Daryl Morey, Josh Harris regardant Joel Embiid sur le futur des 76ers

Trade deadline NBA 2026 : 6 trades possibles pour les 76ers

Avant d’engloutir les idées pour la trade deadline comme votre oncle pendant les fêtes, il faut s’arrêter sur la situation financière des Sixers à l’aube de 2026. Philadelphie est actuellement au-dessus de la luxury tax d’environ 6,9 millions de dollars, tout en restant en-dessous des différents tabliers (aprons) prévus par le CBA. Cette taxe peu connue du grand public est cruciale, car elle conditionne les décisions à venir de la franchise.

La taxe et Josh Harris, des noces de cristal cette année ?

Depuis l’arrivée de Josh Harris à la tête des 76ers en 2011, soit bientôt 15 ans, la philosophie est claire : Philadelphie a historiquement davantage profité du système de redistribution de la taxe qu’elle n’y a contribué. Autrement dit, la franchise a évité au maximum de payer la luxury tax lorsque cela était possible, préférant rester dans une logique d’optimisation financière avec près de 6M économisés en 15 ans. Une goutte d’eau dans l’océan de la masse salariale qui a débordé de son lit de de 58M de cap space en 2011-2012 à 140M pour cette saison 2024-2025.

Tableau récapitulatif de la taxe NBA 2011-2024 qui mets en avant une balance commerciale positive pour les Sixers
Taxe 2011-2024 76ers – Crédit u/WhereDaHinkieFlair

L’arrivée récente de Bob Myers comme conseiller sportif de la holding Harris Blitzer Sports & Entertainment pourrait laisser penser à un changement de cap à l’orée des 250 ans de l’indépendance américaine qui rend Philadelphie comme l’une des 10 meilleures destinations de 2026 selon le Wall Street Journal. L’ancien architecte des Warriors n’a jamais hésité à payer la taxe à Golden State. Mais la réalité est simple : ce n’était pas son argent. Il est donc plus raisonnable de s’attendre à une continuité de la stratégie Harris plutôt qu’à une révolution budgétaire.

Cette contrainte financière a aussi un impact immédiat sur l’effectif. Les Sixers ne disposent que d’une seule place libre pour officialiser les contrats two-way de Dominick Barlow et Jabari Walker. Pour les conserver pour de potentielles séries de playoffs, Philadelphie devra obligatoirement faire de la place, à la fois dans l’effectif et sur la masse salariale.

C’est pourquoi les 76ers devraient adopter une posture de vendeurs à l’approche de la trade deadline. L’objectif sera clair : échanger plusieurs joueurs contre un nombre plus réduit de joueurs via de multiples trades, afin de repasser sous la taxe et pouvoir sécuriser Barlow et Walker sans compromettre la ligne financière chère à Josh Harris. En clair, vous n’allez pas voir Giannis dans cet article.

Avec quoi Philadelphie peut négocier ?

Parler de trades, c’est bien, mais encore faut-il avoir des pièces à mettre sur la table. Pour la saison 2025-26, les 76ers disposent d’un ensemble d’actifs intéressants, à commencer par cinq contrats expirants non restreints à l’été 2026 : Quentin Grimes (25 ans, 8,7 M$), Kelly Oubre Jr. (30 ans, 8,38 M$), Andre Drummond (32 ans, 5 M$), ainsi que les vétérans Eric Gordon (37 ans) et Kyle Lowry (39 ans), tous deux sous contrat minimum. Ces profils offrent une certaine flexibilité, aussi bien pour des équipes en quête de cap space que pour des contenders cherchant de la profondeur à court terme.

À côté de ces contrats expirants, Philadelphie détient un noyau de jeunes joueurs à fort potentiel, tous sous contrats sur plusieurs saisons et donc attractifs dans des discussions de trade. Jared McCain (21 ans) est lié aux Sixers via un contrat rookie de 4,22 M cette saison jusqu’à 8,64 M sur sa dernière année optionnelle en 2028, tandis que Trendon Watford (25 ans) dispose d’un contrat flexible autour de 2,5 à 2,8 M par an. Justin Edwards (22 ans) est également dans les 2 M de salaires sur les prochaines saisons, assorti d’une option d’équipe en 2028.

