Si on voulait construire la pièce centrale de notre équipe NBA, sa superstar, quelles seraient les qualités que l’on voudrait lui donner, lesquelles permettraient de maximiser notre joueur, mais aussi la réussite de notre équipe ?
Les stars en NBA ne se sont pas construites de la même manière à travers les époques. Suivant les évolutions du jeu, elles se sont constituées par rapport aux avantages compétitifs que l’on a découverts au fur et à mesure. L’intérieur utilisé comme un initiateur (Nikola Jokić) ou la maximisation du tir à trois points (Stephen Curry) sont des exemples récents. En conséquence, certains observateurs ont tendance à essentialiser ces joueurs, à les réduire à leur skill set. Une vision qui occulte une autre façon d’envisager l’articulation des qualités chez les superstars NBA.
Cette articulation peut prendre, à mon avis, la forme d’une hiérarchisation entre ces différentes qualités, qui peut paraître un peu contre-intuitive. Il faudrait alors plutôt valoriser, en premier lieu, le cerveau de notre joueur, les lectures dont il peut faire preuve sur le terrain. Puis, son corps et ses qualités athlétiques, et dans un dernier temps, son skill set. Pour justifier cela, on pourrait prendre l’exemple d’un outil qui ne fonctionnerait pas sans celui qui l’actionne. Sans le cerveau, ni le corps, un skill set ne prend pas son sens, ou bien n’est pas optimisé à son maximum.
Les lectures de jeu en attaque
Si l’on suit la logique énoncée précédemment, la construction de notre superstar doit commencer par son cerveau, ses lectures de jeu, qu’elles soient offensives ou défensives. La compréhension du jeu est une condition sine qua non pour évoluer sur un terrain de basket à ce niveau de compétition. C’est un euphémisme de le dire, mais il est important de le mettre en avant, car un joueur, et de surcroît une superstar, doit être capable de lire les situations le mieux possible.
Notre superstar doit donc pouvoir effectuer des lectures offensives simples, relativement au niveau de la NBA. Ainsi, le fait de reconnaître la valeur d’un tir est primordial, dans un esprit de rentabilité. On retrouve, du plus rémunérateur à celui qui l’est le moins : le tir au cercle ; le tir à trois points ; le tir à mi-distance. Savoir où prendre son tir, mais aussi comment et quand le prendre lors d’une possession, représente une norme pour un joueur en NBA.
Dans cette optique, il faut mettre en valeur l’utilisation de la early offense (la semi-transition), c’est-à-dire attaquer avant que la défense adverse ne soit en place. Elle permet de trouver plus facilement de l’efficacité, en accélérant le rythme des possessions (la fameuse PACE). Il est aussi important de savoir lire les défenses, notamment dans l’exercice du pick-and-roll, pour comprendre les couvertures que la défense nous concède. Un niveau de lecture que l’on retrouve dans l’attaque en sortie de dribble de Damian Lillard. Grâce à son shot-making, il punit les couvertures trop basses comme le drop ou le fait de passer en dessous des écrans, recherchant une poche d’espace pour son tir.
À l’inverse, pour contrer les couvertures hautes, comme le hedge ou le blitz, ou passer au-dessus des écrans, notre superstar doit utiliser son driving game ou son passing. La capacité à mettre son défenseur en prison (in jail) après un écran, le mettre dans son dos, aide à ouvrir une ligne de drive. D’autres snake le pick-and-roll, autrement dit, ils changent de sens après la pose de l’écran pour retrouver leur main forte. Quelque chose qu’on observe beaucoup chez James Harden, le meneur des Los Angeles Clippers étant souvent orienté sur sa main faible (la main droite).
À propos de l’attaque de drive, il existe plusieurs moyens de l’optimiser, on peut faire varier la longueur de ses dribbles (comme Donovan Mitchell) ou la longueur de ses foulées (à l’image d’un Nikola Jokić). La plupart essayent de prendre l’avantage sur leur défenseur, en adaptant leur puissance ou le rythme de leurs courses. Une arme qui a fait du joueur canadien, Shai Gilgeous-Alexander, un des meilleurs dans la recherche de fautes sur les parquets NBA.
