Il ne reste plus que 8 équipes dans la Coupe du Monde 2026 et elles se sont toutes affrontées à la Berlin Arena le 10 septembre. Qui a remporté son quart de finale et obtenu sa place dans le dernier carré? Qui a échoué et rentrera à la maison sans médaille?
États-Unis – Hongrie : 108 – 56
La journée a commencé avec le quart de finale le plus déséquilibré sur le papier. Les États-Unis sont les grandissimes favoris, en route pour remporter la Coupe du Monde pour la cinquième fois consécutivement. Pour la Hongrie, sortir de la phase de groupe était déjà un exploit. Une place dans le top 8 leur certifie leur meilleur classement depuis 1986. Ainsi, même si elles ne partent pas favorites, les Hongroises vont tout donner et essayer de poursuivre leur beau parcours.
Après quelques premières minutes relativement disputées, Team USA a rapidement pris le contrôle avant de creuser un écart considérable. Elle inscrit les premiers points de la rencontre, mais la Hongrie passe brièvement devant grâce à un tir primé. Les Américaines réagissent immédiatement et accélèrent progressivement. Napheesa Collier participe à l’offensive, tandis que la défense américaine provoque de nombreuses pertes de balle. À la fin du premier quart-temps, les États-Unis mènent déjà 36-12.
La domination se poursuit avant la pause. Team USA rejoint les vestiaires avec 29 points d’avance. En menant 59-30 à la mi-temps, elles ont établi un record de points inscrits en première période pour un quart de finale de Coupe du Monde féminine. Ce total de 59 points représentait la meilleure performance offensive des États-Unis après 20 minutes de jeu dans un match à élimination directe de la compétition. Avec un écart de 29 points, il s’agissait de la plus large avance à la mi-temps jamais enregistrée lors d’un quart de finale de Coupe du Monde féminine.
Les Américaines ne relâchent pas leur pression en seconde période et portent leur avantage à 93-47 après trois quarts-temps. Rhyne Howard se montre notamment efficace derrière l’arc. Sans suspense dans la dernière période, les États-Unis dépassent finalement les 100 points et concluent leur démonstration avec une victoire de 52 points. Collier était la meilleure joueuse avec 19 points à 9-13 au tir, 6 rebonds et 0 perte de balle. Howard s’est aussi démarquée avec 10 points à 3-3, 6 rebonds et 2 interceptions.
Les Américaines atteignent les demi-finales pour la douzième fois consécutive. Leur total de 108 points constitue le plus élevé jamais enregistré par une équipe lors d’un quart de finale de Coupe du Monde féminine. Les États-Unis sont devenus la première équipe à cumuler plus de 30 passes décisives lors d’un quart de finale de cette compétition.
Chine – France : 61 – 90
Le deuxième de la journée a vu les vice-championnes olympiques faire face aux vice-championnes du monde. Un duel de poids-lourd entre deux équipes qui ont pour l’instant répondu aux attentes. Si la France part favorite de ce quart de finale, il convient de rappeler que les Bleues n’ont pas atteint les demi-finales de la Coupe du Monde depuis 1953. Il ne faut donc pas sous-estimer la sélection asiatique.
Après un premier quart-temps disputé, les Bleues ont progressivement imposé leur rythme avant de s’envoler. La Chine résiste dans les premières minutes et réalise un 7-0 pour revenir à 14-14. Elle prend même deux points d’avance (20-18), son plus gros écart du match. À 2:37 de la fin du premier quart-temps, l’équipe européenne égalise à 20-20 sur un lay-up. La France prend ensuite définitivement les commandes.
Les Bleues accélèrent dans le deuxième quart-temps grâce à leur adresse extérieure. Un passage marqué par quatre tirs primés leur permet de porter le score à 34-23 et de prendre une première avance confortable. La France fait définitivement la différence après la pause. Dans le troisième quart-temps, elle inflige notamment un 11-0 à la Chine pour passer de 57-41 à 68-41.
L’écart atteint finalement 31 points dans la dernière période avant la victoire. Les Bleues établissent également un record pour un quart de finale avec 13 tirs à trois points et atteignent les demi-finales pour la première fois en se vengeant de la Chine 4 ans après ce quart de finale perdu. Xu Han, malgré ses 21 points à 8-13 et 9 rebonds, a été impuissante face à l’armada française.
