Dans cet article, explorons l’évolution des meneurs défensifs de la NBA à travers les époques, des pionniers tels que Slater Martin aux actuels meneurs acharnés comme Jrue Holiday et Marcus Smart. Plongeons ensemble dans l’histoire des chiens de garde qui ont marqué chaque décennie de la ligue.

DogFather

On commence ce tour des meneurs défensifs avec du lourd, puisqu’on s’intéresse à un quintuple champion NBA, qui cumule 4 titres sous la tunique des Minneapolis Lakers et un autre avec les Saint-Louis Hawks en 1957. Slater Martin est un des joueurs parmi les plus bagués de l’histoire. On le décrit comme une machine en perpétuel mouvement qui laisse ses adversaires admiratifs devant tant d’énergie. Le GodFather de nos meneurs défenseurs est à la fois un client sérieux, discipliné, et un teigneux capable de vous sauter à la gorge.

Walter Dukes, le géant de son époque avec ses 2m13 en fait l’expérience. Puisqu’un soir le petit homme de seulement 1m78 décide de lui rentrer dans le lard. Trois personnes sont nécessaires pour empêcher David de mettre K.O Goliath. Martin c’est un fort caractère couplé à un moteur increvable. Bob Cousy dit de lui qu’il est l’adversaire le plus coriace qu’il a affronté. Il développe une énergie folle et possède une âme de guerrier qui pose les bases du genre. Beaucoup sont ceux qui vont suivre son exemple.

Le premier d’entre eux nous vient de Boston et se nomme K.C Jones. Il est indissociable de Bill Russell. Ensemble, il remporte deux championnats NCAA avec San Francisco, une médaille d’or olympique et 8 titres NBA. Ce travailleur acharné a de grosses lacunes en attaque, ce qui limite son temps de jeu. Avec 1m85 pour 90 kg bien tassés, le Bostonien impose un défi physique pour ses adversaires, qui pour beaucoup n’ont pas sa puissance. Il est également l’entraîneur qui mène ses Celtics à deux bagues supplémentaires dans les années 80.

Ensuite, on se dirige sur la côte Ouest pour découvrir « The Destroyer ». En entendant ce sobriquet, on s’imagine un pivot dominateur. Il n’en est rien, puisque ce surnom est celui d’un joueur de seulement 1m83 : Al Attles. On l’appelle ainsi à cause de sa défense de fer, et son aptitude à foncer tête baissée dans la bagarre. Il participe à deux finales NBA, en 1964 et 1967 aux côtés de Wilt Chamberlain ou Rick Barry.

Cependant, c’est au poste de coach qu’il connaît le plus de succès. Il arbore des costumes d’un swag infini et un combo afro/moustache dans le pur style des années 70. Il devient l’entraîneur haut en couleur des Warriors champions en 1975. Par contre, il reste le Destructeur, et le voir être impliqué dans une bagarre avec l’équipe adverse n’est pas rare. Son dévouement pour sa franchise le suit toute sa vie. Puisque il fait partie de l’organisation Warriors depuis plus de 60 ans, c’est un record absolu en NBA. Cela lui vaut d’obtenir les plus grandes distinctions au Temple de la Renommée.

De gauche à droite, Slater Martin, K.C Jones, Al Attles les meneurs défensifs des 50's et 60's.
De gauche à droite, Slater Martin, K.C Jones, Al Attles

Enfin des récompenses

Enfin, en 1968/69, la NBA décide d’élire son 5 majeurs des meilleurs défenseurs de la ligue. Ils sont deux à rafler toutes les distinctions, Walt Frazier et Jerry West. Le Lakers est plus connu pour son scoring, mais c’est aussi un voleur de ballon hors pair. Comme Russell et Chamberlain au contre, les moyennes de West à l’interception, non comptabilisées à l’époque, sont sûrement effroyablement élevées.

Walt Frazier, peut marquer des points, mais c’est avant tout en défense qu’il a construit sa réputation. C’est son équipier Dave Debusschere qui résume bien son talent de braqueur de gonfle. Après une rencontre terminée avec 8 steals au compteur, Debusschere explique aux journalistes que son meneur est capable de dépouiller une voiture en marche.