Notre superstar doit également savoir identifier les situations de mismatch, une manière d’augmenter son rendement pour un attaquant star. Des conditions qui interviennent souvent après un switch (quand les défenseurs changent sur un pick-and-roll par exemple). De nouveau, SGA est un maestro pour en tirer profit, il est en mesure de trouver les bonnes situations de scoring et de les exploiter pleinement. Il peut enfoncer un plus petit au poste, ou prendre de vitesse un plus grand, pour aller marquer. D’où l’intérêt du mismatch, créer un avantage situationnel.
Le driving game ou la recherche de mismatchs engagent ainsi des opportunités de passing pour notre superstar. Elle exploite alors le drive-and-kick, qui consiste en ressortir le ballon pour un coéquipier laissé ouvert par la défense qui intervient sur vous. Un passing de réaction qui exploite la capacité de décisions et l’adaptabilité d’un joueur.
Le dynamisme off-ball sert à un joueur de créer de l’attaque sans porter le ballon, c’est la création indirecte. Elle met en valeur les qualités d’adaptation de certains joueurs, qui peuvent être capable de se muer dans différents rôles, en restant performants et pertinents. Stephen Curry en est l’exemple parfait, il est souvent utilisé dans plusieurs configurations : en poseur d’écran, off-ball sur des systèmes ou en porteur de balle classique sur pick & roll.
Mais si on veut que notre superstar prenne sa pleine mesure offensive, elle doit être capable de lectures avancées en attaque. De cette manière, le connecting est intéressant à intégrer à son arsenal. Il permet de faire vivre un décalage créé par l’attaque par la passe pour trouver le meilleur tir, servant de liant dans les schémas offensifs en NBA.
De plus, notre superstar peut utiliser le short roll, se déclenchant lorsque le porteur de balle libère pour celui qui pose l’écran par-dessus les deux défenseurs du pick & roll. Pour briller dans cet exercice, il faut savoir gérer une situation de surnombre dans la raquette, pour trouver le tir le plus efficient par son passing ou son scoring.
Ces lectures avancées peuvent aussi se matérialiser sous des aspects plus tactiques, on peut, par exemple, prévoir les systèmes utilisés par l’adversaire. Cette connaissance des systèmes peut nous être utile aussi, facilitant l’adapation à ce que nous concède la défense en face. On peut faire évoluer un système (que l’équipe adverse connaît), à la manière du Pistol comeback de Donte DiVincenzo, transformant ses mouvements en fonction.
Notre joueur doit aussi être capable de comprendre sa gravité ou celle d’un de ses coéquipiers, quelque chose que l’on retrouve en NBA, à travers la relation Curry-Draymond. Cela requiert une grande flexibilité, et il doit être capable de trouver des solutions contre les meilleures défenses en NBA. Pour illustrer, certaines défenses pratiquent le top lock contre Curry, c’est-à-dire le verrouiller par le haut pour se protéger de ses sorties d’écran ou de son pick & roll. Pour contrer cela, les Warriors inversent la tendance et font faire à Curry des mouvements vers le panier, car la ligne de cut n’est plus couverte par le défenseur du meneur de Golden State.
Les aspects de passing avancées peuvent finir de magnifier une superstar NBA. Un passing créateur de solutions ou de décalages pour l’attaque, à l’image des capacités de Nikola Jokić. Contre OKC, l’an passé, qui applique des schémas défensifs agressifs de pré-rotation sur les prises à deux contre le Serbe, il joue avec ces rotations pour atteindre le tir ouvert à l’opposé. Tout cela repose sur sa manipulation de la défense, la marque des grands playmakers offensifs.
En outre, la créativité des angles à la passe s’ajoute à un cocktail de qualités déjà bien fournies. Luka Dončić ou Giannis Antetokounmpo sont enclins à cette créativité, avec des angles très particuliers, horizontaux ou verticaux, qu’ils mettent au service de la rentabilité des tirs de leurs coéquipiers.
