Coupe du Monde 2026 jour 1 : départ canon des Bleues

La 20e édition de la Coupe du Monde féminine a commencé ce 4 septembre 2026, avec les 16 équipes participantes présentes dès la première journée. Les spectateurs de la Berlin Arena et de la Max-Schmeling-Halle ont pu voir de très bonnes performances individuelles, les favoris afficher leurs intentions dans cette compétition, et des résultats historiques.

Japon – Mali : 102 – 97

Le premier des deux matchs d’ouverture de la compétition a vu la première affiche du groupe A. Le Japon, vice-champion d’Asie avec 10 podiums continentaux consécutifs, cherche à passer le premier tour pour la première fois depuis 2010. Mais pour cela, il faut battre le Mali, vice-champion d’Afrique, ressortant de son 5e podium consécutif en Afrique et une équipe qui vise seulement sa deuxième victoire en Coupe du Monde dans son histoire, elle aussi remontant à 2010.

Les Japonaises ont dû s’appuyer sur leur principale force, le tir extérieur, pour venir à bout d’une sélection malienne capable de rester menaçante jusqu’au bout. Dès le début de la rencontre, le Japon a cherché à imposer son basket fait de vitesse, de mouvement et de tirs à trois points. Face à la puissance physique malienne, les Japonaises ont privilégié les possessions rapides et la circulation du ballon afin de créer des décalages derrière l’arc. Cette stratégie s’est progressivement transformée en véritable festival à longue distance.

Le Mali n’a pas démérité. Malgré l’avalanche de tirs extérieurs adverse, les Maliennes ont continué à trouver des solutions offensives et ont mené pendant presque 30 minutes au total malgré l’efficacité adverse. Même lorsqu’AKATSUKI JAPAN a pris les devants à 4:28 de la fin, elles sont restées suffisamment proches pour maintenir la pression dans les dernières minutes. Le Japon a ainsi été contraint de dépasser les 100 points pour sécuriser une victoire.

Collectivement, le Japon a finalement inscrit 20 tirs à trois points, un nouveau record sur un match de Coupe du monde féminine. Les Japonaises effacent ainsi leur précédent record de 18 tirs primés, établi contre le Kenya en 1994 et égalé par l’Australie en 2022.

Cette victoire reste néanmoins loin d’avoir été tranquille. Encaisser 97 points rappelle que le Japon a également laissé beaucoup de possibilités au Mali. Mais pour cette première sortie à Berlin, les Japonaises ont compensé leurs difficultés défensives par une puissance de feu exceptionnelle. Avec 102 points et des records à trois points, elles ont lancé leur tournoi de manière spectaculaire.

Saki Hayashi a été la principale bénéficiaire des feux verts derrière l’arc. Malgré deux premières tentatives complètement manquées, l’arrière a continué à prendre ses tirs avec confiance. Elle a finalement inscrit 9 paniers à trois points sur 15 tentatives, pour terminer meilleure marqueuse japonaise avec 27 points et offrir un nouveau record de tirs à 3 points réussis dans un match de Coupe du Monde par une joueuse. Sa réussite a permis au Japon de répondre aux offensives maliennes et de conserver l’initiative dans un match où aucun relâchement n’était permis.

Japon - Mali Coupe du Monde féminine 2026
Hayashi et Tanaka ont guidé le Japon dans une victoire cruciale. Crédit : FIBA

Hayashi n’a pas été la seule à se distinguer. Pour son premier match en Coupe du monde, Kokoro Tanaka a immédiatement pesé sur la rencontre avec 18 points, 7 passes décisives et 3 rebonds. Son agressivité balle en main a complété le danger représenté par les shooteuses japonaises. En attaquant régulièrement la défense, elle a provoqué des rotations et libéré des espaces pour ses partenaires.

Pour le Mali, c’est difficile après avoir été si proche d’une victoire historique. Aminata Sangaré (22 points à 9-10, 8 rebonds et 3 interceptions), Sika Koné (21 points à 10-19, 11 rebonds, 5 passes) et Djeneba N’Diaye (22 points à 8-13 dont 5-8 à 3 points et 6 passes décisives) peuvent avoir des regrets que leurs belles performances ont été en vain. Néanmoins, elles ont montré qu’elles ne sont pas à sous-estimer.

Prochains matchs : Allemagne vs Japon (05/09, 18h) et Mali vs Espagne (05/09, 11h30).

Australie – Porto Rico : 70 – 54

En même temps, au Max-Schmeling-Halle, l’Australie, championne d’Asie en titre, veut un 4e podium consécutif à la Coupe du Monde. Leur premier adversaire dans le groupe C est Porto Rico, ayant la lourde tâche de surpasser un quart de finale historique en 2022.

