cœur d’une grosse partie des 14 interceptions françaises. Au total, les Hongroises ont perdu jusqu’à 22 ballons, lesquels ont eu pour conséquence de donner beaucoup de jeu rapide aux Françaises. Ces dernières ont inscrit 29 points sur ces pertes de balle et ont totalement suffoqué leurs adversaires.

Ensuite, l’autre ancrage défensif s’est fait dans la raquette. Grâce à Dominique Malonga (17 points, 10 rebonds, 24 d’évaluation), auteure d’une performance aboutie des deux côtés du terrain, la raquette était inaccessible pour les Hongroises. À l’image de Wemby chez les garçons, la seule présence de l’intérieure de Seattle dans la raquette dissuade bon nombre de s’y aventurer. Au-delà des deux contres, son plus-minus de 28 témoigne de son impact défensif lorsqu’elle est sur le terrain.

Une adresse extérieure étonnamment élevée

La France a tiré à 43% derrière l’arc. Source :L’Equipe.

Chez les garçons comme chez les filles, l’adresse extérieure est la principale lacune de la formation tricolore. Lors de la demi-finale du dernier EuroBasket, les joueuses de Jean-Aimé Toupane avaient livré une performance catastrophique sur cet aspect du jeu. À 5/30 derrière l’arc, les Bleues s’étaient entêtées à s’enfoncer dans leur maladresse pour s’incliner face à l’Espagne.

Sur ce premier match de Coupe du monde, les Françaises ont montré un autre visage à 15/35 à 3 points. Marine Johannès (17 points, 2 passes, 4/9 longue distance) ou encore Gabby Williams (17 points, 3 passes, 3/5 longue distance) ont toutes les deux été performantes dans l’exercice, allant même jusqu’à tirer en première intention sur transition (voir ci-dessous), tandis que le reste de l’équipe a pu suivre avec un volume de tir moins élevé. Cette adresse soudaine peut s’expliquer d’abord par un changement radical du groupe par rapport à 2025, mais aussi par la pression défensive moindre imposée par la Hongrie.

Il y a des moment ou l’on se précipite, ou on ne prend pas assez de temps.

Cependant, il ne faut pas se voiler la face, cette adresse ne se répétera sûrement pas lors de chaque rencontre et, comme l’a dit Marième Badiane après le match, certains choix restent discutables et précipités. Avec 35 tirs extérieurs tentés, il faudra trouver de l’alternance pour ne pas refaire la même erreur que lors du dernier EuroBasket.

Un pick and roll efficace

L’association Leïla Lacan-Dominique Malonga a été très efficace sur pick and roll. Source : Trashtalk.

Malgré un manque d’alternance qui a pu se faire ressentir notamment avec les nombreux tirs extérieurs tentés, les Bleues ont proposé une belle alchimie sur pick and roll. Avec Leïla Lacan en cheffe d’orchestre, souvent associée à Dominique Malonga, les Hongroises n’ont pas trouvé de solution défensive.

La championne de France avec Basket Landes a une très bonne capacité à gérer le tempo et à prendre les bonnes décisions quand il s’agit de passer la balle ou de finir au cercle, tandis que Dominique Malonga, par ses qualités athlétiques et sa domination dans la raquette, n’a aucun souci à être servie pour finir au cercle.

Cet aspect tactique pourra sûrement être d’une aide cruciale tout au long de la compétition et donner des idées de coaching à Jean-Aimé Toupane afin de travailler autour de cette association 1-5.

Une victoire facile et des axes de progression visibles

Après la rencontre, les joueuses comme le staff ne se sont pas enflammés à propos de cette domination face à la Hongrie et voient une marge de progression. Gabby Williams s’en réjouis :

On a pas mal de choses sur lesquelles progresser ! Mais je suis contente que ce n’était pas parfait. Cela veut dire qu’on a encore un autre niveau (à atteindre). On a encore beaucoup de choses à travailler. Ça me donne espoir pour la suite mais je suis très fière de notre effort ce soir.

Parmis les aspects à travailler Jean Aimé Toupane en voit un en particulier qui est l’alternance dans le jeu, en faisant en partie référence aux choix des tir extérieur de ses joueuses (développé ci dessus) :

On a parfois manqué d’alternance, peut-être par facilité. On n’a pas assez travaillé par rapport à ça.

On espère observer ces axes d’amélioration dès ce soir face à la Corée du Sud.

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