Enfin, l’adaptabilité en mouvement, sur le passing, consiste à prendre une décision en un temps très court, et donc en mouvement, comme ce que peut faire Darius Garland sur pick & roll ou en isolation. Cela permet de trouver des possibilités de passes qui n’étaient pas disponibles avant que la défense ne bouge, la patience étant une arme importante pour trouver les meilleures solutions, quitte à, parfois, attendre la dernière seconde.
Les lectures de jeu en défense
Il est plus difficile de rendre compte des lectures défensives qu’un joueur peut exécuter, puisque la défense dépend davantage de la viabilité collective que l’attaque. Notre défenseur doit alors comprendre la rentabilité des tirs, ce qui lui permet de savoir où orienter son attaquant pour rendre son tir le moins efficient possible. C’est ainsi que l’on saisit l’importance de la protection de panier en NBA, car le tir le plus rémunérateur est au cercle.
De surcroît, cette superstar doit être capable de rester discipliné en défense, de ne pas céder au gamble (se mettre hors de position pour essayer d’intercepter une passe). Elle doit aussi faire attention à ses fautes. La gestion des fautes est importante, notamment pour pouvoir rester sur le terrain à défendre.
Il est aussi essentiel que notre joueur sache exécuter et reconnaître les couvertures défensives du pick & roll. Des couvertures qui concernent principalement les mouvements du défenseur du poseur d’écran (le drop où le défenseur reste bas ; le hedge où le défenseur monte au niveau de l’écran ; le blitz où le défenseur sort agressivement sur le porteur de balle). On peut aussi ajouter une nuance sur l’intensité que l’on peut mettre dans celles-ci, entraînant des variations : hard hedge / soft hedge ; late switch ; deep drop ; trap (sensiblement la même chose que le blitz).
Il faut mettre en avant l’emploi de techniques défensives simples, mais utiles, comme le tag. On l’emploie sur un hedge pour faire perdre du temps à l’attaquant sur le chemin du drive, quand on ne veut pas switch sur pick & roll. Cette technique est utilisée par des profils comme Curry ou Brunson, essayant ainsi de compenser leurs manques. La capacité à faire de bons box outs pour fermer une possession, fait aussi partie de l’attirail du bon défenseur.
Notre superstar défensive doit gérer ses sorties sur close out, et savoir distinguer si le joueur est un bon shooter, pour sortir agressivement si la situation l’impose ou pas. La navigation entre les écrans devient donc une qualité intéressante, il faut être capable de se rendre le plus fin possible pour passer à travers. Ou alors, à l’inverse, se rendre le plus costaud possible pour que notre défenseur essaye de « casser » ces écrans. Une dualité que l’on retrouve entre les profils de Jaden McDaniels et de Luguentz Dort. Ajoutons aussi cette capacité de discernement pour savoir quand il faut passer en dessous ou au-dessus des écrans qui nous sont posés sur un pick & roll.
Orienter son attaquant sur sa main faible peut également perturber notre vis-à-vis, permettant de le forcer à l’erreur dans une situation où il est moins à l’aise, afin de provoquer des pertes de balle ou de l’amener à prendre un mauvais tir. Les retours défensifs sur les transitons adverses peuvent enfin s’avérer précieuses. Requérant un bon sens du timing, des joueurs comme Derrick White ou LeBron James illustrent cela avec leurs fameux chasedown blocks.
Si on veut aller plus loin, il existe des lectures défensives plus avancées, qui passent par des positions tactiques particulières. Nommément, le low man, qui correspond au joueur le plus bas dans la défense à un instant T. C’est celui qui défend le panier des pénétrations adverses. En somme, cette position sur le terrain aide à assigner des rôles particuliers pour cette protection du cercle, comme le roamer ou safety. Un joueur auquel on alloue la défense d’un non-shooter, ce qui lui permet de dézoner en aide dans la raquette, au lieu de défendre son joueur dans le coin.
