La Betclic Élite est de retour, et les dernières équipes sont désormais prêtes à retrouver les parquets. Après deux premiers volets consacrés à plusieurs formations du championnat, place à Chalon, Nanterre, Gravelines et Strasbourg. Entre la volonté de retrouver les playoffs, deux clubs qui s’apprêtent à retrouver la Basketball Champions League et une nouvelle bataille pour le maintien, les enjeux sont nombreux pour ces quatre équipes. Tour d’horizon de leurs effectifs, de leurs recrues et de leurs ambitions avant le début de la saison.
Elan Chalon : objectif Playoffs

Bilan saison 2025-2026
Betclic Élite : 9e, 16 victoires / 14 défaites
Playoffs : éliminé au deuxième tour du Play-In contre Strasbourg
Coupe de France : éliminé en quarts de finale contre Hyères-Toulon
Coupe d’Europe : éliminé durant la deuxième phase de groupes
Difficile de faire un bilan de cette saison pour les Chalonnais. Le bilan en championnat est bon, sans pour autant accrocher les playoffs. L’épopée en Coupe d’Europe a été l’un des moteurs de la saison, sans pour autant permettre de se qualifier en quarts de finale. Il y a eu beaucoup de belles choses à Chalon, mais l’impression d’une saison en demi-teinte demeure.
Ils partent :
Lionel Gaudoux
Obinna Anochili-Killen
Yohan Choupas
Zac Cuthbertson
Justyn Mutts
Nate Darling
Brandon Paul
Ils restent :
Mathéo Leray : approché par des universités américaines et plusieurs équipes d’EuroLeague, le Français a décidé de prolonger l’aventure à Chalon. Sous contrat jusqu’en 2028, le meneur semble avoir considérablement progressé sur le plan offensif cet été, notamment au tir.
Clarence Nadolny : le meneur français avait d’abord eu du mal à trouver sa place dans l’élite, avant de s’imposer de plus en plus en cours d’année. Au vu de son intersaison, cette saison pourrait bien être celle du déclic pour lui.
Jeremiah Hill : star chalonnaise et désormais capitaine, le Camerounais a encore réalisé une super saison l’an passé. L’arrière a encore brillé en pré-saison, dans un rôle plus scoreur (15 points contre Nancy et 17 points contre Antwerp).
Klark Riethauser : après trois ans au centre chalonnais, l’ailier suisse décroche enfin son premier contrat pro. Joueur ultra-complet des deux côtés du terrain, il est un prospect sérieux à la draft NBA. En pré-saison, il a d’ailleurs montré toutes ses qualités avec un match à 20 points contre une équipe de deuxième division allemande.
Yannis Tonnelier : le jeune pivot enchaîne sur une deuxième saison consécutive après une première en dents de scie. Le Français possède un potentiel indéniable, déjà de par son physique exceptionnel (2,15 m), mais sa capacité à résister aux plus gros intérieurs du championnat reste à prouver.
Grant Golden : l’intérieur était arrivé en cours d’année et s’est parfaitement adapté au système de jeu bourguignon. Pivot passeur, bon tactiquement et précis près du cercle, l’Américain a affiché une ligne de stats ultra-complète (10 points, 7 rebonds, 3 passes décisives).
Ils arrivent :
Damian Dunn : meneur intelligent, capable de gérer le tempo d’un match, de scorer et d’organiser le jeu. Un profil qui vient pallier les défauts des joueurs extérieurs de l’effectif. Un joueur propre qui va canaliser une équipe parfois un peu trop fantasque.
Aher Uguak : c’est un gros soldat qui débarque en Saône-et-Loire. Pas le joueur le plus élégant, mais un joueur capable d’imposer un rythme élevé des deux côtés du terrain. Le Canadien sort d’une saison moyenne en Allemagne (4,2 points) et vient se relancer du côté de Chalon.
Jeriah Horne : il a été officialisé à la suite du départ prématuré de Miller Kopp, et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’Américain a frappé fort d’entrée de jeu. 12 points contre Strasbourg, 20 points contre Nancy, l’ailier fort s’est imposé comme un joueur puissant à l’intérieur et létal derrière l’arc.
Carl Ponsar : après une grosse saison au Legia Varsovie, le poste 4 français débarque à Chalon. Un soldat fiable, solide défensivement avec un bon impact offensif, il sera un joueur important de l’effectif d’Elric Delord.
Noa Kouakou-Heugue : formé au Pôle France, l’intérieur s’est exilé en Australie pour se préparer à la draft NBA. Des performances décevantes, peu de temps de jeu et un retour en France pour reprendre confiance. Joueur de 2,09 m ultra-mobile et athlétique, il a rapidement brillé sous ses nouvelles couleurs (10 points contre Antwerp et Strasbourg, 8 points contre Nancy). Il sera un joueur à suivre de près cette saison.
