Si on voulait construire la pièce centrale de notre équipe NBA, cette superstar, quelles seraient les qualités que l’on voudrait lui donner, lesquelles permettraient de maximiser notre joueur mais aussi la réussite de notre équipe ?
Les stars en NBA ne se sont pas construites de la même manières à travers les époques. Suivant les évolutions du jeu, elles se sont constituées par rapport aux avantages compétitifs que l’on a découvert au fur et à mesure. Récemment, on peut citer le pull up à trois points pour Curry ou alors l’intérieur initiateur chez Jokić. Ce qui entraîne une tendance, le fait de trop réduire ces joueurs à leur skill set (le shooting pour Curry ou le passing pour Jokić). Quelque chose qui occulte la véritable articulation des qualités chez la superstar NBA.
Cette articulation peut prendre, à mon avis, la forme d’une hiérarchisation entre plusieurs qualités, qui peut paraître contre-intuitive. Il faudrait alors plutôt valoriser, en premier lieu, le cerveau de notre joueur, les lectures dont il peut faire preuve. Puis, ensuite, son corps et ses qualités physiques, et dans un dernier temps, son skill set. Pour justifier cela, on pourrait prendre l’exemple d’un outil qui ne fonctionnerait pas sans celui qui l’actionne. Sans le cerveau, ni le corps, un skill set ne prend pas son sens, ou alors n’est pas optimisé à son maximum.
Les lectures de jeu en attaque
Si l’on suit la logique énoncée précédemment, la construction de notre superstar doit commencer par son cerveau, ses lectures de jeu, qu’elles soient offensives ou défensives. La compréhension du jeu est une condition sine qua non pour évoluer sur un terrain de basket à ce niveau de compétition. C’est un euphémisme de le dire, mais il est important de le mettre en avant, car un joueur, et de surcroît une superstar, doit être capable de lire les situations le mieux possible.
Notre superstar doit donc pouvoir effectuer des lectures offensives simples, relativement au niveau NBA. Le fait de reconnaître la valeur d’un tir est primordial, dans un esprit de rentabilité. On retrouve, du plus rémunérateur à celui qui l’est le moins : le tir au cercle ; le tir à trois points ; le tir à mi-distance. Ainsi, savoir où prendre son tir, mais aussi comment et quand le prendre lors d’une possession, représente un basique pour un joueur NBA actuellement.
Dans cet esprit, il faut valoriser l’utilisation de la early offense (la semi-transition), c’est-à-dire attaquer avant que la défense adverse soit en place. Elle permet de trouver plus facilement de l’efficacité, en accélérant le rythme des possessions (la fameuse PACE). Il est aussi important de savoir lire les défenses, notamment dans l’exercice du pick & roll, pour comprendre les couvertures que la défense nous concède. Un niveau de lecture que l’on retrouve dans l’attaque en sortie de pick & roll de Damian Lillard. Grâce à son shot making, il punit les couvertures trop basses comme le drop ou le fait de passer en dessous des écrans, recherchant une poche d’espace pour son pull up.
À l’inverse, pour contrer les couvertures hautes, comme le hedge ou le blitz, ou passer au-dessus des écrans, notre superstar peut utiliser son drive ou son passing. La capacité de mettre son défenseur en prison (in jail) après un écran, permettant d’ouvrir la ligne de drive, est une lecture offensive utile. D’autres snake le pick & roll, autrement dit, il change de sens après la pose d’écran pour retrouver leur main forte, quelque chose qu’on observe beaucoup chez James Harden, le meneur des Clippers étant souvent orienté sur sa main droite.
Pour ce qui est de l’attaque de drive, les joueurs peuvent faire varier la longueur de leurs dribbles, à la manière de Donovan Mitchell, ou la longueur de leurs foulées, comme Nikola Jokić. Pour prendre l’avantage, certains joueurs, à l’image de Shai Gilgeous-Alexander, font varier leur puissance ou le rythme qu’ils mettent dans leurs courses. Ce qui fait du joueur canadien, l’un des meilleurs dans la recherche de fautes sur les parquets NBA.
Notre superstar doit savoir identifier les situations de mismatchs, pour augmenter son rendement, une technique offensive vitale pour les attaquants stars. Des situations qui interviennent souvent après un switch (quand les défenseurs changent sur le pick & roll par exemple). Encore une fois, SGA est un maestro dans cette discipline, il est capable de trouver les bonnes situations de scoring et des les exploiter correctement. Il peut enfoncer un plus petit au poste, ou prendre de vitesse un plus grand, d’où l’intérêt du mismatch, créer un avantage situationnel.