Dans l’exercice de la protection de panier, la capacité à gérer les uns contre deux dans cette zone, à la manière de Draymond Green, sert à obtenir des situations rentables pour notre défense. Pour le cas de Green, ces situations permettent d’effacer des tirs au cercle, d’en réduire la fréquence, ou au moins, d’en rendre difficile la réussite. En outre, notre superstar peut appeler des scram switch ou peel switch, aidant à maintenir le protecteur de cercle dans la position du low man, ce qui garantit une défense du panier optimale.
Cette star doit aussi être apte à exécuter des stunts, c’est lorsqu’un défenseur sur les ailes dézone pour empêcher les lignes de drives à un porteur de balle. Il fait cela en surchargeant l’espace, l’objectif étant de rétrécir ou même d’empêcher le chemin au cercle. Pour finir, le fait de lire les lignes de passes pour intercepter le ballon est une aptitude que l’on retrouve chez certaines superstars offensives comme Tyrese Haliburton ou Luka Dončić. Elle fait d’eux des joueurs habiles en défense collective, mettant en lumière leur intelligence de jeu.
Le corps et les qualités athlétiques
Après avoir assembler le cerveau de notre superstar, il faut en fabriquer le corps. Pour cela, on va s’intéresser à la charpente de celui-ci, à ses qualités athlétiques, à ses capacités musculaires, et comment notre joueur arrive à les actionner sur un terrain. Ces facteurs discriminants sont souvent des avantages compétitifs en NBA, et représentent des réalités qui sont assez inamovibles, la taille en est un bon exemple.
La petite taille est un désavantage intrinsèque, qui va restreindre un joueur dans l’expression de ses capacités offensives, et faire de lui une cible en défense. Ainsi, la grande taille permet
La petite taille est un désavantage intrinsèque, qui va restreindre un joueur dans l’expression de ses capacités offensives, et faire de lui une cible en défense. Ainsi, la grande taille débloque le passing dans les angles de passes les plus intéressants, permettant aussi une meilleure vision de jeu. Des avantages qui ne sont mécaniquement pas accessibles aux petits, étant écrasé dans leurs perspectives. Plus on est grand, mieux c’est en NBA.
La construction de notre superstar continue avec son corps et ses qualités athlétiques, on va ainsi s’intéresser à sa charpente, et à comment il l’actionne sur un terrain. Ce sont souvent des facteurs d’avantages compétitifs en NBA, et qui représente des réalités qui peuvent pas être altérées, comme notamment la taille.
La construction de notre superstar continue avec sa charpente, sa taille et les qualités athlétiques qu’elle peut déployer sur le terrain. Ce sont des facteurs d’avantages compétitifs en NBA, une réalité qui ne peut pas vraiment être altérée, notamment la taille.
La petite taille d’un joueur est un désavantage intrinsèque, cela va le restreindre dans ses capacités offensives, et faire de lui une cible en défense. Ainsi, la grande taille débloque le passing, sur certains angles de passes, qui ne sont mécaniquement pas permis aux petits. Plus on est grand, mieux c’est en NBA, cela favorise un passing flour maximal, et une meilleure vision du jeu, à l’image de Jokic, qui maximise ses qualités de playmaking avec sa taille.
Plus concrètement, la hauteur empêche l’étouffement total sur des prises à deux en edge ou blitz sur pick and roll, le joueur peut faire cette passe au-dessus des deux défenseurs et lancer le short roll. Cette taille est aussi à la base des mismatchs, il est plus grand, je le drive en vitesse, et il est plus petit, je l’attaque au poste, en puissance. Les joueurs grands formats sont également plus à l’aise pour attaquer en cut, comme Michael Porter Jr. à Denver, car plus on est grand, moins est contestable au panier (moins de temps entre l’arceau et la ballon).
D’autres mensurations physiques peuvent se révéler intéressantes, comme la longueur de bras, ce qui aide la défense au panier, à l’instar de Wemby, qui est capable de contrer même lorsqu’il est bousculé ou en retard, grâce à cette longueur de bras. De plus, cela permet de mieux contester les tirs en sortie de pick and roll ou en close out, mais aussi, les situations de un contre deux, avec le cas de Green, qui a une envergure prodigieuse pour son gabarit.