7 victoires en autant de rencontres en pré-saison, un recrutement intéressant, l’Élan Chalon peut nourrir des espoirs cette saison. Les Bourguignons ne souhaitent pas rater les playoffs pour une deuxième saison consécutive. Jouer la gagne en FIBA Europe Cup semble également être un objectif logique.
Nanterre 92 : confirmés après une saison d’exception

Bilan 2025-2026 :
Betclic Élite : 3e, 21 victoires / 9 défaites
Leaders Cup : éliminé en quarts de finale contre Le Mans
Playoffs : éliminé en demi-finale contre Monaco (3-1)
Coupe de France : éliminé en demi-finale contre Monaco
Quelle saison pour les joueurs de Nanterre 92… Avec le 11e budget du championnat, les Franciliens viennent accrocher un podium, monopolisé par les équipes d’EuroLeague depuis trois saisons. Une très bonne saison qui enverra les joueurs de Julien Mahé en Basketball Champions League.
Ils partent :
Zakai Zeigler
Mathis Dossou-Yovo
Roko Prkačin
Jeremy Senglin
Alexandre Chassang
Ahmad Caver
Ils restent :
Hugo Yimga-Moukouri : il est un prospect naturel pour la draft et cette saison sera certainement sa dernière en France. Le joueur, qui semble encore avoir progressé cet été, risque de faire mal sur les parquets du championnat.
Danta Scott : il avait apporté pleine satisfaction l’an dernier et sa prolongation est l’un des grands coups de l’intersaison. Poste 3-4, scoreur-shooteur, il a affiché une très belle ligne de stats en Betclic Élite (11,4 points, 4,7 rebonds à 38,7 % derrière l’arc).
Len Schoormann : Julien Mahé et son staff conservent un autre joueur majeur du succès francilien de l’an passé. Avec 11,4 points à 55 % au tir et 44 % à trois points, l’arrière allemand a réalisé la meilleure saison de sa carrière.
Benjamin Sene : c’est devenu un incontournable à Nanterre. Au club depuis six saisons, le Français semble se bonifier avec l’âge. L’exercice 2025-2026 fut le plus prolifique de sa carrière sur le plan statistique (12,1 points et 5,6 passes décisives).
Paul Lacombe : légende du championnat, qui brille par sa polyvalence et son intelligence de jeu, il est le genre de joueur qui peut changer un groupe entier. À 36 ans, le Français s’imposera davantage comme un mentor et un joueur de complément que comme un titulaire en puissance.
Mitchell Saxen : il avait découvert l’Europe l’année dernière avec Nanterre et avait offert une saison mitigée. Pesant dans le jeu, mais décevant sur le plan statistique (4,4 points et 5,4 rebonds), sa deuxième saison en Europe pourrait être plus prolifique au vu de son potentiel.
Lucas Dussoulier : sixième saison à Nanterre pour l’ailier shooteur. Julien Mahé conserve un joueur fiable, intelligent et bon défensivement.
Ils arrivent :
Xavier Castaneda : il a déjà fait le bonheur des supporters bressans il y a deux ans (17,1 points de moyenne), l’Américano-Bosniaque est de retour en France. Il incarnera le visage de la ligne extérieure francilienne cette saison.
J’wan Roberts : un cursus complet en NCAA, un échec à la draft 2025, un passage mitigé à l’Alba Berlin, et voilà que l’Américain débarque dans le 92. Ailier fort dominant, fiable dans la raquette, cette saison pourrait être celle du rebond après un premier passage moyen en Europe (5,7 points en 17 minutes par match).
Devin McGlockton : première expérience en Europe après quatre ans en NCAA. Poste 3-4 mobile, puissant et capable de shooter, sa pré-saison a cependant été poussive malgré un super match contre Paris en Supercoupe. Les interrogations résident dans sa capacité à s’adapter au basket professionnel.
Six départs pour seulement trois recrues : même si Nanterre a conservé une partie de ses cadres, les renforts semblent légers pour assumer la Coupe d’Europe. Même si l’effectif reste compétitif, un roster de dix joueurs reste un peu juste pour une équipe de BCL. Les bases de la saison dernière laissent tout de même présager de belles choses pour Nanterre 92.
Gravelines Dunkerque : en avant le maintien

Bilan 2025-2026
Betclic Élite : 14e, 8 victoires / 22 défaites
Coupe de France : éliminé en 32e de finale contre Le Portel
Une année de plus où Gravelines plie mais ne rompt pas. Cela fait maintenant trois saisons que le BCM se bat pour le maintien. Avec un bilan catastrophique, c’est finalement la différence de points qui a permis aux Maritimes d’éviter les playoffs d’Élite 2. Mission maintien cette saison dans le Nord. Après plus de 10 ans sans playoffs, avoir de plus grandes ambitions serait bien ambitieux.