Dans cette ère du Run and Gun ou le Pace peut largement dépasser les 120 possessions, la défense est un challenge qui n’est pas de tout repos. Les chiens de garde sont avant tout des voleurs. Ils utilisent leur malice et leur vitesse de main pour subtiliser tous les ballons qui leur passent devant le nez. Avec un rythme qui ralentit sensiblement au début des années 70, la défense peut alors commencer à se mettre en place. La pression monte d’un cran est un joueur s’immisce au milieu de West et Frazier en faisant preuve d’une agressivité rare.

De gauche à droite, Jerry West et Walt Frazier
De gauche à droite, Jerry West et Walt Frazier

Tenacious D

C’est avec les Cincinnati Royals que Norm Van Lier débute sa carrière. Cependant, c’est avec les Chicago Bulls qu’il est récompensé de ses efforts pour la première fois en étant sélectionné dans une All Defensive Team. Il devient très vite connu pour son style rugueux et hargneux. Pour preuve, il est l’unique meneur du top 30 des joueurs comptant le plus d’exclusion pour 6 fautes, avec 74 expulsions. Malgré sa rudesse, il est également un scoreur plus que correct et un excellent distributeur. Il est même au sommet de la ligue en 1971 avec 10,1 assists de moyenne.

Notre prochain spécimen peut lui aussi s’enorgueillir d’un titre de meilleur passeur, en NBA, mais aussi en ABA. Puisque Don Buse des Indiana Pacers, réussit cette prouesse lors de sa dernière saison en ABA et de sa première en NBA avec un peu plus de 8 passes décisives par rencontre. En plus de cela, il est le meilleur intercepteur au cours de ces deux campagnes. Seul Chris Paul accomplit cette performance en étant deux années de suite au top de ces deux catégories. On ne connaît pas bien, ou pas du tout, ce joueur lors de son arrivée. Beaucoup sont ceux qui vont apprendre à retenir son nom.

Il terrorise littéralement la plupart des guards de son époque et enregistre jusqu’à 3,5 interceptions de moyenne. En 1975, il devient All Star en remplaçant Bill Walton aux pieds levés alors qu’il n’affiche que 8 points de moyenne. Mais c’est bien sous son impulsion que l’Ouest peut remporter le match des étoiles cette année-là. Plus tard il s’exile à Phoenix, il laisse Paul Westphal s’amuser à la création, mais il reste néanmoins le meilleur défenseur à son poste.

Si Don Buse fait peur à ses adversaires, le meneur qui suit est lui réputé pour donner de la joie partout où il passe. Slick Watts des Seattle SuperSonics est une vraie star dans l’État de Washington. Il participe à tous les événements auxquels il est convié, apportant du sourire à tous les fans. Watts devient rapidement la coqueluche de sa franchise, grâce à un style flashy et une dégaine improbable pour l’époque. Il est le premier joueur à se présenter sur les parquets de NBA avec le crâne rasé. Il le coiffe d’un bandeau qu’il porte de travers, une apparence unique.

Toujours prêt à faire le spectacle, il n’en est pas moins un défenseur sérieux. Il réalise la même performance que Don Buse en étant meilleur passeur et meilleur intercepteur avec 13 points, 8 assists et 3 steals en 1976. On décide malgré tout de le transférer la saison suivante, il devient un joueur du Jazz qui se trouve à l’époque en Nouvelle Orléans. Blessé, il disparaît rapidement de la ligue. Mais personne à Seattle n’a oublié ce meneur non drafté arrivé par la petite porte. Il reste depuis toujours un des Sonics les plus proche et les plus généreux avec la communauté de la cité de la pluie.

De gauche à droite, Norm Van Lier, Don Buse et Slick Watts
De gauche à droite, Norm Van Lier, Don Buse et Slick Watts

Show Stopper

Fin des années 70, la bataille fait rage lors d’une des rivalités les plus sous-estimées de l’histoire. D’un côté, les Washington Bullets du duo d’intérieur composé de Elvin Hayes et Wes Unseld. De l’autre une paire d’arrières explosive avec Gus Williams et Dennis Johnson. C’est ce dernier qui nous intéresse. En 1978, les tueurs de géants de Seattle s’offrent le scalp de Kareem Abdul-Jabbar, Bill Walton et Dan Issell pour se hisser en finale. Dennis Johnson, qui n’est que Sophomore, arrache la victoire dans le Game 4 grâce à un contre décisif sur Kevin Grevey à l’ultime seconde. Malheureusement, l’inexpérience le fait complètement passer à côté des deux dernières rencontres et Seattle s’incline.