Enfin, cet avantage aide à prendre des rebonds dans le trafic, notamment à des joueurs non-intérieur comme Shai ou Anthony Edwards.
Autre qualité, les qualités physiques sont un outil puissant pour la réussite de notre star, elles permettent la réalisation des possibilités qu’un joueur voit à travers ses lectures sur le terrain. La détente verticale est essentielle, pour prendre des rebonds, mais aussi pour contester les tirs au panier, ou alors, pour attaquer le cercle. Il faut, par contre, bien faire la différence entre l’explosivité verticale et l’explosivité horizontale, une explosivité des appuis, qui permet la vitesse et la puissance sur les drives, permettant l’accélération ou la décélération, comme Shai ou Harden, qui ont développés cette arme pour perturber les défenseurs, et donc augmenter leur réussite au cercle, ou obtenir des fautes.
On peut traiter de la mobilité latérale, la mobilité des hanches, qui permet d’être performant dans la défense de un contre un ou dans la défense de switch. Il y a aussi la mobilité horizontale, celle qui permet les aides au panier ou la contre-attaque.
En somme, le manque de mobilité peut faire d’un joueur une cible défensive. La flexibilité des membres chez les joueurs NBA est parfois sous-estimée, notamment celle des poignets, quelque chose que l’on voit à travers le jeu de Luka, ce qui lui sert à trouver des angles de passes inhabituels et qui surprennent les défenses. De l’autre côté, la flexibilité des chevilles permet de prendre des appuis rapides sans perdre l’équilibre sur son drive.
Le poids, ou la puissance physique, est également un atout physique, pour défendre au poste, ou résister aux box outs sur les rebonds offensifs ou défensifs. Ce poids peut être fonctionnel en attaque comme pour Luka Doncic, ce qui lui permet d’enfoncer son défenseur, mais aussi de résister au contact. La puissance de haut du corps, couplée avec de la mobilité, peut rendre le joueur quasiment inarrêtable lorsqu’il est lancé, à l’image de Giannis ou de Jaren Jackson, ce qui leur permet aussi de récolter beaucoup de fautes.
De plus, l’endurance permet un fort dynamisme off ball, on peut se référer à Curry et son mouvement permanent pour perturber les défenses, et offrir beaucoup de possibilités à ses coéquipiers. Pour finir, il y a des qualités physiques plus spécifiques, avec des aspects plus psychologiques, qui viennent avec l’expérience, comme le calme, la sérénité sur le terrain, mais aussi le facteur clutch d’un joueur.
Il y a aussi les qualités physiologiques comme la coordination main-œil, qui permet d’être plus performant pour contrer, donc protéger son cercle, une qualité que l’on retrouve chez un Walker Kessler, très pertinent dans l’exercice.
Le skillset
En conclusion de cette construction de superstar NBA, nous finissons bien avec le skill set, les compétences basketballistiques d’un joueur. Après les lectures qui lui octroient la compréhension du jeu, de ce qui passe sur le terrain, et les qualités physiques, qui sont les outils de notre joueur, on peut enfin traiter de ses skills, que cela soit de shooting, de passing, dans le handle, dans le footwork ou les techniques défensives.
Premièrement, la finition au panier s’exerce à travers un arsenal de finitions que l’on peut convoquer en fonction de ce que propose la défense. On peut développer la faculté de finir avec la planche, il faut de même être capable de mettre son lay up avec le contact, en l’absorbant ou en l’évitant avec des angles de finition particuliers, à l’image de Shai ou Kyrie, capables de trouver des angles difficiles pour finir au cercle. Le mi-distance est devenu une arme de stars en NBA depuis la révolution du trois points, afin de diversifier encore plus leur scoring, pour forcer le défenseur à hésiter sur chaque prises de balle de notre attaquant.
