Luka Doncic a mené son équipe vers la victoire contre Memphis

Pourquoi Luka Dončić n’est pas encore favori au MVP ?

Encore une nuit d’exception pour Luka Dončić ce dimanche 4 décembre face aux Memphis Grizzlies. Auteur de 36 points (50 % au tir, 40 % à trois points), 8 passes décisives et 9 rebonds, le Slovène a une nouvelle fois porté les Lakers vers la victoire (120-114).

Luka Dončić : un génie offensif

Step-back, finitions au contact, distribution de caviars : Luka Dončić aura absolument tout fait cette nuit. Et il faut dire que cela devient presque une habitude. Meilleur marqueur de la NBA, Luka Magic n’en finit plus de martyriser les défenses adverses. Avec 33,6 points de moyenne, l’Angeleno réalise l’une de ses meilleures saisons sur le plan individuel.

Déjà ultra-complet, Dončić a encore élargi sa palette. Plus explosif, il base désormais moins son jeu sur le tir longue distance et se montre bien plus efficace balle en main, en pénétration. Hier soir, il termine la rencontre à 6/10 à deux points, répétant à plusieurs reprises son geste signature de la soirée : un pull-up à mi-distance après pénétration, sur la tête du pauvre Jaylen Wells, totalement impuissant.

Toujours aussi chirurgical, Luka donne une impression de facilité déconcertante, comme s’il pouvait reproduire ce type de performance chaque nuit. Cette évolution dans son jeu lui permet aussi de multiplier ses passages sur la ligne. La saison passée, le meneur slovène tentait en moyenne 8 lancers par match ; ils sont désormais 12 par rencontre. Face à Memphis, il inscrit 12 points sur la ligne en 13 tentatives. Plus exposé aux fautes près du cercle, Dončić accentue encore sa domination au scoring en NBA.

Des critiques persistantes

Mais pourquoi Luka Dončić n’est pas encore favori au MVP ?
La défense de Luka Magic pose problème à Los Angeles. Crédit: Gary A. Vasquez – Imagn Images

Mais si Luka Dončić est sans aucun doute notre MVP de la nuit, il est bien souvent mis de côté pour le débat du MVP NBA. Pourquoi le meilleur marqueur de la ligue, franchise player d’une équipe affichant un joli bilan de 22-11, ne serait-il pas dans la course ? Pourtant, ce titre semble accessible. Jokić ne jouera certainement pas les 65 matchs requis et, excepté Shai Gilgeous-Alexander, aucun joueur ne s’impose comme un concurrent crédible.

Mais là encore, Luka Dončić est mis de côté par beaucoup d’experts, car derrière cette ligne de stats mirobolantes, le meneur angeleno cache d’importants défauts. Offensivement d’abord : certes, le Slovène score, à défaut d’un volume de tir énorme. Ses pourcentages (45% au tir et 31% à 3 pts) sont corrects mais restent loin des standards de Shai (56% au tir et 42% à 3 pts) ou de Jalen Brunson (48% au tir et 38% à 3 pts), qui le précède au dernier classement MVP de la NBA (1. Jokić 2. Shai Gilgeous-Alexander 3. Luka Dončić 4. Jalen Brunson 5. Victor Wembanyama).

Cette saison, Luka perd davantage de ballons qu’auparavant (de 3,6 à 4,5 TO). Il est actuellement leader de la ligue en termes de ballons perdus, ce qui diminue son réel impact offensif. Certes, le Slovène organise le jeu et distribue 8,7 passes décisives de moyenne cette saison, mais la multiplication des turnovers entache forcément son bilan.

Ce qui pose réellement problème chez Luka, c’est son impact défensif. Il avait fait illusion en début de saison, revenant plus fit et plus impliqué. Cependant, son engagement en défense s’est rapidement dissipé. Ces dernières semaines, il apparaît souvent fantomatique sur le parquet, laissant ses adversaires se frayer un chemin vers le cercle.

En moyenne, un adversaire inscrit 60 % de ses shoots à deux points lorsqu’il est défendu par le meneur angeleno. Un pourcentage symptomatique de ses difficultés défensives. Le constat est sans appel : les Lakers sont l’une des pires défenses de la ligue (24e). Lorsque Dončić est sur le parquet, son différentiel n’est que de +1,6, le plus faible de sa carrière.

Depuis le début de la saison, le magicien slovène n’en finit plus de nous impressionner. Luka Magic semble marcher sur l’eau offensivement, capable de marquer n’importe quand, dans n’importe quelle situation. Mais sa sélection de tir douteuse et surtout son impact défensif de plus en plus inquiétant, l’empêchent d’être véritablement considéré comme le meilleur joueur du monde. Reste à savoir si Luka pourra corriger ces limites à l’approche des playoffs, là où les débats MVP se décident souvent.

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