OKC déroule à Milwaukee : SGA taille patron, les Bucks inquiètent

Dans la nuit du 21 décembre, le Thunder d’OKC se déplaçait à Milwaukee pour un match en apparence facile. La logique a été respectée hier, OKC l’emporte 122-102 contre des Bucks qui n’avancent plus.

Et pourtant, l’infirmerie du Thunder est bien remplie. Aaron Wiggins, Jaylin Williams, Alex Caruso, Isaiah Hartenstein et Jalen Williams, des joueurs très importants dans le système de jeu d’Oklahoma, dont l’absence pourrait enrayer la machine.

Mais le Thunder est tout simplement trop fort. 38-18 à la fin du premier quart, et un retard que Milwaukee ne parviendra jamais à remonter. Le reste du match est maîtrisé par les champions en titre, ne laissant jamais les coéquipiers de Giannis Antetokounmpo croire à un come-back. Oklahoma l’emporte 122-102 à l’extérieur, et enchaîne une 7e victoire en 8 matchs.

SGA : en mode double MVP 

Shai termine la rencontre avec 40 points, à 16/19 au tir
Credit: Michael McLoone-Imagn Images

C’est le genre de match qui compte dans une course au MVP. Non pas dû à l’opposition, mais au contexte. Hier, Shai Gilgeous-Alexander était privé de la majorité de ses lieutenants. Parfois critiqué par le fait qu’il soit (trop) bien entouré, le champion en titre a livré une performance exceptionnelle.

40 points, à 16/19 au tir (84,2 %), avec 11 passes décisives. Son impact au scoring est absolument monstrueux, et ce depuis des années déjà, mais cette saison, Shai a encore passé un cap de “propreté” dans son jeu. Moins de déchet, une meilleure sélection de tirs et des statistiques hallucinantes.

32 points de moyenne à 55 % de réussite au tir, le meilleur ratio de sa carrière. Mi-distance, finition près du cercle et cette année particulièrement, tir à 3 points. C’était la petite faiblesse de SGA. Une faiblesse relative, car le MVP en titre tournait tout de même à 37 % l’an passé.

Mais cette année, le Canadien a, encore, réussi à passer un cap. 40 % derrière l’arc, des pourcentages de shooteur élite, le tout en en plantant 2 par rencontre. À la distribution, on a la sensation que l’arrière progresse encore. Hier encore, il distribue 11 passes décisives, facilitant la vie à ses coéquipiers tant la pression défensive tourne autour de lui.

Souvent pris à deux, surtout lorsque les principaux lieutenants sont absents, il parvient à libérer le jeu pour ses coéquipiers afin d’offrir des paniers faciles. D’une impressionnante facilité, SGA est en ce moment en pleine maîtrise de son basket, et propose un jeu chirurgical.

Chaque mouvement est maîtrisé, aucun défenseur ne peut l’arrêter et Shai donne la sensation qu’il peut marquer dans n’importe quelle position, dans n’importe quelle possession. Avec tout cela, difficile de l’imaginer ne pas remporter un deuxième MVP consécutif.

D’autant plus que son principal concurrent, Nikola Jokic, risque de ne pas être éligible. Le Serbe a déjà manqué 12 rencontres, et devra revenir sur les parquets NBA le 31 janvier au plus tard contre les Clippers, pour espérer jouer le minimum de 65 matchs, synonyme d’éligibilité. Un retour d’ici là est crédible, mais implique que le pivot ne pourra plus manquer la moindre rencontre de la saison.

Milwaukee Bucks : ça ne s’arrange pas

Les gars sont égoïstes et cherchent un tir pour eux, et non pour l’équipe. » Giannis Antetokounmpo après la rencontre
crédit : NBA

Perdre contre OKC, même privé de nombreux joueurs, arrive. Cette équipe est un véritable rouleau compresseur, grand favori au titre final.

Mais les attitudes et les déclarations ne vont pas dans le sens d’un réveil dans le Wisconsin. Hier encore, Giannis Antetokounmpo a tenu des déclarations controversées à l’issue du match, ne pointant plus du doigt seulement son public, mais l’ensemble de la franchise :

On ne joue pas dur et on ne joue pas pour gagner. On ne joue pas ensemble, notre alchimie est inexistante. Les gars sont égoïstes et cherchent un tir pour eux, et non pour l’équipe. Quand on est mené de 20 points, on essaie de tout régler en un système mais ça ne marche pas comme ça. (…) Je ne suis pas le genre de gars qui va crier pour demander le ballon, je n’ai jamais fait ça dans ma carrière. Mais je jouais avec des coéquipiers qui comprenaient l’impact que je pouvais avoir sur l’équipe et la manière avec laquelle je pouvais créer du jeu, pour moi et pour que l’équipe soit performante. Mes entraîneurs me parlent et m’expliquent qu’il y a cette théorie du cygne blanc et du cygne noir. Ils disent que je dois être le cygne noir et plus demander le ballon. C’est quelque chose que je n’ai jamais fait donc, peut-être que je dois le faire davantage.” Giannis Antetokounmpo après la rencontre

Une déclaration parlante, qui témoigne de la rupture entre Giannis et Milwaukee. La relation entre lui et les fans est brisée, désormais, ils pointent du doigt ses coéquipiers et, on le sait, sa relation avec Doc Rivers est moyenne.

Chacun a son avis sur la question, mais aujourd’hui, nul doute que le Greek Freak ne s’épanouit plus dans sa franchise, et que cela déteint sur les performances globales de Milwaukee. Un départ avant la trade deadline (5 février) semble inévitable pour que les deux parties puissent se reconstruire sainement et ne pas gâcher une année de plus.

Ne manque pas un article !

Rejoins la communauté Le Roster en t'abonnant à notre newsletter !

Damian Lillard indique l'heure