Le long mi-distance est un tir qui n’est presque plus pris à haut volume, car il n’est pas autant rémunérateur que les tirs au cercle ou à trois points. Ainsi, les meilleurs tireurs recherchent, sur ce tir qui n’est pas souvent assisté, leurs sports, ce qui augmente leur efficacité. On peut prendre nos tirs dans la zone de la short mi-distance, la zone des floaters en gros, une sorte d’alternative à la finition au cercle, pour des joueurs qui ont du mal à se frayer un chemin dans la raquette.
On retient surtout les hook shots ou le floater, qui permet de finir au-dessus de l’aide, quelque chose de très important dans le jeu d’un Jaren Jackson en attaque. Le tir à trois points permet le spacing d’une attaque, et donc des tirs au panier, car cela écarte la protection de cercle de la raquette, et rend la défense moins compacte, ce qui justifie que cette compétence soit aussi généralisée dans la ligue.
C’est un tir plus rentable que le mi-distance, puisque grâce à la pondération de ce point en plus, mais aussi grâce au fait qu’il peut être plus assisté, abaissant sa difficulté. Il peut être pris en catch and shoot (en sortie d’écran, en pick and pop ou en drive and kick) ou alors en pull up (en sortie de pick and roll ou en auto-création, en un contre un). Ce shotmaking est une arme importante pour les stars offensives, elle permet cette création par eux-mêmes, un scoring facile à plug dans une équipe.
De plus, dans les mains d’un big, cela gagne en valeur, car il permet un spacing “parfait”, avec le five out, libérant encore plus la raquette. Le fait d’être capable de se relocaliser pour un shooter off ball est une compétence aussi très intéressante, ils peuvent ainsi balancer leurs épaules face au cercle pour mieux tirer, comme Duncan Robinson ou Stephen Curry.
Premièrement, la finition au panier s’exerce à travers un arsenal de finitions que l’on peut convoquer en fonction de ce que propose la défense. On peut développer la faculté de finir avec la planche, il faut de même être capable de mettre son lay up avec le contact, en l’absorbant ou en l’évitant avec des angles de finition particuliers, à l’image de Shai ou Kyrie, capables de trouver des angles difficiles pour finir au cercle.
Le mi-distance est devenu une arme de stars en NBA depuis la révolution du trois points, afin de diversifier encore plus leur scoring, pour forcer le défenseur à hésiter sur chaque prises de balle de notre attaquant. Le long mi-distance est un tir qui n’est presque plus pris à haut volume, car il n’est pas autant rémunérateur que les tirs au cercle ou à trois points.
Ainsi, les meilleurs tireurs recherchent, sur ce tir qui n’est pas souvent assisté, leurs sports, ce qui augmente leur efficacité. On peut prendre nos tirs dans la zone de la short mi-distance, la zone des floaters en gros, une sorte d’alternative à la finition au cercle, pour des joueurs qui ont du mal à se frayer un chemin dans la raquette. On retient surtout les hook shots ou le floater, qui permet de finir au-dessus de l’aide, quelque chose de très important dans le jeu d’un Jaren Jackson en attaque.
Le tir à trois points permet le spacing d’une attaque, et donc des tirs au panier, car cela écarte la protection de cercle de la raquette, et rend la défense moins compacte, ce qui justifie que cette compétence soit aussi généralisée dans la ligue. C’est un tir plus rentable que le mi-distance, puisque grâce à la pondération de ce point en plus, mais aussi grâce au fait qu’il peut être plus assisté, abaissant sa difficulté. Il peut être pris en catch and shoot (en sortie d’écran, en pick and pop ou en drive and kick) ou alors en pull up (en sortie de pick and roll ou en auto-création, en un contre un).
Ce shotmaking est une arme importante pour les stars offensives, elle permet cette création par eux-mêmes, un scoring facile à plug dans une équipe. De plus, dans les mains d’un big, cela gagne en valeur, car il permet un spacing “parfait”, avec le five out, libérant encore plus la raquette. Le fait d’être capable de se relocaliser pour un shooter off ball est une compétence aussi très intéressante, ils peuvent ainsi balancer leurs épaules face au cercle pour mieux tirer, comme Duncan Robinson ou Stephen Curry.
