Jalen Johnson vs Kings

Jalen Johnson, nouveau franchise player des Hawks ?

Dans une conférence Est assez homogène, les Atlanta Hawks plafonnent à un bilan proche de l’équilibre (20 victoires pour 21 défaites), quelque chose que l’on aurait pu expliquer par la perte de leur leader technique, Trae Young, après seulement cinq matchs. Après plus d’un mois d’absence, son retour s’est fait en demi-teinte, et le meneur vient de se faire trader, par son management, aux Wizards.

Lors de cette période de trouble, l’équipe a pourtant assisté à l’éclosion d’un autre joueur de l’effectif, Jalen Johnson. L’ancien de Duke est un forward de 2,03 mètres pour près de 100 kilos, un mélange de qualités athlétiques et d’instincts offensifs, notamment à la passe. Est-il taillé pour ce costume de franchise player d’une équipe compétitive, et sera-t-il capable de porter plus haut les Hawks que de ce qu’a réussi Trae Young, un joueur de grand talent, mais à trop forts compromis ?

La version de Jalen Johnson avant cette saison

La première partie de notre article est donc consacrée à un retour sur le début de carrière de Jalen Johnson, une rétrospective pour mieux saisir pourquoi cette saison 2025-26 semble être celle de son affirmation. On revient ainsi sur le fil narratif de sa carrière, nous permettant de comprendre d’où part le joueur. Mais, on va aussi aborder ses deux dernières saisons (2023-24 et 2024-25) avec une analyse statistique, pour appréhender son réel niveau de jeu.

Sélectionné en vingtième position de la Draft 2021, dans une cuvée bien fournie, l’ancien Blue Devil apparaissait comme un joueur assez complet, sans être élite, avec des décisions hors terrain qui posaient question, comme son choix de ne pas terminer la saison à Duke pour se préparer pour la Draft. Un profil intriguant donc, disposant d’un bon handle et d’un playmaking solide pour son poste, mais laissant flotter un doute quant à sa réussite au tir, notamment derrière l’arc.

C’est avec ce bagage qu’il débarque dans une équipe des Hawks qui sort d’un excellent parcours de Play-offs, éliminant successivement New York et Philadelphie pour s’incliner en Finale de Conférence contre les Bucks. À son poste, John Collins et Danilo Gallinari, deux membres importants de l’effectif, le premier étant la première pierre de l’ère Travis Schlenk, et le second un vétéran expérimenté, fort de plus de 10 saisons en NBA. Cette première année est donc marquée sous le signe de l’apprentissage, lui qui n’a joué que 22 matchs sous la tunique rouge et blanche, avec une douzaine d’apparitions avec les College Park Skyhawks (G-League).

Lors de sa saison sophomore, et avec le départ de Danilo Gallinari, le natif de Wausau (Wisconsin) se retrouve propulsé dans un rôle de back-up au poste 4, derrière John Collins toujours, mais avec des minutes plus régulières, puisqu’il participe à 70 matchs (dont 6 en tant que titulaire), avec environ 15 minutes en moyenne sur les parquets. L’échantillon demeure limité, lui qui n’est que le 10ème homme, dans un front court qui demeure assez complet, avec De’Andre Hunter, John Collins, Onyeka Okongwu et Clint Capela.

Jalen Johnson et Sharife Cooper pour les College Park Skyhawks. Crédit : Adam Hagy (Getty Images)

C’est véritablement la saison 2023-2024 qui marque un tournant dans la jeune carrière de Jalen Johnson. Avec le départ de Collins à Utah, il se voit attribuer le poste 4 titulaire, après deux solides performances en sortie de banc (21 points, 7 rebonds, 2 interceptions, 70 FG% ; 11 points, 9 rebonds, 62 FG%) pour démarrer la saison. S’en suit ainsi une saison très intéressante, malgré un mois écarté des terrains entre fin novembre et décembre, et quelques pépins en fin de saison, lui qui, en doublant ses minutes, a largement amélioré ses statistiques (16 points à 51,1% au tir et 35,5% de loin, 8,7 rebonds, 3,6 passes en 33 minutes).