Le remake de cette finale voit les Sonics s’imposer avec un Dennis Johnson en mode MVP. Il aligne 22 points, 6 rebonds et 6 assist de moyenne. Mais surtout 1,8 interception et 2,2 contres, énorme. Sur cette campagne de playoff il affiche, 1,5 steals et 1,6 blocks en 17 matchs. Par la suite, Dennis Johnson rejoint Larry Bird à Boston. Il se mue alors en lieutenant. Plus créateur, il enregistre ses plus belles moyennes à la passe. Il reste néanmoins toujours aussi intraitable pour protéger son camp. Il permet aux Celtics de vaincre le Show Time des Lakers de Magic et Kareem en 1984. DJ est le meilleur chien de garde des années 80 avec un certain Maurice Cheeks.

Celui qu’on surnomme « Mo » remporte également une bague en 1983, en limitant à 40 % de réussite le magicien pourpre et or de Los Angeles. Tout en sobriété, il est le prototype du point guard classique, gestionnaire, altruiste, et appliqué en défense. Il est dès sa première saison le meilleure intercepteur avec la moyenne extraordinaire de 4,1 vols par rencontre. Derek Harper est lui aussi passé tout près de se défaire des Lakers lors de la finale de conférence de 1988 qui voit les Dallas Mavericks s’incliner 4 à 3. Cependant il construit sa légende auprès des fans français, en étant le chien de garde attitré des New York Knicks aux côtés du pivot Patrick Ewing.

Avant de foncer vers la décade suivante, revenons sur un joueur particulier en la personne de Micheal Ray Richardson. Ce grand meneur qui mesure 1m96 flirte entre splendeur et décadence tout le long de son parcours. Prisonnier de ses addictions, il devient un paria presque partout où il passe avant d’être tout simplement banni de la ligue. L’abus de poudre ruine sa carrière. Il est pourtant un des guards les plus incroyables de NBA lors des années 80. En témoigne sa saison 79/80, avec 15 points, 10 passes et 3 steals sous le maillot des Knicks. Aussi flamboyant que décevant, il est tout de même par deux fois sélectionné dans une All Defensive Team.

De gauche à droite, Dennis Johnson, Maurice Cheeks, Derek Harper
De gauche à droite, Dennis Johnson, Maurice Cheeks, Derek Harper

La défense au sommet

La décennie 90 marque un changement important. Le tempo c’est encore ralenti et désormais on joue moins de 100 possessions par rencontre. Surtout, défendre est enfin devenu sexy. Un joueur comme Dennis Rodman devient même le symbole de cette évolution, en gagnant en popularité grâce à son jeu aussi atypique que son look. Chez les meneurs c’est globalement plus sobre, mais la défense est assurément au rendez-vous.

Notamment avec le Sonic, Nate McMillan. Pas très bavard en attaque, que 6 points de moyenne en carrière malgré 26 minutes de temps sur le parquet. Par contre, il s’est donné à 100 % pour ses partenaires, en étant des plus altruistes tout en étant un défenseur élite. Avec 3 steals par match lors de la saison 1993/94, faisant de lui le leader de NBA. Il participe à quasiment 800 rencontres pour son unique franchise.

Mookie, c’est un film avec Eric Cantona, Jacques Villeret et un chimpanzé. C’est aussi le surnom de Daron Blaylock. Il s’impose dans l’effectif des New Jersey Nets avant que sa place ne soit cédée à Kenny Anderson. C’est alors qu’il rejoint les Hawks et c’est là-bas qu’il gagne en notoriété. Il devient un des shooteurs à 3 points les plus boulimiques, avec quasiment 8 tirs par rencontre. Lui aussi, à un titre de meilleur voleur de ballon dans son armoire à trophée, ainsi que 6 sélections dans une All Defensive Team. Il forme avec Dikembe Mutombo un duo de spécialiste défensif qui atteint les 56 victoires en 1997.