En tête pendant 39 minutes, les Opals ont contrôlé la rencontre de bout en bout, même si leurs adversaires ont réussi à les inquiéter durant certaines séquences. L’Australie a rapidement pris les commandes pour mener 19-6 en première période. Porto Rico a toutefois réagi avec un 10-0 pour revenir à 19-16. Malgré ce rapproché, les Portoricaines ne sont jamais parvenues à égaliser et l’Australie a progressivement repris le contrôle.

Talbot a fait le show face à Porto Rico. Crédit : FIBA

Le tournant du match est intervenu en fin de troisième quart-temps. Alors que Porto Rico était revenu à seulement deux longueurs (40-38), les Australiennes ont infligé un 11-0 à leurs adversaires pour s’échapper à 51-38. Steph Talbot, auteure de six points durant cette séquence, a joué un rôle déterminant.

Les Opals ont ensuite géré leur avance dans le dernier quart-temps pour finalement s’imposer de 16 points, leur plus gros avantage de la rencontre. Talbot termine meilleure marqueuse australienne avec 19 points à 7-9 au tir en plus de 8 rebonds et 2 interceptions.

Prochains matchs : Turquie vs Australie (06/09, 11h30) et Porto Rico vs Belgique (06/09, 17h45).

États-Unis – Chine : 94 – 61

Le premier match du groupe D a vu les États-Unis, 11 fois championnes du monde, quadruple championnes en titre, débuter leur quête vers un nouveau sacre avec un match retour de la finale de l’édition précédente. En effet, la Chine, médaillée de bronze à l’Asia Cup 2025, pouvait prendre sa revanche d’entrée.

Accrochées pendant les premières minutes (4-4), les Américaines ont rapidement pris le contrôle grâce à un 10-2, avant de conclure le premier quart-temps avec 13 points d’avance (27-14). La Chine a tenté de réagir au début du deuxième quart-temps avec un 9-0, réduisant l’écart de 30-14 à 30-23. Mais Team USA a immédiatement repris sa marche en avant. Un nouveau 9-0 en fin de première mi-temps lui a permis de creuser l’écart à 47-27. Dès lors, les Américaines n’ont plus été inquiétées et ont progressivement accentué leur domination, comptant jusqu’à 35 points d’avance dans le dernier quart-temps.

Caitlin Clark, maestro pour la Team USA dans son premier match de Coupe du Monde. Crédit : FIBA

Pour ses débuts en Coupe du Monde, Caitlin Clark s’est particulièrement illustrée en sortie de banc avec 14 points et 11 passes décisives sans perdre le moindre ballon. Elle établit ainsi un nouveau record de passes pour une Américaine lors de son premier match dans la compétition et devient la première joueuse depuis 1994 à distribuer au moins 10 passes sans perte de balle. Les États-Unis, qui ont mené pendant plus de 38 minutes, s’imposent finalement sans difficulté.

Prochains matchs : Italie vs États-Unis (06/09, 20h45) et Chine vs Tchéquie (06/09, 14h30).

Corée du Sud – Nigeria : 99 – 81

Dans le même temps, le groupe B a vu son premier se dérouler. La Corée du Sud, 4 fois 4e de l’Asia Cup en 5 éditions, veut passer le premier tour pour la première fois depuis 2010. Devant elle se tient le Nigeria, quintuple champion d’Afrique consécutif, participant à seulement sa troisième Coupe du Monde, absent en 2022 à cause du climat politique au pays.

Les Nigérianes ont mieux débuté, menant rapidement 0-6. Le premier quart-temps est ensuite resté très disputé, avec plusieurs changements de leader. Lee-seul Kang a notamment lancé les Coréennes en inscrivant trois tirs à trois points consécutifs.

Le tournant intervient au début du deuxième quart-temps. Alors que le Nigeria mène 32-31, Haeran Lee redonne l’avantage à la Corée (32-33). Il s’agit du neuvième et dernier changement de leader de la rencontre. Les Coréennes prennent alors progressivement le contrôle et ne seront plus menées.

Une superbe performance collective de la Corée. Crédit : FIBA

Le Nigeria reste néanmoins menaçant. Dans le troisième quart-temps, Amy Okonkwo inscrit sept points consécutifs lors d’un 7-0 qui ramène son équipe à seulement une longueur (59-58). Mais la Corée résiste avant de définitivement faire la différence dans la dernière période. Un dernier 7-0 porte le score de 90-78 à 97-78 et scelle la rencontre. Ji-hyun Park termine meilleure marqueuse avec 27 points, 6 rebonds et 6 interceptions. Kang ajoute 20 points et 7 passes, I-saem Choi 19 points et Haeran Lee 17. Malgré les 22 points d’Okonkwo, le Nigeria s’incline finalement de 18 longueurs.