Avec le transfert cette fois-ci de Dejounte Murray vers les Pelicans, c’est en tant que deuxième option que Jalen Johnson débute la saison, avec des progrès observables, à l’image de son énorme mois de novembre (21,1 points à 52,9% au tir, 40,8% de loin et 84,2% sur la ligne des lancers-francs, 9,5 rebonds et 6 passes de moyenne). Néanmoins, malgré un net apport des deux côtés du terrain, dans une équipe qui en avait grandement besoin, une déchirure du cartilage de l’épaule gauche vient mettre un terme à une saison de MIP, lui qui figurait alors comme un des favoris.

L’analyse des composantes de son jeu

La première chose qu’il faudrait expliciter pour le cas de Jalen Johnson, c’est la variance que l’on va retrouver dans les échantillons statistiques dont on dispose : 33,7 minutes en moyenne sur 56 matchs pour 2023-24 et 35,7 minutes sur 36 matchs pour 2024-25. Au lieu des 164 matchs initiaux en deux saisons (82 * 2), l’échantillon ne se compose seulement que de 92 matchs, créant cette variance qui empêche la normalisation des pourcentages (principalement à trois points). Cela se traduit par des effets de surchauffe ou de sous-chauffe, auxquels il faut tenir compte pour produire des analyses et des conclusions sur les échantillons statistiques d’un joueur.

Pour commencer, on peut analyser la première composante d’attaque de son jeu, le drive : sur la saison 2024-25, Jalen Johnson faisait 8,7 drives par match, un chiffre se situant dans les mêmes zones que Paul George (8,8), Shaedon Sharpe ou encore Stephen Curry (8,7). On remarque pourtant un mauvais rendement sur les tirs en fin de drive, avec 46,6 FG%, par comparaison, Brandin Podziemski, Jalen Green et Kris Dunn se situaient, eux, à 46,7 FG%. Des joueurs qui ne sont pas réputés pour leur qualité de finition à la fin de leur drive (on retrouve cette même tendance pour la saison précédente, avec 6,6 drives par match et 45,5 FG%).

Comment peut-on expliquer ce rendement décevant ?

Décevant, car Jalen Johnson a les outils pour réussir sur drive, il a un très bon handle, et c’est un athlète fluide, puissant et assez explosif. Ce qui nous amène à penser qu’il souffre, alors, d’un manque de toucher sur ses finitions en fin de course. Certains joueurs arrivent à compenser ce manque par la recherche de lancers francs, mais ce n’est pas le cas chez Johnson. Quelque chose que l’on peut mesurer avec le FTr+ (une statistique, ramenée à la moyenne de la ligue, qui démontre la capacité de provocation de fautes d’un joueur, se faisant selon le calcul du FTr (le Free Throw rate), donc FTA/FGA = ensemble des lancers pris sur ensemble des tirs pris sur la saison) :

23-24 : 86 FTr+ (soit 14 points en dessous de la moyenne NBA) / 24-25 : 96 FTr+

Cela fait que sa productivité sur drive, une autre façon de comprendre l’efficacité sur le drive, en prenant en compte les fautes qu’obtient le joueur, plutôt que seulement la finition pure, chute à 1,06 en 2024-25 (et 1,01 pour 2023-24), le classant en fin de fin par rapport au classement qui répertorie les cinquante meilleurs drivers en NBA. 

Jalen Johnson, un driver limité par son manque de toucher. Crédit : Darron Cummings (AP Photo)

On constate cependant que son efficacité générale se trouve au niveau de la moyenne, malgré l’absence de rentabilité sur drive, qui fait plafonner cette efficacité. En atteste son TS+ (le True Shooting +, fonctionnant comme le FTr+) de 99 pour la saison 2024-25, et de 101 pour la saison 2023-24. Il faut, en fait, aborder d’autres aspects de sa finition pour comprendre pourquoi son efficacité ne plonge pas. On remarque une belle réussite au cercle (pour 23-24 : 68% et 24-25 : 72%), il compense son mauvais rendement sur drive, avec une efficience en transition ou sur des coupes, des actions où il est assisté (à l’inverse du drive, qui se fait en auto-création).