Ils partent :
Valentin Chéry
Edon Maxhuni
Mike Lewis II
Chris Babb
Gauthier Denis
Tajuan Agee
David Joplin
Romain Valakou
Ils restent :
Neal Quinn : arrivé du Portel en cours d’année, le géant maritime rempile pour une saison à Gravelines. Après une bonne deuxième partie de saison (6,9 points et 5,4 rebonds), l’Américano-Irlandais et ses 2,18 m feront du bien dans la peinture du BCM. Il ne sera toutefois pas sur les parquets de Betclic Élite avant six à huit semaines.
Vafessa Fofana : plus besoin de le présenter… Au club depuis 2021 et capitaine, il incarne désormais l’ADN de ce club. Alors qu’il réalisait le meilleur début de saison de sa carrière, une blessure a coupé le Français dans son élan. Son retour à la compétition sera l’un des enjeux de la saison.
Soren Bracq : à seulement 19 ans, la progression du Français saute aux yeux d’année en année. Depuis ses débuts en Espoirs à Cholet, les observateurs ont senti un potentiel particulier chez ce garçon. L’année dernière, il a montré de belles choses (5,4 points et 15 minutes par rencontre). Une prolongation logique pour les Maritimes, qui accompagneront ce jeune joueur dans sa progression.
Louka Letailleur : encore plus jeune (18 ans), enfant de la maison, il était important pour Gravelines de conserver sa pépite. L’année dernière, il a oscillé entre les pros et les Espoirs. Cette saison sera certainement celle du saut dans le grand bain pour lui. En pré-saison, il s’est particulièrement régalé avec quatre performances à plus de 10 points.
Jacob Gilyard : ancien joueur NBA avec Memphis, l’Américain était arrivé en cours d’année dans le Nord. Avec 11,3 points de moyenne et 5,5 passes décisives, il représente le profil du meneur classique, capable de scorer et de distribuer les passes. Bémol cependant sur ses pourcentages, pas toujours propres.
Ils arrivent :
Mikael Hopkins : c’est le profil typique de l’intérieur moderne. Mobile, avec une bonne qualité de dribble, capable de tirer longue distance et puissant dans la raquette, l’Américain est un intérieur ultra-complet qui pourrait devenir l’un des visages de la saison gravelinoise.
Aubrey Dawkins : neuvième club en autant d’années pour l’ailier fort. Partout où il est passé, il a apporté satisfaction. L’an dernier, en Italie, il a inscrit 8,4 points par match à 40 % à trois points, fidèle à sa réputation de gros shooter.
L.J. Thorpe : c’est un meneur scoreur américain comme on a l’habitude d’en voir dans notre championnat. Il va très vite en sortie d’écran, est plus efficace proche du cercle et est également bon passeur. Il sera un atout pour Gravelines, surtout au vu de sa bonne pré-saison (10,2 points de moyenne).
Jahel Trefle : il a été particulièrement intéressant contre Nancy le 13 septembre (20 points). L’intérieur français, peu utilisé à Strasbourg, vient chercher du temps de jeu dans une équipe d’élite. À voir comment le joueur de 18 ans va s’adapter à ce nouveau niveau.
Jaren Lewis : poste 4 qui arrive en provenance de deuxième division italienne, il a réalisé une bonne pré-saison sous les couleurs maritimes. 16 points contre Nancy, 10 contre Cholet, l’Américain a montré l’étendue de sa palette offensive, particulièrement complète.
Hassan Martin : l’Américain arrive en tant que pigiste médical pour deux mois afin de pallier l’absence de Neal Quinn. Ancien pivot de l’Olympiakos et de l’Étoile rouge de Belgrade, il débarque à Gravelines après une succession de blessures.
Six victoires en sept matchs de préparation, une belle victoire contre Cholet (94-83) : les signaux sont forcément positifs dans le Nord. L’effectif est intéressant, costaud à l’intérieur, mais pourrait manquer de talent et de créativité à l’extérieur. Le travail de pré-saison a été fait, place au championnat désormais.
SIG Strasbourg : confirmer son retour en Playoffs

Bilan 2025-2026 :
Betclic Elite : 8e, 17 victoires / 13 défaites
Leaders Cup : éliminé en quart de finale contre Monaco
Playoffs : éliminé en quarts de finale contre Paris (2-1)
Coupe de France : éliminé en quarts de finale contre Le Mans
Le bilan de la saison passée est forcément positif à Strasbourg. La SIG retrouve enfin les playoffs, deux ans après sa dernière apparition. À l’époque, Victor Wembanyama jouait encore aux Metropolitans 92. Depuis, le Français est devenu égérie NBA 2K, meilleur défenseur de l’année et même finaliste NBA. Pour dire à quel point ça fait longtemps. Et si bon nombre d’équipes rêveraient de connaître le luxe de ne passer que deux saisons sans playoffs, pour une institution comme la SIG Strasbourg, habituée à les disputer presque chaque année, l’attente commençait à se faire longue.