Prochains matchs : France vs Corée du Sud (05/09, 20h45) et Nigeria vs Hongrie (05/08, 14h15).

Belgique – Turquie : 89 – 75

Dans le deuxième match du groupe C, la génération dorée du basket fémin belge, double championne d’Europe en titre, débutait sa quête pour une première médaille en Coupe du Monde. Face à elle, une équipe de Turquie de retour sur la scène mondiale après avoir raté l’édition de 2022, participant pour la troisième fois à un Mondial.

La rencontre a longtemps été disputée, avec 14 changements de leader. Les Turques ont notamment réalisé un 7-0 en fin de deuxième quart-temps pour passer de 37-40 à 44-40. Les Belgian Cats ont tout de même égalisé juste avant la pause (44-44).

Le match bascule définitivement au retour des vestiaires. Menée 44-45, la Belgique inflige un 11-0 à son adversaire pour prendre dix longueurs d’avance, tandis que Julie Vanloo se montre particulièrement dangereuse à trois points. Les Belges prennent alors le contrôle et creusent progressivement l’écart, jusqu’à compter 20 points d’avance dans le dernier quart-temps.

Emma Messeman reste la leader de la Belgique. Crédit : FIBA

Emma Meesseman domine la rencontre avec 27 points, 9 rebonds, 5 passes décisives et 2 contres. Elle établit au passage son nouveau record personnel en Coupe du Monde ainsi que le record de points d’une Belge dans la compétition. Vanloo a ajouté 22 points, dont six tirs à trois points. Malgré les 11 points et 11 passes de Sevgi Uzun, la Turquie ne parvient pas à répondre à l’accélération belge en seconde période et s’incline finalement.

Prochains matchs : Porto Rico vs Belgique (06/09, 17h45) et Turquie vs Australie (06/09, 11h30).

Espagne – Allemagne : 83 – 53

Pendant ce temps à la Berlin Arena, le favori du groupe A affronte l’hôte. Double médaillé d’argent en Europe, l’Espagne veut retrouver le podium de la Coupe du Monde après avoir raté l’édition de 2022. De l’autre côté, l’Allemagne participe seulement à son deuxième Mondial après 1998… où il était déjà le pays hôte.

Malgré le soutien d’une salle comble, les Allemandes n’ont jamais réussi à prendre les commandes d’une rencontre dominée de bout en bout par la Roja. Après l’égalisation allemande à 2-2,  un tir à trois points place définitivement l’Espagne en tête. Les Espagnoles creusent rapidement un écart supérieur à dix points dès le premier quart-temps, avant d’accentuer leur domination dans le deuxième. Un 8-0, faisant passer le score de 36-20 à 44-20, permet notamment à l’Espagne de prendre le large avant la pause.

Awa Fam a survolé la compétition. Crédit : FIBA

L’Allemagne ne parvient pas à inverser la tendance en seconde période. Même le troisième quart-temps, plus équilibré, tourne légèrement en faveur des Espagnoles. Celles-ci continuent ensuite d’accroître leur avance jusqu’à atteindre 32 points (79-47) dans la dernière période. Un 6-0 allemand en fin de rencontre ne change rien à l’issue du match. L’Espagne, qui a mené pendant plus de 39 minutes, s’impose logiquement de 30 points. Awa Fam mène l’Espagne avec 17 points, 4 rebonds et 3 contres.

Prochains matchs : Mali vs Espagne (05/09, 11h30) et Allemagne vs Japon (05/09, 18h).

Tchéquie – Italie : 54 – 63

Après avoir raté les deux dernières éditions de la Coupe du Monde, la Tchéquie était de retour, mais face à elle se dressait un sacré obstacle dans le groupe D. De retour pour la première fois depuis 1994, l’Italie arrive à ce Mondial avec un statut d’outsider après sa troisième place à l’EuroBasket.

L’attente est enfin terminée pour l’Italie. Pour son retour en Coupe du monde féminine après 32 ans d’absence, la sélection italienne s’est imposée face à la Tchéquie à Berlin. Il s’agit de sa première victoire dans la compétition depuis 1994. À l’époque, les Italiennes avaient conclu leur tournoi par un succès 90-75 contre le Japon lors du match pour la onzième place.