Du côté du tir, Jalen Johnson est généralement considéré comme un non-shooter par les défenses adverses, ou du moins, son tir n’est pas respecté par celles-ci, elles ne montent pas agressivement pour venir contester ses tentatives. Avec cette donnée supplémentaire, on comprend mieux son manque de réussite sur ses drives, son manque de spacing  agissant comme une limitation de son scoring.

En carrière, le natif du Wisconsin est à 33,5% sur 2,8 tirs à trois points (soit seulement 613 tirs), un échantillon pas suffisant pour être vraiment fixé sur le niveau de son tir, il faudrait au moins 1 000 tentatives en NBA pour être sûr d’avoir quelque chose de stable. Il faut enfin noter qu’il a pris la plupart de ses tirs en réception d’une passe, ne prenant que peu de tirs en auto-création.

Un rôle de passing hub dans l’attaque des Hawks

Le changement de statut ne s’arrête pas au scoring pour Jalen Johnson. Depuis l’arrivée de Snyder en 2023, le coach des Hawks l’utilise comme un passing hub, à la manière d’un Sabonis ou d’un Jokić. Il est placé dans le slot, balle en main (pour cacher son manque de spacing), et se sert de son très bon passing stationnaire pour distribuer sur les coupes de ses coéquipiers. Ainsi, il garantit un haut taux de fréquence de tirs pris au cercle des Hawks lorsqu’il est sur le terrain (selon les statistiques de ON COURT faites par cleaningtheglass.com) :

23-24 : 36,1% (86ème centile) / 24-25 : 37,6% (96ème centile)

Pour parfaire l’analyse, on doit préciser que ces chiffres sont la résultante de son rôle de passing hub, on l’a dit, mais aussi de sa propre agressivité à prendre des tirs au cercle.

Jalen Johnson et son mentor à la passe, Trae Young. Crédit : Matt Kelley (AP Photo)

De plus, Jalen Johnson faisait 87,6 touches par match en 2024-25, le 6ème plus grand total en NBA, dans les mêmes zones que des créateurs primaires en attaque comme Jokić, Haliburton ou Trae Young. Il touche donc beaucoup de ballons lors d’un match, mais il ne le monopolise pas pour autant, en moyenne, il ne garde que 2,53 secondes le ballon par touches (174ème en NBA).

À titre de comparaison, Young le garde 5,52 secondes (2ème), Jalen Johnson se rapproche plus du style de jeu du totémique Nikola Jokić, qui est le premier en touches par match, mais avec une moyenne de 2,61 secondes par touches, ce qui fait de lui le 163ème en NBA.

Des qualités défensives polyvalentes

Enfin, pour le volet défensif, Jalen Johnson est un joueur sans compromis défensifs apparents, il est capable de switcher sur différents profils, il a même le coffre pour défendre certains pivots. Snyder l’utilise aussi en aide, mais sans une grande protection de cercle, il reste intéressant dans l’exercice : – 6,9% sur 6,3 tirs défendus au panier sur la saison 24-25. L’intérêt du profil réside également dans cette capacité à faire du playmaking défensif :

23-24 : 1,2 BLK% (28ème centile – Bigs) + 1,5 STL% (72ème centile)

24-25 : 1,4 BLK% (84ème centile – Forwards) + 1,8 STL% (70ème centile)

Avant la saison 2025-26, Jalen Johnson nous apparaissait donc comme un attaquant limité par son manque de toucher en fin de drive, aussi considéré comme un non-shooter, trouvant une véritable utilité offensive dans son profil de distributeur. Capable d’opérer en tant que passing hub dans l’attaque des Hawks, il favorise ainsi les jeux de coupes pour ses coéquipiers, tout en étant un défenseur sans compromis, à l’aise dans plusieurs configurations défensives.

Jalen Johnson est-il donc capable de reprendre le rôle de Young ?

Pour ce début de saison 2025-26, ce qui saute aux yeux chez Johnson, c’est cette prise de responsabilité encore plus importante chez les Hawks, passant de 22% d’usage à 28,6. Jalen Johnson est enfin placé au centre de l’équipe, non plus seulement dans la distribution, mais on le considère comme la pièce centrale de l’attaque. Un changement opéré depuis la  blessure de Trae Young, une occasion pour Atlanta, de la passer au révélateur des responsabilités NBA.