Ils partent :
Jean-Baptiste Maille
Louis Labeyrie
Nelly Junior Joseph
Fousseyni Traoré
Jahel Trèfle
Gabe Brown
Mike Davis Jr.
Logan Bourgeois
Ils restent :
Maxence Lemoine : l’enfant du club est de retour. Après une saison en prêt en Élite 2 avec La Rochelle, le joueur de 19 ans revient à Strasbourg. L’année dernière, l’arrière a franchi un cap avec 10,9 points de moyenne en 24 minutes. Un rôle majeur qui a permis au Français de progresser, désormais capable d’affronter l’élite.
William Pfister : à 31 ans, le Français aura le rôle de mentor dans cette équipe de la SIG. L’équipe de Jānis Gailītis conserve un joueur fiable qui, comme partout où il est passé, grattera ses minutes au sein de l’effectif.
Abdoulaye Ndoye : Cholet, Monaco, Gravelines, Le Mans et, depuis un an maintenant, Strasbourg : le Français est installé dans notre championnat depuis 10 ans maintenant. Pas le plus flashy, ni le plus grand créateur de tirs, mais un joueur complet qui pèse sur tous les compartiments du jeu (10,4 points ; 4,8 rebonds ; 4,7 passes décisives par match la saison dernière). Cette année encore, il apportera sa polyvalence et son expérience au club alsacien.
Ben Gregg : létal en catch and shoot, solide proche du cercle, l’ailier fort américain est l’exemple typique du poste 4 shooteur. Le genre de joueur indispensable dans une équipe, il rempile pour une saison après avoir parfaitement rempli le contrat de la première.
Ils arrivent :
Tymu Chenery : c’est le poste 3 scoreur par excellence. Capable de te débloquer une possession, l’ailier américain sait se créer des tirs n’importe où sur le terrain. En sortie de dribble à 3 points ou dans la raquette après un drive, sa palette offensive est ultra-complète. L’an passé au Danemark, il a affiché des statistiques offensives impressionnantes (16,6 points à 52 % au tir et 41 % à trois points). Attention tout de même à sa sélection de tirs douteuse, avec des pourcentages pouvant baisser drastiquement (35 % en playoffs l’an passé, 35 % avec la SIG en présaison).
Neftali Difuidi : il avait confirmé tout son talent à Saint-Quentin l’année dernière. Pour sa première saison dans l’élite, il a compilé 11,6 points, 4,5 rebonds et 1,2 interception. L’arrière s’est montré efficace dans tous les compartiments du jeu. Le doute réside dans sa capacité à endosser un rôle majeur dans une équipe aussi ambitieuse que la SIG.
Jake Forrester : intérieur athlétique, mobile, proactif des deux côtés du terrain. En présaison, il a affiché un visage prometteur avec 12,8 points de moyenne à 62 % au tir. Il sera sans doute une pièce centrale de l’animation strasbourgeoise cette saison.
Justin McKoy : c’est peut-être lui la future star de cette équipe. L’Américain sort pourtant d’une saison moyenne à Andorre en Liga Endesa (6,6 points de moyenne à 35 % au tir), mais il n’en est pas pour autant moins talentueux. Énorme depuis le début de la présaison sous les ordres de Jānis Gailītis, avec 22,4 points de moyenne en 5 matchs et une performance XXL contre Chalon avec 30 points et 8 sur 12 derrière l’arc. L’ailier fort n’est clairement pas le profil classique du scoreur en Betclic Elite, connue pour recruter ses stars sur les postes 1 et 2.
Sam Alajiki : pour le moment, il apparaît comme un bon joueur de rotation. L’Américain arrive d’un court passage en deuxième division italienne. Un joueur combatif, capable de shooter sans être un expert de l’exercice, il sera certainement la doublure de Tymu Chenery, destiné à être dans le cinq majeur.
Les départs de Gabe Brown, Nelly Joseph et Mike Davis Jr. sont évidemment un gros coup dur pour la SIG. Si les deux premiers ont été respectivement plutôt bien remplacés, Mike Davis Jr. semble laisser un trou béant derrière lui. L’effectif strasbourgeois semble plutôt fiable, mais pourrait manquer de créativité offensive, notamment sur les postes 1 et 2. Avec une Coupe d’Europe en plus cette saison, quelques doutes planent encore du côté de Strasbourg.





