Les Rockets à l’épreuve de l’après Los Angeles.

« OK Houston, nous avons un problème. » Nouvelle déconvenue pour les Rockets après l’élimination précoce en Playoffs face à Los Angeles (2-4). Incapables de rivaliser en attaque malgré les renforts estivaux, les hommes d’Ime Udoka ont trébuché au même stade que l’an dernier, eux qui nourrissaient de plus grandes ambitions. Maintenant, place à la suite et à un été mouvementé, où nul n’est à l’abri…

L’intersaison 2025-2026, symbole des objectifs affichés

Une chose est certaine : les Houston Rockets n’imaginaient pas une telle fin de saison à l’aube de l’exercice 2025-2026. Après la désillusion du Game 7 perdu au Toyota Center face aux Warriors, le front office avait choisi de changer de cap en remodelant en profondeur son noyau. Exit Jalen Green et Dillon Brooks, dites bonjour à un ancien MVP et futur Hall of Famer : Kevin Durant.

Un mouvement d’envergure, renforcé par les arrivées tout aussi intéressantes de Dorian Finney-Smith et Clint Capela, qui plaçaient la franchise texane parmi les prétendants crédibles au trophée Larry O’Brien. Mais dès le training camp, les Rockets ont été frappés par un coup dur majeur : la perte de leur chef d’orchestre offensif, Fred VanVleet, victime d’une rupture des ligaments du genou et contraint de manquer l’intégralité de la saison.

Rockets
Les qualités à la création de Fred Van Vleet (balle en main), ont cruellement manqué aux Rockets cette saison. Crédit : Erik Williams-Imagn Images

Sur le papier, les Rockets disposaient encore de sérieux atouts pour rester compétitif. Entre un Alperen Şengün en pleine affirmation, un Amen Thompson en pleine ascension et un Jabari Smith Jr fraîchement prolongé (pour 122 millions sur 5 ans), les bases restaient solides. Pourtant, ces promesses n’ont pas toujours trouvé leur traduction sur le terrain.

Privés d’un véritable créateur à la mène, les Rockets ont dû lutter tout au long de la saison régulière, parvenant malgré tout à accrocher une honorable 5e place dans une conférence Ouest particulièrement relevée. Mais une fois encore, les pépins physiques sont venus perturber leur dynamique : fin janvier, Houston a perdu pour plusieurs mois son pivot Steven Adams, touché à la cheville gauche.

Une absence préjudiciable dans l’équilibre des Rockets, tant le pivot néo-zélandais incarnait un véritable point d’ancrage défensif, capable de dissuader les pénétrations près du cercle, de sécuriser des rebonds et d’apporter une expérience précieuse dans la gestion des moments clés. Autant d’éléments qui comptent à l’heure d’aborder la postseason.

Steven Adams, soutenu par ses coéquipiers après sa grave blessure à la cheville. Crédit: Erik Williams-Imagn Images

Dans un tel contexte, l’idée d’un vrai run en playoffs relevait presque de l’utopie, d’autant que Kevin Durant, d’abord touché au genou puis à la cheville, n’a pu prendre part qu’à un seul match de la série face aux Lakers, alors qu’il avait quasiment honoré l’intégralité de la saison régulière, à l’âge de 37 ans.

Résultat, une attaque en manque de solutions, des choix catastrophiques en fin de rencontre (comme au game 3) et une adresse en panne, ont eu raison de la fin de saison des Rockets, éliminés 4‑2 par des Lakers privés de leur meneur star, Luka Dončić.

Quid de la suite ? Des mouvements en perspective ?

Les blessures peuvent certes fournir une partie des explications, tant l’effectif semblait construit pour briller au mois d’avril. Elles ne suffisent toutefois pas à justifier la défaillance de certains joueurs durant la série. Un signal d’alerte pour les dirigeants de la franchise texane, à commencer par le cas d’Alperen Şengün, pierre angulaire du projet.

Après une saison régulière brillante, ponctuée de 20,4 points, 8,9 rebonds et 6,2 passes de moyenne, le Turc était attendu comme un véritable leader, capable d’élever son équipe en Playoffs. Si sa série reste globalement correcte d’un point de vue statistique, les Lakers ont su déceler et exploiter certaines de ses failles, notamment en défense, en le ciblant constamment sur des pick-and-roll.

Un costume de leader trop grand en l’absence de KD pour Alperen Şengün ? Crédit : Kenneth Richmond / Getty Images North America/Getty Images via AFP)

Pas de quoi remettre en cause son talent, indéniable aux yeux de tout amateur de basket, mais suffisant pour interroger sur son rôle au sein de ce roster.

Avec un front office toujours aussi impatient de retrouver le goût d’un titre qui échappe à la franchise texane depuis 1995, chaque joueur est potentiellement concerné par un mouvement, d’Alperen Şengün à Kevin Durant.

Car oui, le dossier Kevin Durant s’annonce comme l’un des sujets les plus délicats au Texas cet été. Sous contrat jusqu’en 2028, mais doté d’une player option à l’été prochain, l’ancien MVP pourrait devenir une pièce d’échange très intéressante lors de cette intersaison. À 37 ans, le temps est compté et le natif de Washington reste en quête d’un titre conquis en dehors de ceux remportés avec les Warriors en 2017 et 2018. De quoi alimenter les rumeurs concernant un potentiel départ et de tester le terrain pour le board des Rockets.

Outre la question des transferts, le front office texan doit aussi se pencher sur la prolongation de plusieurs cadres du roster. Précieux lors de la saison, les contrats de Josh Okogie, Aaron Holiday, Tari Eason (vivement critiqué par Draymond Green pour ses switchs en défense face aux Lakers) ou encore Jae’Sean tate arrivent à expiration, ce qui pose autant de casse‑tête pour la franchise.

Une base solide pour l’avenir

Un gros mouvement n’est pas à écarter, mais Houston devrait choisir la stabilité en reconduisant un roster sensiblement similaire la saison prochaine. Une stabilité qui passerait notamment par le maintien d’Ime Udoka sur le banc, malgré une série où il est apparu parfois en manque d’inspiration. Prolongé au cours de l’année, l’ancien coach des Boston Celtics, arrivé à Houston en 2023, a remis les Rockets sur le devant de la scène en réussissant à structurer et à développer cette jeune équipe.

La jeunesse reste sans doute, au final, la principale raison de satisfaction du côté des Rockets. Avec des gros talents comme Amen Thompson (sûrement le meilleur frère de sa famille), Jabari Smith Jr ou encore Reed Sheppard (qui a explosé cette saison malgré une série plus compliquée), l’avenir de Houston semble être entre bonnes mains. Reste désormais à capitaliser sur l’expérience acquise et poursuivre la progression.

Reconnu pour ses qualités défensives, Amen Thompson a encore une marge de progression en attaque. Crédit : Mercedes Oliver/NBAE via Getty Images

Enfin, Houston pourra compter sur les retours de Fred VanVleet et de Steven Adams qui ont cruellement manqué dans le sprint final. Au complet et avec quelques moves malins en plus, les Rockets pourraient rejouer les premiers rôles dans une conférence Ouest où les concurrents s’étoffent chaque année, à l’instar des Spurs ou bien encore du Thunder.

Comme dirait leur slogan lors des Playoffs 2018, The Time is Now.

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