Malgré qu’il soit désormais le point focal des défenses qui affrontent les Hawks, Jalen Johnson a fait augmenter son efficacité : il a atteint 105 de TS+, et 1,23 point par tir (79ème centile) par rapport à 1,14 l’année passée (51ème centile).

Mais comment a-t-il opéré pour accéder à cette efficacité-ci ?

Au niveau du drive, il a augmenté sa fréquence avec 13,7 drives par match (18ème en NBA), et son efficacité sur les tirs en fin de drive a aussi progressé avec 50 FG%. Un score qui ne se rapproche pourtant pas des meilleurs finisseurs sur cet exercice comme Shai Gilgeous-Alexander (58,2 FG%) ou Luka Dončić (63 FG%).

Cependant, cette année, il compense aussi ce « manque de toucher » par une meilleure provocation de fautes, progressant jusqu’à 123 FTr+. Une amélioration dans ce domaine qui devrait booster sa productivité sur ses drives (que l’on peut déterminer avec le calcul suivant, PROD = PTS / (FGA + 0,44 * FTA) ) :

PROD (25-26) : 282 / (210 + 0,44 * 76) = 1,16

Après avoir effectué ce calcul, on se rend compte que la productivité de Jalen Johnson ne crève pas vraiment le plafond de l’élite en la matière en NBA. Son manque de toucher reste handicapant pour son efficience sur les drives, au même titre que le fait qu’il soit considéré comme un non-shooter par les défenses, ne lui laissant que peu d’espaces.

Jalen Johnson et Nickeil Alexander-Walker, son nouveau coéquipier. Crédit : Chris Szagola (AP Photo)

Pour rentrer dans le détail un plus tactique, on lui donne des sets en Chicago Action (un pin-down, suivi d’un dribble hand-off) ou alors des Stampede Action, qui lui permettent de prendre de la vitesse face à son vis-à-vis. Cela dit forcément quelque chose de sa capacité à se créer son drive, mais aussi du manque de spacing de l’équipe, avec les absences de Trae Young ou de Kristaps Porziņģis, et la présence de Dyson Daniels sur le terrain.

Enfin, une rapide mention sur son tir à trois points, son pourcentage a progressé de 31,2% à 35,5, quelque chose qui se rapproche de son véritable niveau au tir. Fin décembre, son pourcentage avait même grimpé jusqu’à 39%, symptomatique des effets de surchauffe provoqués par la variance de l’échantillon (seulement 25 matchs à l’époque).

Pour la saison 2024-25, on avait plutôt eu affaire à un effet de sous-chauffe, encore une fois sur un échantillon très court (36 matchs), ainsi on assiste à une normalisation de son tir avec 35,5%, quelque chose qui se rapproche de la moyenne en NBA (36%).

Un accélérateur de particules

Jalen Johnson est systématiquement recherché après un rebond de sa défense, pour accélérer le jeu par la passe, ou par le rythme qu’il impulse par ses courses, afin de profiter de la semi-transition, pour trouver des paniers à hauts pourcentages. S’improvisant comme le quarterback de son attaque, il permet aux Hawks d’exploiter cet avantage compétitif, une innovation tactique qui se démocratise cette saison en NBA. Quand il est sur le terrain, les Hawks utilisent cette semi-transition après un rebond à hauteur de 36% (95ème centile pour cleaningtheglass).

En outre, ce qui peut frapper quand on le regarde mener les attaques de son équipe, c’est sa technique de passes, qui n’est pas limitante. Il est très à l’aise dans l’exercice, capable de skip passes en mouvement, à une main, pour le côté opposé, transperçant la défense pour du décalage, créé par les mouvements off-ball de ses coéquipiers.

Sur ses drives, il développe un passing très intéressant, il est patient, attendant le moment où la défense choisit de se contracter sur lui, pour délivrer sa passe. Enfin, pour finir de parler de son passing en mouvement, on peut aborder les lectures en short roll, où il semble souvent trouver la bonne solution entre le passing ou son scoring, n’empêchant pas quelques déchets dans la pratique.

On peut aussi revenir à l’aspect de passing stationnaire, et de passing hub. La tendance se confirme aussi cette saison, il est toujours un des joueurs avec le plus de touches par match en NBA (7ème) avec 90,5. De plus, il a toujours cette grande influence sur les tirs pris au cercle par son équipe, 35% quand il est sur le terrain (77ème centile).

