Dans la nuit du 8 janvier, les Minnesota Timberwolves se sont imposés à domicile contre les Cleveland Cavaliers (131-122). Avec quatre joueurs à plus de 20 points, les Wolves ont pu compter sur leur collectif pour obtenir leur 25e victoire de la saison (25-13).
Dès l’entame du match, c’est Minnesota qui prend les commandes. Julius Randle et Anthony Edwards ont la main chaude et inscrivent respectivement 10 et 11 points dans le premier quart-temps. Les Wolves bombardent derrière l’arc et finissent les douze premières minutes à 5/7 à trois points. Impuissants face aux titulaires, les Cavs recollent au score grâce à leur banc. Sam Merrill inscrit 11 points lors de la première période, avec un différentiel de +8. Fin du premier quart-temps : 31-32.
Dans le deuxième quart, Edwards et Randle s’essoufflent, mais les lieutenants DiVincenzo, McDaniels et Rudy Gobert prennent le relais. Ils maintiennent leur équipe dans le match face à des Cavaliers en grande forme collectivement : chaque joueur apporte du scoring et Cleveland termine le quart avec des pourcentages impressionnants (62 % au tir, 50 % à trois points). Ce sont logiquement les Cavs qui filent aux vestiaires en tête (67-63).
Au retour de la pause, le momentum change complètement : l’ensemble des Timberwolves est inarrêtable. Randle envoie 13 points, Edwards 10 et DiVincenzo 9. Bien accompagnés par leurs coéquipiers, les Wolves font passer l’écart de -4 à +17.
Sérieux jusqu’au bout, les Timberwolves maîtrisent le dernier quart et valident une nouvelle victoire (131-122), la 25e de la saison.
Minnesota : de plus en plus solide

crédit : AFP
C’est la stat qui fait sourire dans le Minnesota : depuis Thanksgiving (27 novembre), les Wolves sont la meilleure équipe NBA (15-5). Des chiffres symboliques, mais qui témoignent de l’excellente dynamique des hommes de Chris Finch.
Entre-temps, les coéquipiers de Rudy Gobert ont fait tomber OKC, San Antonio, Milwaukee, Boston et aujourd’hui Cleveland. Bon nombre de candidats sérieux aux finales de conférence. Au-delà des résultats, la manière de jouer apporte beaucoup de satisfactions.
À Minnesota, ça défend dur, bien emmené par leur pivot quadruple DPOY. Aujourd’hui, les Timberwolves sont la 3e meilleure défense de la ligue avec 112 points encaissés par match. Les rotations et les close-outs extérieurs sont parfaitement exécutés et la raquette est ultra-dissuasive. Encore hier, la majorité des points inscrits par Cleveland se sont faits sur des exploits individuels.
De l’autre côté du terrain, c’est encore une fois le collectif qui fait la différence. Avec beaucoup de role players impliqués offensivement, chaque joueur est capable, au moment où il faut, de scorer afin de garder son équipe dans le match.
DiVincenzo tourne à 13 points de moyenne, McDaniels à 15, Naz Reid, fidèle à lui-même, plante ses 14 points par match, sans oublier Julius Randle, qui signe l’une de ses meilleures saisons statistiques en carrière avec 22 points par match.
Enfin, et surtout, Minnesota est emmené par son franchise player, l’un des meilleurs joueurs du monde : Anthony Edwards.
Anthony Edwards en mode patron

crédit : J.Jones
29,2 points par match (plus haute moyenne en carrière), le tout à 50 % au tir et 41 % derrière l’arc (meilleurs pourcentages en carrière également) : la saison qu’est en train de pondre le franchise player des Wolves est exceptionnelle.
On était habitué à voir un Anthony Edwards impressionnant au scoring, mais sa régularité offensive semble s’être encore renforcée. C’est simple, l’arrière sait tout faire : pénétration, création de tir, shoot à 3 points. Il semble difficile de trouver à Edwards le moindre défaut offensif.
Même si certains experts expriment quelques limites quant à son impact défensif, ses qualités athlétiques font tout de même de lui un défenseur de qualité. Il est l’incontestable leader d’une équipe 4e à l’Ouest et confirme encore un peu plus sa capacité à porter une équipe.
Longtemps critiqué sur sa sélection de tirs ou sa capacité à mener une équipe, cette saison semble être celle de la confirmation pour lui.
Quelle ambition pour cette équipe ?
À l’instar des Nuggets ou des Lakers, il semble difficile de prédire la fin de saison des Wolves. Capables de fulgurances comme de sorties plus décevantes, qu’est-ce que cette équipe est capable de faire en playoffs ?
Si une qualification en postseason semble être un objectif évident, la véritable question concerne leur capacité à rivaliser avec les meilleures équipes de la conférence Ouest. Ils ont réussi à faire tomber OKC et les Spurs, respectivement premier et deuxième, mais leur irrégularité laisse aussi planer le doute quant à leur constance au plus haut niveau.
Toute la question est donc de savoir s’ils parviendront à enchaîner les performances solides au moment où cela comptera le plus.