Le driving game ou la recherche de mismatchs engagent aussi des possibilités de passing pour notre superstar. Il peut alors développer son drive & kick, où il faut ressortir le ballon sur un coéquipier laissé ouvert par le joueur qui intervient sur vous. Un passing de réaction qui exploite la capacité de décisions en mouvement et l’adaptabilité.
Le dynamisme off-ball permet à un joueur de créer de l’attaque sans porter le ballon, c’est de la création indirecte. Elle met en valeur les qualités d’adaptabilité de certains joueurs, qui peuvent être capable de se muer dans différents rôles, en restant performants et pertinents. Stephen Curry en est l’exemple parfait, il est souvent utilisé comme un poseur d’écran, off-ball sur des systèmes ou alors, en porteur de balle plus classique sur pick & roll.
Mais si on veut que notre superstar prenne se pleine mesure offensive, elle doit être capable de lectures avancées en attaque. Ainsi, le connecting est intéressant à intégrer à son arsenal. Le fait d’être capable de faire vivre le décalage par la passe pour trouver le meilleur tir est un véritable outil de création indirecte.
De plus, notre joueur peut utiliser le short roll, se déclenchant lorsque le porteur de balle libère pour celui qui pose l’écran par-dessus les deux défenseurs du pick & roll. Pour briller dans cet exercice, il faut savoir gérer une situation de surnombre dans la raquette, pour trouver le tir le plus rémunérateur par son passing ou son scoring.
Ces lectures avancées peuvent aussi se matérialiser sous des aspects plus tactiques, on peut, par exemple, prévoir les systèmes utilisés par l’adversaire. Cette connaissance des systèmes peut nous être utile aussi, permettant de s’adapter à ce que nous concède la défense en face. On peut alors faire évoluer le système de base (que la défense adverse connaît), à la manière du Pistol come back de Donte DiVincenzo, transformant son système en fonction de ce qui se passe sur le terrain.
Notre superstar doit être capable de comprendre sa gravité ou celle d’un de ses coéquipiers, quelque chose que l’on retrouve à travers la relation Curry-Draymond aux Warriors. Cela requiert une grande adaptabilité, et elle doit être capable de trouver des solutions contre les meilleures défenses en NBA. Pour illustrer, certains défenses pratiquent le top lock contre Curry, c’est-à-dire le verrouiller par le haut pour se protéger de ses sorties d’écran ou de son pick & roll. Pour contrer cela, les Warriors inversent la tendance et font faire à Curry des mouvement vers le panier, car la ligne de cut n’est plus couverte par le défenseur du meneur de Golden State.
Pour finir, les aspects de passing avancées sont fondamentaux pour une superstar NBA. Un passing créateur de solutions ou de décalages pour l’attaque, à l’image des capacités de Nikola Jokić. Contre OKC l’an passé, qui applique des schémas défensifs agressifs de pré-rotation sur les prises à deux contre Jokić, il joue avec ces rotations pour atteindre le tir ouvert à l’opposé. Tout cela repose sur sa manipulation de la défense, la marque des grands playmakers offensifs.
On peut aussi traiter de la créativité des angles que peuvent trouver certains joueurs dans leur passing. Luka Dončić ou Giannis Antetokounmpo sont enclins à cette créativité à la passe, avec ces angles très particuliers, horizontales ou verticales, qu’ils mettent au service de la rentabilités des tirs de leurs coéquipiers.
L’adaptabilité en mouvement, sur le passing, consiste à prendre une décision en un temps très court, et donc en mouvement, comme ce que peut faire Darius Garland sur pick and roll ou en isolation. Cela permet de trouver des angles de passes qui n’étaient pas disponibles avant que la défense s’adapte, la patience est une arme importante pour trouver la meilleure solution, quitte à, parfois, attendre la dernière seconde.
Le cerveau ou les lectures de jeu, en défense
Il est peut-être plus difficile de rendre compte des lectures défensives personnelles qu’un joueur pourrait exécuter, car la défense est plus collectivement organisée que l’attaque en NBA. Pour commencer, avec des lectures défensives plus simples, en miroir de l’attaque, notre défenseur va devoir reconnaître la valeur, la rentabilité des tirs, ce qui lui permet d’orienter son attaquant vers le tir le moins rémunérateur, cela montre donc l’importance de la protection de panier en NBA, le tir au cercle étant le plus rentable.