Une baisse, par rapport à l’année passée, qui se justifie par la propre baisse de sa fréquence de tirs pris au panier (de 44% en 24-25 à 39% – 69ème centile). Par ailleurs, il reste un joueur qui ne monopolise pas le ballon, mais on constate quand même une augmentation de son temps moyen d’utilisation du ballon (3,24 secondes en moyenne par touches – 113ème).

Une des fameuses skip passes de Johnson au Madison Square Garden, cette fois-ci. Crédit : nba.com

Plusieurs rôles possibles en défense

L’ancien Dukie est toujours à l’aise dans plusieurs configurations défensives. En défense de switch, il est capable de défendre sur plusieurs positions, concrètement, sans les absences de Porziņģis, on pourrait facilement l’imaginer tenir le même rôle que Tatum dans les Celtics des dernières années. Jalen Johnson serait alors en défense sur le pivot adverse, pour permettre à KP de faire un balayage off-ball afin de défendre le panier, en tant que safety (ou roamer). On l’a aussi vu capable de faire des stunts dans une gap defense, pour boucher l’espace par la place qu’il prend et son envergure, dans le but de bloquer les drives adverses.

Il peut lui-même placé en low man, ou dans l’aide depuis le côté faible, sans qu’il n’aide systématiquement très agressivement. Il manque de taille et de technique défensive pour vraiment être très compétent dans la protection de panier secondaire. Il est pourtant un joueur capable d’avoir une influence sur la défense off-ball, actif sur les lignes de passes, avec du playmaking défensif : 0,7 BLK% (38ème centile) et 1,6 STL% (69ème centile).

La question du nouveau statut accélérée par le départ de Trae Young

Avec le transfert de Trae Young à Washington, Jalen Johnson se retrouve désormais dans une position de Franchise Player, avec un nouveau statut qui va l’accompagner, lui qui devrait découvrir le All-Star Game, cette année. Le choix d’écarter le meneur au profit de l’ancien Blue Devil démontre la confiance qui lui est accordée, témoignant aussi d’un rôle qui a grandement évolué ces derniers mois, Johnson étant devenu un leader vocal dans le vestiaire.

La position de franchise player ouvre alors d’autres questionnements, lui qui a été habitué à évoluer et progresser dans l’ombre se retrouve désormais comme le seul leader. La pression médiatique, bien que moins importante que dans d’autres équipes, se retrouvera focalisée sur lui, là où Trae Young était le catalyseur des critiques ces dernières saisons.

Jalen Johnson, seul leader à bord avec le départ de Trae Young
Jalen Johnson, seul leader à bord avec le départ de Trae Young. Crédit : NBA

Dès lors, comment entourer Jalen Johnson ? Une première réponse semble ainsi être le départ de Trae Young, mais il semble clair que ce mouvement opéré par la franchise en invite d’autres. De nombreuses rumeurs laissent envisager l’arrivée d’Anthony Davis.

Il semble clair que l’idée de Quin Snyder est de baser son équipe sur une assise défensive solide, en s’appuyant sur la polyvalence de son leader, mais ce dernier pourrait bénéficier de l’ajout de profils plus complémentaires, notamment sur le backcourt, avec des profils offrant plus de spacing, tout en lui permettant de conserver ce rôle de passing hub.

Pour répondre à la question initiale, Johnson s’est imposé comme une star de circonstance pour les Hawks, lors de ce début de saison. Avec la blessure, puis le trade de Trae Young, il augmenté son volume, tout en gagnant en efficacité. Mais pour nuancer la chose, il ne fait pas encore partie de l’élite des drivers (une arme importante de son jeu désormais).

Cependant, Jalen Johnson reste un joueur capable de bien distribuer, de bien défendre avec polyvalence, d’offrir de la compétence dans de nombreux domaines. Des qualités nécessaires pour un leader d’une équipe en NBA, et les Hawks ont choisi de construire leur équipe autour de son profil, même si, finalement, il manque peut-être de vraies forces, qui lui permettraient d’être implacable dans la Grande Ligue.

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