Belgique – Allemagne : 74 – 93
Dans le troisième match de la journée, un duel 100% européen s’est tenu à la Berlin Arena. Deux équipes qui elles aussi sont là où on les attendait avant le début de la Coupe du Monde. La Belgique, double championne d’Europe en titre, est favorite et en quête d’une deuxième demi-finale en trois participations, ainsi qu’une première médaille. L’Allemagne, elle, a déjà réalisé son meilleur parcours dans un Mondial en atteignant le top 8, et avec l’appui de son public, veut réaliser un immense exploit.
La Belgique réalise pourtant le meilleur départ et mène de cinq points à plusieurs reprises dans le premier quart-temps. Mais à 51 secondes de la fin de la période, l’avantage va à l’Allemagne (20-19). Ce panier lance un 11-0 qui permet aux Allemandes de prendre dix longueurs d’avance.
La Belgique réagit dans le deuxième quart-temps avec un 7-0 pour revenir à 36-34, mais l’Allemagne conserve les commandes. Après la pause, les locales imposent leur intensité, leur puissance physique et leur collectif pour progressivement reprendre le large. L’écart atteint finalement 19 points et l’Allemagne s’impose devant 10 537 spectateurs. Portées par leur public à Berlin, les Allemandes atteignent ainsi les demi-finales pour la première fois de leur histoire. L’équipe affrontera désormais la France en demi-finales.
Nyara Sabally réalise un double-double avec 16 points et 12 rebonds, tandis qu’Alexis Peterson ajoute 13 points à 4-6 et 6 passes décisives. Malgré les 29 points à 12-21 et 8 rebonds d’Emma Meesseman, la Belgique ne parvient jamais à inverser la tendance.
Australie – Espagne : 66 – 89
Le dernier match mais non le moindre. L’Australie est à son dixième quart de finale consécutif en Coupe du Monde et veut participer à sa quatrième demi-finale consécutive désormais. Mais elle ne part pas favorite contre l’Espagne, qui après avoir raté l’édition de 2022, veut retrouver le podium. La phase de groupe ne s’est pas passée comme prévue, mais elle a terminé en tête et est plus reposée pour aborder ce match crucial.
Après un début de rencontre équilibré, les Espagnoles ont progressivement imposé leur défense et leur adresse extérieure pour prendre définitivement le contrôle. L’Australie démarre pourtant fort, mais l’Espagne répond immédiatement. Les deux équipes restent proches jusqu’au milieu du premier quart-temps, avant que l’Espagne n’accélère. Un excellent passage permet aux Espagnoles de terminer la période devant 31-17. L’écart continue ensuite de grandir et l’Espagne rejoint la pause avec une avance confortable. Après trois périodes, elle mène déjà 58-37.
L’Australie tente de réagir dans le dernier quart-temps avec Steph Talbot, mais l’Espagne conserve plus de vingt points d’avance pendant une grande partie de la période. Sans jamais être réellement inquiétée après le premier quart-temps, l’équipe double vice-championne d’Europe s’impose finalement et valide avec autorité son billet pour les demi-finales. Talbot aura beau finir avec un double-double (11 points à 5-8, 11 rebonds, 8 passes décisives, 2 interceptions), elle ne peut empêcher l’élimination des Opals.
MVP des quarts de finale de la Coupe du Monde féminine 2026 : Napheesa Collier
La force de la Team USA est sa profondeur. A n’importe quel moment, une joueuse qui n’a pas été remarquable jusqu’à présent peut prendre le match à son compte. Et contre la Hongrie, c’est exactement ce qu’a fait la joueuse des Lynx Napheesa Collier.
19 points à 9-13 au tir, 6 rebonds et 0 perte de balle. La joueuse qui a été discrète contre la Chine et l’Italie, puis solide contre la Tchéquie, a été dominante contre la Hongrie. Au milieu d’une performance historique pour les États-Unis, elle a réussi à se démarquer avec brio. Cela dit, elle ne perd pas de vue la prestation collective.
Nous faisions beaucoup circuler le ballon. Ce n’était pas du un-contre-un », a déclaré Collier aux journalistes après le match. « Nous cherchions une excellente position de tir, pas seulement une bonne, et c’est vraiment plaisant de jouer de cette façon. J’ai aussi l’impression que notre complicité se renforce à chaque match. »
Les demi-finales :
- France – Allemagne (12/09, 16h30)
- Espagne – États-Unis (12/09, 20h)