Adem Bona (22 ans) et Johni Broome (23 ans) complètent ce groupe avec leurs contrats rookies de second tour, démarrant respectivement à 1,95 M et 1,27 M. Ces profils jeunes et peu coûteux offrent aux Sixers une vraie flexibilité pour construire des packages de trades, que ce soit pour alléger le cap ou viser un renfort plus ambitieux.

Pour ce qui est des picks Daryl Morey et Elton Brand possèdent un grand nombre de choix du premier tour avec les année 26, 28, 29, 30, 31 leur appartenant et celui des Clippers 2028 ainsi qu’un échange en 2029 toujours avec les Clippers qui sont des reliquats du trade de James Harden. Sans compter une dizaine de seconds tours de draft mine de rien la ville de Rocky a les clés de son avenir.

Parmi tous ces contrats Quentin Grimes apparaît naturellement comme la pièce la plus évidente à inclure dans un échange, mais sa situation est plus complexe qu’il n’y paraît : en signant sa qualifying offer à l’automne, le joueur de 25 ans dispose désormais d’une no-trade clause qu’il est libre d’activer ou non.

Dans ce contexte, les Sixers disposent d’environ 13 millions de dollars de salaire « à valeur négative » comme diraient certains haters avec Kelly Oubre Jr. et Andre Drummond, mais devront sans doute envisager soit de convaincre Grimes de lever sa clause ou d’intégrer un jeune comme McCain et des choix de draft dans l’équation pour débloquer certaines pistes avant la trade deadline 2026.

Trade possible n°1 :  Zaccharie Risacher contre McCain, Oubre, Drummond et un premier choix

Continuer la filière française aux Sixers (TLC Poirier Batum Yabusele) en échange d’un meneur prometteur mais souvent absent des parquets, deux contrats expirants et un premier tour de draft après 2030 ? C’est une possibilité qui doit trotter dans la tête du management de la franchise de Josh Harris. Surtout qu’avec cet échange les Hawks encaissent 4.4M de cap space pendant que les Sixers se rapprochent du Graal, à savoir de ne pas payer la taxe. 

De mon point de vue c’est un crève-cœur de toucher à McCain mais s’assurer un premier choix de draft jeune aussi versatile et aussi peu cher (13M) sur les rotations d’ailiers peut être entendu. Surtout que l’avenir de McCain est barré par un Maxey d’un tout nouveau calibre cette saison pendant que sur les ailes Paul George, payé 55M l’année jusqu’en 2028, commence tout juste à revenir sur pieds depuis qu’il a posé ses valises en Pennsylvanie.

Pour les Hawks il y a peut-être la porte de sortie rêvée pour Zaccharie mais surtout pour Quin Snyder avec le possible départ de Trae Young à cette trade deadline 2026. l’équipe pourrait enfin chercher un meneur d’avenir à côté d’un Jalen Johnson qui aurait pleinement les clés du camion. L’acquisition de picks de draft peut être aussi la continuité du management Géorgien comme lors de la draft 2025 avec le trade des Pels, descendre à la draft pour récupérer un premier tour 2026 des Pelicans.

Trade possible n°2 :  Tari Eason et un complément de salaire contre Grimes 

La quatrième plus grande ville des Etats-Unis a une place particulière pour l’ancien joueur des Knicks et des Mavs. Quentin Marshall Grimes est né à Houston, a fait son lycée à Houston, n’a pas eu d’offre de l’université de Houston en sortie de lycée et est allé à l’université de Kansas (membre de la BIG 12 conférence comme … Houston) pour finalement changer de programme universitaire au bout d’un an et arriver à … l’université d’Houston. Même lors de l’été 2025 alors que ses coéquipiers s’entraînaient dans les installations des 76ers et que les regards des fans étaient braqués sur lui au moindre post instagram, il s’est entraîné à l’université de Houston.

Nul doute que la destination en haut de la pile des possibilités pour Quentin Grimes est Houston et sa franchise des Rockets. La franchise Texane pourrait être intéressée par le guard d’1m95 pour ses qualités de porteur de balle secondaire et sa capacité à défendre dans le périmètre en l’absence de Fred VanVleet touché par une rupture des ligaments croisés en septembre alors qu’il performait bien ces dernières années.