Cette première rencontre avait également un parfum de revanche. La Tchéquie avait battu l’Italie 74-69 lors de leur dernière confrontation, pendant les qualifications pour l’EuroBasket 2025. Depuis, les Italiennes ont progressé, mais la rencontre n’a pourtant pas commencé idéalement. La Tchéquie prend les devants dans les premières minutes et oblige l’Italie à courir après le score. Les Transalpines restent néanmoins au contact avant de progressivement renverser la situation, notamment grâce à Cecilia Zandalasini.

Mais Matilde Villa s’est également montrée déterminante dans les moments importants. La joueuse de 21 ans inscrit tout d’abord le premier panier italien de cette Coupe du monde, mettant symboliquement fin à 32 années d’attente. Elle se distingue surtout dans la deuxième partie de la rencontre.

Une victoire historique pour l’Italie. Crédit : FIBA

Alors que l’Italie tente de prendre définitivement le contrôle, Villa réussit un tir à trois points juste avant la fin du troisième quart-temps. Ce panier permet aux Italiennes de porter leur avantage à deux possessions et de se placer dans une position favorable avant les dix dernières minutes.

La Tchéquie tente de rester au contact, mais l’Italie ne lâche plus les commandes. Dans le quatrième quart-temps, Villa réalise une nouvelle action décisive avec un panier marqué malgré la faute. Son lancer franc supplémentaire offre alors à l’Italie sa première avance à deux chiffres de la rencontre et rapproche définitivement son équipe de la victoire. Après avoir dû remonter un retard en début de rencontre, les Italiennes maîtrisent ainsi les moments décisifs pour finalement s’imposer 63-54. Julie Pospisilova (21 points à 8-16 dont 4-5 à 3 points et 3 interceptions) aura fait de son mieux mais n’a pas pu éviter la défaite pour son équipe.

Prochains matchs : Chine vs Tchéquie (06/09, 14h30) et Italie vs États-Unis (06/09, 20h45).

Hongrie – France : 53 – 99

Enfin, dans le dernier match de la journée, la Hongrie, de retour en Coupe du Monde pour la première fois depuis 1998, faisait face au favori du groupe B, la France vice-championne olympique en titre.

Après quelques minutes équilibrées, les Bleues ont rapidement imposé leur rythme. Menées 5-4, elles enchaînent les paniers pour prendre les commandes et terminer le premier quart-temps avec une avance déjà confortable de 18 points (29-11).

La France commence idéalement cette Coupe du Monde. Crédit : FIBA

La domination française s’accentue dans le deuxième quart-temps. Grâce à une défense agressive provoquant de nombreuses pertes de balle hongroises, la France multiplie les situations de transition. Gabby Williams (17 points à 7-10 dont 3-5 à 3 points et 3 interceptions) se montre particulièrement efficace avec deux tirs à trois points consécutifs, tandis que Dominique Malonga (17 points à 6-9, 10 rebonds, 2 contres) apporte sa présence près du cercle. À la pause, l’écart atteint 41 points (61-20).

Avec une telle avance, les Bleues peuvent gérer la seconde période et faire largement tourner leur effectif. La Hongrie retrouve quelques solutions offensives, mais ne parvient jamais à réellement réduire l’écart. La France mène encore 77-31 après trois quarts-temps. Les Françaises poursuivent leur démonstration dans la dernière période. La France débute ainsi son tournoi par une victoire autoritaire de 46 points.

MVP de la 1e journée de la Coupe du Monde féminine 2026 : Emma Meesseman

La Belgique ne compte pas faire office de figurant dans cette Coupe du Monde. Elle veut une médaille, sa première dans cette compétition, et elle a montré aujourd’hui qu’elle a les armes pour, notamment sa plus grande force de frappe : Emma Messeman.

La superstar belge a inscrit 27 points, établissant ainsi un record personnel dans cette Coupe du Monde ainsi que le meilleur total jamais réalisé par une joueuse belge dans la compétition. Meesseman ne s’est pas contentée de marquer ; elle a livré une prestation complète, cumulant 9 rebonds, 5 passes décisives et 2 contres. La Belgique avait bien besoin de tout cela face à une équipe de Turquie accrocheuse.

C’est surtout en défense que nous avons dû procéder à quelques ajustements pour gagner en agressivité et fluidifier notre jeu offensif », a déclaré Emma après le match. « Je pense que nous avons fait le bon choix.

Classement à la fin de la 1e journée de la Coupe du Monde féminine 2026:

Groupe A

Groupe B

Groupe C

Groupe D

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