De gauche à droite, Nate McMillan et Mookie Blaylock
De gauche à droite, Nate McMillan et Mookie Blaylock

Au summum

La défense est devenue désormais la norme dans les années 90, les cadors de la ligue sont quasi systématiquement des experts dans le domaine. On commence avec celui dont la photo s’affiche lorsque vous tapez « meneur de jeu » dans Google. John Stockton, chef d’orchestre des Utah Jazz est parmi les plus grands point guards de l’histoire.

Stockton est un défenseur, malin, infatigable et énervant qui arbore une moyenne de 2,2 interceptions en carrière. Grâce à sa longévité, il cumule plus de 3200 interceptions. C’est même son rival de la conférence Ouest qui a souvent vanté son génie, en avouant avoir eu plus de difficultés face au meneur d’Utah que face à Michael Jordan himself. Ce joueur c’est Gary Payton, le plus volubile de tout nos chien de garde.

S’il gagnait un dollar à chaque fois qu’il ouvrait la bouche, il aurait Bill Gates, Jeff Bezos et Elon Musk dans son rétroviseur. Le meneur des Sonics (encore un) est un vrai moulin à parole qui ne cesse de chercher à entrer dans la tête de son adversaire. Il est énervant à souhait et le devient d’autant plus quand il décide de mettre la gomme en défense.

Une teigne, qui tient dans sa main son vis-à-vis comme on tient une balle de baseball dans un gant, on le surnomme alors « The Glove ». Il est aussi le premier point guard à recevoir le trophée de DPOY en 1996. Du style, de la défense, du trash talk, c’est grâce à tout cela qu’il entre dans le cœur des fans des années 90. Pour beaucoup d’entre eux, il est le plus grand défenseur de l’histoire à son poste.

De gauche à droite, John Stockton et Gary Payton
De gauche à droite, John Stockton et Gary Payton

End Check

Les années 2000 commencent sur un rythme de jeu très lent, le plus bas de tous les temps. Les scores sont revus à la baisse, on est en plein dans l’ère glacière de la NBA. C’est malgré cela une période où les point guards flashys sont légion. Parmi eux, Jason Kidd, un des passeurs les plus spectaculaires qui compte également le plus de présence en All Defensive Team de la décennie avec 9 sélections. Grand et costaud pour le poste, avec une bonne touche de vice qui fait de lui le taulier de la catégorie.

Gary Payton et Chauncey Billups, qui dépassent tous deux les 1m90, sont encore dans les discussions en ce début de siècle. Cependant, la NBA décide de modifier les règles et bannit le Hand Check. Un changement important qui tend à permettre au jeu de reprendre un peu de couleur en donnant moins d’avantages aux défenseurs. Cela en est terminé du marquage à la culotte, le coude posé sur les hanches de son adversaire. Les joueurs retrouvent ainsi plus de liberté. Un premier pas vers une évolution d’un basketball qui se tourne à nouveau vers l’offensive.

La relève est prise par Chris Paul qui s’inscrit totalement dans la lignée de Jason Kidd. Par contre, un autre meneur fait son apparition et se sert de ses mensurations atypiques pour cadenasser ses concurrents. Non pas qu’il soit grand par la taille, puisque Rajon Rondo ne mesure que 1m85. C’est surtout son impressionnante envergure de 2m08 qui lui permet de mettre le verrou en défense. Ses mains sont immenses, elles sont même plus grandes que celles de Lebron James. Avec ses particularités physiques, Rondo est un vrai cauchemar pour ses adversaires qui se voient fortement gênés par les longs segments du Celtic.

