Les Knicks étaient en panne depuis 3 semaines, la machine est repartie cette nuit face à Brooklyn. New York a détruit son adversaire du soir, en profitant de l’occasion pour réécrire les livres d’histoire de la franchise.
Il y avait le feu à New York. Les Knicks ont tout éteint le temps d’une soirée. Les hommes de Mike Brown ont corrigé Brooklyn cette nuit au Madison Square Garden : 120 à 66. Un écart de +54 points qui n’avait jamais été enregistré dans l’histoire de la franchise. Jalen Brunson et les siens ont tout simplement dégoûté les Nets grâce à un collectif parfaitement rodé.
Les Knicks dans le sillage du collectif

En effet, le ballon a bien tourné dans les rangs de la Big Apple. 6 joueurs ont passé la barre des 10 points bien qu’aucun n’ait joué plus de 30 minutes. Ils ont su capitaliser sur de très bons pourcentages (57% au tir dont 50 derrière l’arc) et une défense asphyxiante. Les Nets ont été totalement bloqués au niveau de leur jeu offensif avec, par exemple, une triste réussite de 29% au tir et un quatrième quart-temps particulièrement difficile à seulement 10 points.
Dans le jeu, les Knicks ont été efficaces sur jeu placé, s’appuyant sur un très bon spacing. Discret au scoring, Jalen Brunson a été leader dans le playmaking. Il a fluidifié la plupart des actions proposés par son équipe. Plus en difficulté en transition, les new-yorkais ont tout de même su sanctionner chaque erreur des arrières des Nets, notamment dans le 3e quart, où le trou s’est définitivement fait. Une performance qui a permis au coaching staff de faire tourner dès l’entame de la dernière reprise.
Sortir de l’œil du cyclone
C’est la troisième victoire de New York en trois matchs disputés face aux hommes de Jordi Fernández. Jalen Brunson et les siens avaient déjà envoyé un message lors de leur première opposition début novembre avec un succès 134 à 98. Le deuxième match, deux semaines plus tard, était lui plus oubliable, mais Karl-Anthony Towns a envoyé 37 points et 12 rebonds.
Ce troisième succès permet aux Knicks de sortir d’une situation de crise qui s’éternisait. Depuis le 31 décembre, ils affichent un bilan de 2 victoires pour 9 défaites. Le point d’orgue de cette bévue était la déroute face aux Mavericks lors du MLK Day, où les new-yorkais n’avaient pas su rivaliser avec une équipe texane ravagée par les blessures. Plus globalement, les défaites face à des équipes comme Atlanta, Sacramento et Philadelphie avaient poussé certains observateurs à sérieusement remettre en question le statut de contender des troupes de Mike Brown. Pour couronner le tout, à l’issue de cette série de 11 matchs, ils pointent au deuxième rang des pires défenses de la ligue.
Brooklyn sans saveur
À l’inverse, les Nets s’enfoncent un peu plus dans leur saison médiocre. Avec cette dixième défaite en 12 matchs, ils se rapprochent des bas-fonds de la conférence ouest. Ils ne devancent les Pacers et les Wizards que par 2 victoires et une poignée de défaites. Reflet de leur triste performance du soir, ils ont la pire attaque de la ligue en ce 22 janvier.
Plus globalement, le collectif semble de plus en plus fragile. Brooklyn se montre sans idée offensivement et trop fragile de l’autre côté du parquet. Le jeu des Nets se résume souvent à miser sur des individualités et des secondes chances. En témoignent les plusieurs tirs forcés pris par Michael Porter Jr et la difficulté des joueurs à défendre les systèmes New-Yorkais. Plus globalement, les Nets naviguent dans la conférence Est sans réel leader.
MPJ peut se targuer d’une belle moyenne au scoring mais n’a manifestement pas le leadership pour porter une équipe. Promis à un bel avenir il y a deux ans, Cam Thomas peine à confirmer les espoirs placés en lui. Et hors de ces deux profils, difficile d’imaginer quelqu’un d’autre ramener la lumière sur Brooklyn. Pour ne pas arranger la situation, la franchise devra boucler son mois sur 3 confrontations périlleuses (sur les 5 prévus) face aux Celtics, aux Suns et aux Nuggets.