Notre star doit aussi être capable de rester discipliné en défense, de ne pas céder au gamble, ne pas se mettre hors de position. De plus, il faut qu’il fasse attention à ses fautes, cette gestion des fautes est importante, notamment pour pouvoir rester sur le terrain pour défendre. Il est essentiel que notre joueur sache exécuter et reconnaître les couvertures défensives du pick-and-roll, celle qui est la plus fructueuse par rapport à la situation, on peut utiliser le drop, le switch, le egde ou le blitz. Savoir comment gérer l’intensité de celle-ci est primordial, avec le hard edge/soft edge ; late switch ; trap/blitz ou soft edge.
On veut mettre en avant l’emploi de techniques défensives simples, mais utiles, comme le tag, pour faire perdre du temps à l’attaquant quand on ne veut pas switch sur le pick and roll, et qu’on utilise le edge, Curry ou Brunson essayent ainsi de compenser leurs manques. La capacité à faire de bons box outs pour sécuriser et fermer la possession fait, de la même manière, partie de l’attirail du bon défenseur.
Notre superstar défensive va devoir savoir gérer ses sorties sur close out, savoir reconnaître si le joueur est un bon shooter et donc sortir agressivement si la situation l’impose ou pas. La navigation d’écrans est aussi importante, il faut être capable de se rendre le plus fin possible pour passer à travers ou alors le plus costaud possible pour essayer de casser les écrans, la dualité entre McDaniels et Dort, il faut également ajouter la capacité de reconnaissance de si on doit passer au-dessus ou en dessous des écrans.
Elle doit aussi orienter son attaquant sur sa main faible pour le forcer à l’erreur dans une position où il est le moins à l’aise, afin de provoquer des pertes de balle ou de l’amener à prendre un mauvais tir. Enfin, ses retour défensifs en transition doivent se montrer pertinents, ce qui requiert un bon sens du timing, à l’image de Derrick White ou de LeBron James, et de leurs fameux chase down blocks.
Si on veut aller plus loin, les lectures défensives avancées passent aussi par des positions tactiques particulières, notamment, le low man, qui est le joueur le plus bas dans la défense, celui qui défend le panier des pénétrations adverses. Ainsi, cette position sur le terrain permet des rôles comme le roamer ou safety, un joueur généralement bon en protection de panier est mis en défense sur un non-shooter, ce qui lui permet de dézoner dans la raquette, au lieu de défendre son joueur dans le coin.
On peut ajouter la capacité à gérer les 1 contre 2 au panier, à la manière de Draymond Green, pour obtenir des situations rentables pour la défense, en réduisant la fréquence de tirs au cercle, ou au moins, d’en rendre difficile la réussite. En outre, notre star peut appeler des scram switch ou peel switch, ce qui permet de maintenir le défenseur du panier en low man, garantissant une protection du cercle optimale. Notre joueur doit être aussi capable d’exécuter des stunts, correspondant à un défenseur sur les ailes qui dézone pour empêcher les lignes de drives, en surchargeant l’espace, on veut ainsi rétrécir le chemin au cercle.
Pour finir, le fait de lire les lignes de passes pour intercepter le ballon peut se révéler être un avantage, comme Tyrese Haliburton ou Luka Doncic, efficace en défense collective, avec une anticipation des schémas de passes de l’attaque adverse.
Le corps et les qualités athlétiques
La construction de notre superstar continue avec sa charpente, sa taille et les qualités athlétiques qu’elle peut déployer sur le terrain. Ce sont des facteurs d’avantages compétitifs en NBA, une réalité qui ne peut pas vraiment être altérée, notamment la taille.
La petite taille d’un joueur est un désavantage intrinsèque, cela va le restreindre dans ses capacités offensives, et faire de lui une cible en défense. Ainsi, la grande taille débloque le passing, sur certains angles de passes, qui ne sont mécaniquement pas permis aux petits. Plus on est grand, mieux c’est en NBA, cela favorise un passing flour maximal, et une meilleure vision du jeu, à l’image de Jokic, qui maximise ses qualités de playmaking avec sa taille.