Tari Eason pourrait être la cible d’échange pour consolider la défense en blitz chère à Nick Nurse tout en permettant aux 76ers de couper un contrat minimum comme celui de Jeff Green pour permettre la viabilité de ce trade, économiser quelques centaines de milliers de dollars et éviter des négociations contractuelles compliquées à l’été 2026.

Trade possible n°3 :  Knecht et Thiero contre Drummond et Gordon

Retrouvailles entre les picks 16 et 17 de la draft 2024, la grande majorité des fans de Phila étaient persuadés que les 76ers allaient prendre Knecht en 16 et McCain allait se retrouver en 17. On connaît tous l’histoire du trade manqué de Knecht à Charlotte, le joueur reste toujours sur un siège éjectable. 

Pour les 76ers, l’équipe s’assure un peu de profondeur sur les ailes à l’avenir avec aussi un Adou Thiero très sous-coté et qui peut être bien développé sous Nick Nurse.

Pour les Lakers, l’objectif principal est d’aller chercher des contrats expirants pour avoir de la flexibilité cet été afin de bien entourer Luka, Austin Reaves (et LeBron ???). Afin de faire passer la pilule et d’envoyer 2M hors du cap space, je pense 1 premier ou 2 seconds choix de draft doivent être ajoutés dans la balance. Mais il y a un monde où les Lakers jouent la montre en cherchant d’autres pivot back up à bas coût et se retrouvent être les avant-derniers des chaises musicales : prendre ce qu’il reste, sans un 1st pick.

Trade possible n°4 :  Jay Huff contre Kelly Oubre Jr et un second tour

C’est le trade un peu plus funky de la liste, les Pacers se retrouvent dans la même situation que les Sixers l’année dernière. Une équipe compétitive sur le papier mais plombée par les blessures longues durée et les vautours apparaissent à la deadline. Parce que oui Jay Huff est devenu un réel asset de trade chez les Pacers, avec ses 2.4 contres par matchs (!) en moins de 20 mins il est scruté par de nombreuses équipes dont les Sixers qui pourraient avoir une doublette Bona – Huff pendant les absences d’Embiid.

Ici les Pacers peuvent récupérer un jour de rotation sur les ailes le temps que Nesmith soit réellement sur deux jambes et gagnent en flexibilité l’été prochain quand l’effectif sera de retour de l’infirmerie contre 1 ou plusieurs second tours de draft. Je ne pense pas que les Pacers puissent récupérer un first pick à partir de Jay Huff mais on ne sait jamais avec les Pels dans les parages !

Trade possible n°5 :  Dosunmu contre Kelly Oubre et Eric Gordon

C’est selon moi le trade le moins probable de cette liste mais les Bulls peuvent peut-être nous surprendre.  En effet on a pu voir des rumeurs sur Anthony Davis de retour dans son Illinois natal, c’est peut être la bonne année pour accumuler les contrats expirants et des picks pour faire un gros move à l’été 2026. 

Les 76ers auraient enfin un joueur pouvant porter la balle et jouer sur les postes 1-3 accompagné de deux big men comme Barlow et Embiid. D’un point de vue financier cela permet d’économiser plus de 3M dans le portefeuille de Josh Harris en plus.

Trade possible n°6 :  Peyton Watson contre Trendon Watford et Eric Gordon

Peyton Watson va essayer de chercher un gros contrat cet été 2026 et les Nuggets ne semblent pas être en mesure de pouvoir lui proposer ce chèque. Afin d’éviter de perdre toute contre-partie, la franchise du Colorado pourrait se laisser tenter par Trendon Watford après avoir zieuté Guerschon tout l’été 2025. Un grand forward pouvant réaliser des triples doubles accompagné d’un tireur efficace du parking c’est alléchant contre un contrat expirant.

Ce move pour les 76ers permettrait de réduire la rotation dans le cas où Oubre trouve preneur. Il faudrait agrémenter ce trade par des picks pour être réellement pertinent mais le marché peut être fluctuant avec les blessures qu’ont les différentes franchises NBA.

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