Un morphotype surprenant qu’on rencontre quelques saisons plus tard chez Dejounte Murray, qui compte déjà 2 sélections en All Defensive Team. Avec lui aussi une envergure de 2m08 malgré qu’il soit mesuré à 1m93. Une évolution corporelle qu’on retrouve parmi toute la nouvelle génération de Freak qui a envahi la NBA depuis quelques années. Les petits gabarits n’ont pourtant pas dit leurs derniers mots. Chris Paul fait encore et toujours partie de l’élite dans la décennie 2010, accompagné par Mike Conley des Memphis Grizzlies. Comme tout bon gaucher, il est un relou difficile à jouer. Mais un lutin au parcours atypique devient la personnification du chien de garde à l’ancienne.

De gauche à droite, Jason Kidd, Chris Paul et Rajon Rondo
De gauche à droite, Jason Kidd, Chris Paul et Rajon Rondo

Retour des spécialistes

Pendant quelques longues années, les places dans les équipes All Defensive sont revenues à des joueurs de calibre All Star. Signe de leur temps, où la défense était gravée dans l’ADN de la ligue. Avec les changements qu’a connus la NBA et le retour force de l’attaque, le profil du spécialiste fait son come back. Qu’on aime ou qu’on le déteste, Pat Beverley est un de ses plus beaux représentants. De la gouaille, parfois outrancière, mais une énergie débordante. Cela lui vaut le surnom de « Mr 94 feet », grâce à sa capacité à presser son opposant tout terrain. C’est un fou furieux, qui aboie plus qu’il ne mord et qui a rendu dingue plus d’un adversaire, coéquipiers, et fans.

On arrive maintenant aux années 2020, on voit alors un phénomène de 2m08 prendre les commandes des Philadelphia Sixers. Ben Simmons montre des lacunes criantes en attaque, notamment aux tirs, mais le playmaker sur dimensionné de Philly est un défenseur élite. Dans la tourmente depuis d’affreux ratés en playoffs et son transfert à Brooklyn, l’ancien futur LeBron peine à s’adapter au jeu de son époque et surtout à rester en bonne santé.

L’association Alex Caruso et Lonzo Ball à fait des merveilles et sorties bon nombre de master class pour le compte des Chicago Bulls. Le duo a fait la démonstration de séquences défensives jouissive d’une maîtrise que je qualifierais de pornographique. Malheureusement le genou de Lonzo casse la dynamique de cette formidable association, lui qui est depuis trop longtemps écarté des parquets pour blessures.

De gauche à droite, Marcus Smart, Jrue Holiday et Pat Beverley
De gauche à droite, Marcus Smart, Jrue Holiday et Pat Beverley

Aujourd’hui

Pour terminer ce bestiaire des meneurs défensifs, deux hommes qui ont fait l’actualité lors de l’intersaison 2023, Jrue Holiday et Marcus Smart. Ce dernier est, au même titre que Pat Beverley, un archétype parfait du chien de garde. Dévoué à sa franchise, prêt à se battre, il donne son cœur et ses tripes à son équipe. Il devient le premier meneur de jeu depuis Gary Payton à remporter le titre de DPOY. Malheureusement, il est peut-être même trop un prototype de ce genre de point guard. Puisque ses lacunes offensives, communes aux meneurs défensifs, poussent les Celtics à se séparer de lui qui est trop souvent pointé du doigt pour ses errements en attaque.

Celui qui prend sa place, dans la valse des transferts estivaux est Jrue Holiday. Plus dangereux offensivement, il fait partie de l’équipe championne des Milwaukee Bucks en 2021. Il s’est vu remplacé pour les mêmes raisons que Marcus Smart. Avec des performances au scoring inconstantes lors de ses dernières phases finales, sa franchise décide de se renforcer en signant le pétard ambulant Damian Lillard. Le duo qu’il forme à Boston avec Derrick White, un autre combo guard défensif, est tout simplement terrifiant.

Les vrais spécialistes de défense se montrent lorsque le jeu est plutôt très offensif. Moins scoreur, moins All Around, imparfait en attaque, mais toujours à fond dans ce qu’il fait de mieux. S’il est risqué de le voir se lancer balle en main pour tenter un panier, il est indispensable quand il s’agit de gagner des matchs et des titres. Qu’il soit une star, ou un role player, le chien de garde capable de tenir son adversaire et une plus-value inestimable pour son équipe. Il le devient d’autant plus de nos jours, dans cette NBA ou les meneurs scoreurs sont rois.