Dans la nuit du lundi 5 janvier, les Boston Celtics se sont défaits des Chicago Bulls 115-101. Une victoire logique, qui conforte un peu plus encore le statut d’outsider de la franchise du Massachusetts.
Nous sommes début janvier 2026, et Boston est deuxième de la conférence Est. Une phrase encore inimaginable il y a quelques mois, tant cette saison ressemblait alors à celle d’un tank assumé. Jayson Tatum blessé une grande partie de l’exercice, les départs de Jrue Holiday, Kristaps Porziņģis, Al Horford, et même Luke Kornet, ne présageaient rien de bon du côté des Celtics. Pourtant, Boston affiche aujourd’hui un bilan de 23-12 et pointe à la 2e place de l’Est.
Emmenée par de solides role players comme Derrick White (18,4 pts de moyenne), Payton Pritchard (16,9 pts) et Anfernee Simons, auteur hier soir d’une performance surprise à 27 points avec un impressionnant 8/14 à trois points, la franchise peut surtout compter sur un Jaylen Brown énormissime.
Jaylen Brown : calibre MVP ?

Les mots manquent pour décrire la saison que réalise l’ailier des Celtics. Jaylen Brown est en train de changer de dimension. Longtemps dans l’ombre de Jayson Tatum, il assume désormais bien plus de responsabilités et prouve à toute la ligue qu’il est capable de porter une équipe sur ses épaules.
Passant de 22,2 à 30,1 points de moyenne, tout en jouant moins de minutes que l’an passé, le nouveau franchise player de Boston a totalement changé de statut offensif. Il ne se contente plus d’être une seconde menace offensive solide défensivement, mais s’affirme comme un véritable moteur d’attaque. Plus de systèmes sont dessinés pour lui, notamment en isolation.
JB prend en moyenne quatre tirs de plus par match, tout en améliorant ses pourcentages (51 % au tir, 37 % à trois points). Capable d’attaquer le cercle avec agressivité comme de créer son propre tir à mi-distance ou derrière l’arc, il s’impose désormais comme un joueur ultra-complet.
Malgré un mois de décembre exceptionnel, avec neuf matchs sur dix à plus de 30 points (meilleur marqueur de la ligue sur la période), Jaylen Brown n’a pas été élu MVP du mois à l’Est, au profit de Jalen Brunson. Une décision jugée injuste par le joueur de Boston, qui n’a pas tardé à réagir. Dès le lendemain, il livre une performance XXL face aux Clippers.
Dans la nuit précédant le match, l’ailier envoie un message à son coach Joe Mazzulla, lui indiquant qu’il s’occupera de Kawhi Leonard, pourtant injouable ces dernières semaines. Résultat : Kawhi termine à 22 points, à 6/17 au tir. De l’autre côté du terrain, Jaylen Brown inscrit 50 points à 70 % de réussite.
À l’issue de la rencontre, il affirme être le meilleur two-way player de la ligue, capable d’impacter le jeu aussi bien en attaque qu’en défense. Et les chiffres parlent pour lui. Les joueurs adverses ne shootent qu’à 39,3 % lorsqu’ils sont défendus par JB.
Une statistique d’autant plus impressionnante que, selon NBC Sports Boston, il est l’arrière/ailier star qui défend le plus souvent sur le meilleur joueur adverse (11 % du temps) ou sur l’un des trois meilleurs (57 % du temps).
Cet impact monumental des deux côtés du terrain commence logiquement à soulever des questions. Et si Jaylen Brown pouvait être un candidat crédible au titre de MVP ? Nous l’évoquions hier : Shai Gilgeous-Alexander est aujourd’hui favori, talonné par un Luka Dončić controversé. Dans une course aussi ouverte, JB pourrait bien se faire une place.
Affaire à suivre.
Jusqu’où peuvent aller les Celtics ?
En début de saison, la question semblait déjà réglée, mais Boston n’a pas fini de surprendre. Aujourd’hui deuxième de la conférence Est, les Celtics attendent désormais le retour de Jayson Tatum, prévu pour février 2026. Victime d’une rupture du tendon d’Achille du pied droit lors du match 4 de la demi-finale de conférence face à New York, les premiers rapports médicaux laissaient craindre une saison blanche. Pourtant, après une rééducation intensive, la star de Boston semble prête à retrouver les parquets dans les prochaines semaines.
Si son retour se fera sans doute diminué, il devrait progressivement lui permettre de retrouver du rythme à l’approche des playoffs. En poursuivant sur cette dynamique, Boston semble bien parti pour accrocher une place directe en postseason, parmi les six premiers de la conférence. Et dans un Est plus ouvert que jamais, les supporters de la franchise la plus titrée de l’histoire peuvent légitimement rêver.
Parler dès maintenant de titre ou de finale NBA serait sans doute prématuré, mais aucune équipe de l’Est ne paraît réellement intouchable. Malgré la légère domination des Pistons, actuels leaders (27-9), et la solidité constante des Knicks, ni les Raptors, ni les Sixers, ni même le Magic ne semblent en mesure d’inquiéter un Boston au complet.
Le retour de Tatum soulève toutefois plusieurs interrogations : Jaylen Brown conservera-t-il autant de liberté offensive ? Les Celtics parviendront-ils à maintenir l’équilibre collectif trouvé ces derniers mois ? Et surtout, Jayson Tatum retrouvera-t-il rapidement son meilleur niveau ? Autant de questions encore sans réponse, mais qui promettent une fin de saison passionnante dans le Massachusetts.