Après ces aspects de tir, on peut traiter d’autres skills, comme le passing, qui s’exerce dans plusieurs façons de faire la différence par la passe, avec le drive and kick, qui demande une maîtrise de la passe en mouvement et du tempo pour pouvoir libérer sur les joueurs que la défense concède à laisser libre pour défendre le drive.
En plus, on retrouve le passing en sortie de pick-and-roll, avec la pocket pass pour le roll man. Il y a le post up split, où il faut savoir gérer la prise à deux pour trouver le bon décalage. Les joueurs peuvent aussi pratiquer un passing plus circonstanciel, avec les passes de alley-oop, s’adaptant à la création de décalage après un écran ou sur un cut. La skip pass permet de faire traverser à une passe, le terrain, pour un coéquipier laissé ouvert, c’est la passe des playmakers élites, la plus dure à réaliser.
On peut aussi parler des passes masquées, qui peuvent perturber la défense, et permettre un décalage, LeBron James est un maître dans l’exercice. Savoir dribbler, avoir un dribble sûr, permet de créer un porteur de balle, particulièrement intéressant en ce moment, car la tendance en NBA est à leur multiplication. Le fait d’avoir ce dribble fonctionnel est une base, permettant au minimum l’attaque de close out.
Une qualité de dribble supérieure rend possible la création individuelle, les rendant capable de créer le décalage, d’accompagner leur explosivité ou leurs changements de rythme. En outre, on peut mettre le ballon dans les mains d’un intérieur, ce qui débloque la possibilité de faire du passing hub (hand off sur la ligne à trois points, à l’image de Sabonis) ou d’attaquer le panier à la manière d’un extérieur, comme Naz Reid. Cela permet d’impliquer le pivot adverse (souvent l’ancre défensive de son équipe) sur des actions on ball pour favoriser une aide non qualitative au panier.
De la même manière, le footwork est une qualité importante en NBA, que l’on voit sur l’attaque au poste, être capable de jouer avec le défenseur pour se créer de l’espace pour tirer ou finir au panier, il faut utiliser ses appuis de façon à se créer une poche d’espace. Lorsqu’on a la gravité, on peut aussi pratiquer du passing sur des cuts ou des kick out, avec le grand exemple en NBA actuellement de Nikola Jokic.
Le roll de l’intérieur peut aussi être vraiment maximiser avec un bon footwork, que cela soit après un pick and roll ou en short roll. En défense, également, on retrouve la présence de skills, avec le fait d’exécuter les couvertures défensives du pick-and-roll, qui ne demandent pas les mêmes fondamentaux, si on veut effectuer un drop, il faut savoir reculer en essayant de contester le tir ou le drive de l’attaquant, pour le edge, il faut prendre de la place tout en faisant preuve d’une certaine mobilité.
Les mains actives permettent de faire du playmaking défensif, par des interceptions ou des contres, une spécialité pour des joueurs comme Amen Thompson ou Jaren Jackson. Enfin, la protection de panier se fait sur des notions de timing et taille, mais aussi sur de la techniques défensives et de contest, ne pas se jeter, bien lever les mains et prendre le plus de place, à l’image de Chet Holmgren, qui brille par ses fondamentaux défensifs malgré son physique longiligne.
Nous en avons donc fini avec la création de notre superstar pour la saison 2025-26, cette hiérarchisation des qualités, que l’on peut retrouver chez un joueur, m’a permis d’essayer de montrer que l’on réduit parfois trop les joueurs à leur skill set. Et que le fait qu’il soit des superstars reposent plutôt sur des lectures offensives ou défensives, qui servent un corps et des qualités athlétiques, ce qui permet la mise en œuvre d’un skill set. J’espère aussi avoir réussi à faire comprendre certaines implications tactiques dans lesquelles les joueurs évoluent, et de mieux comprendre mon point de vue sur la question.