Plus concrètement, la hauteur empêche l’étouffement total sur des prises à deux en edge ou blitz sur pick and roll, le joueur peut faire cette passe au-dessus des deux défenseurs et lancer le short roll. Cette taille est aussi à la base des mismatchs, il est plus grand, je le drive en vitesse, et il est plus petit, je l’attaque au poste, en puissance. Les joueurs grands formats sont également plus à l’aise pour attaquer en cut, comme Michael Porter Jr. à Denver, car plus on est grand, moins est contestable au panier (moins de temps entre l’arceau et la ballon).
D’autres mensurations physiques peuvent se révéler intéressantes, comme la longueur de bras, ce qui aide la défense au panier, à l’instar de Wemby, qui est capable de contrer même lorsqu’il est bousculé ou en retard, grâce à cette longueur de bras. De plus, cela permet de mieux contester les tirs en sortie de pick and roll ou en close out, mais aussi, les situations de un contre deux, avec le cas de Green, qui a une envergure prodigieuse pour son gabarit.
Enfin, cet avantage aide à prendre des rebonds dans le trafic, notamment à des joueurs non-intérieur comme Shai ou Anthony Edwards.
Autre qualité, les qualités physiques sont un outil puissant pour la réussite de notre star, elles permettent la réalisation des possibilités qu’un joueur voit à travers ses lectures sur le terrain. La détente verticale est essentielle, pour prendre des rebonds, mais aussi pour contester les tirs au panier, ou alors, pour attaquer le cercle. Il faut, par contre, bien faire la différence entre l’explosivité verticale et l’explosivité horizontale, une explosivité des appuis, qui permet la vitesse et la puissance sur les drives, permettant l’accélération ou la décélération, comme Shai ou Harden, qui ont développés cette arme pour perturber les défenseurs, et donc augmenter leur réussite au cercle, ou obtenir des fautes.
On peut traiter de la mobilité latérale, la mobilité des hanches, qui permet d’être performant dans la défense de un contre un ou dans la défense de switch. Il y a aussi la mobilité horizontale, celle qui permet les aides au panier ou la contre-attaque.
En somme, le manque de mobilité peut faire d’un joueur une cible défensive. La flexibilité des membres chez les joueurs NBA est parfois sous-estimée, notamment celle des poignets, quelque chose que l’on voit à travers le jeu de Luka, ce qui lui sert à trouver des angles de passes inhabituels et qui surprennent les défenses. De l’autre côté, la flexibilité des chevilles permet de prendre des appuis rapides sans perdre l’équilibre sur son drive.
Le poids, ou la puissance physique, est également un atout physique, pour défendre au poste, ou résister aux box outs sur les rebonds offensifs ou défensifs. Ce poids peut être fonctionnel en attaque comme pour Luka Doncic, ce qui lui permet d’enfoncer son défenseur, mais aussi de résister au contact. La puissance de haut du corps, couplée avec de la mobilité, peut rendre le joueur quasiment inarrêtable lorsqu’il est lancé, à l’image de Giannis ou de Jaren Jackson, ce qui leur permet aussi de récolter beaucoup de fautes.
De plus, l’endurance permet un fort dynamisme off ball, on peut se référer à Curry et son mouvement permanent pour perturber les défenses, et offrir beaucoup de possibilités à ses coéquipiers. Pour finir, il y a des qualités physiques plus spécifiques, avec des aspects plus psychologiques, qui viennent avec l’expérience, comme le calme, la sérénité sur le terrain, mais aussi le facteur clutch d’un joueur.
Il y a aussi les qualités physiologiques comme la coordination main-œil, qui permet d’être plus performant pour contrer, donc protéger son cercle, une qualité que l’on retrouve chez un Walker Kessler, très pertinent dans l’exercice.
Le skillset
En conclusion de cette construction de superstar NBA, nous finissons bien avec le skill set, les compétences basketballistiques d’un joueur. Après les lectures qui lui octroient la compréhension du jeu, de ce qui passe sur le terrain, et les qualités physiques, qui sont les outils de notre joueur, on peut enfin traiter de ses skills, que cela soit de shooting, de passing, dans le handle, dans le footwork ou les techniques défensives.
Premièrement, la finition au panier s’exerce à travers un arsenal de finitions que l’on peut convoquer en fonction de ce que propose la défense. On peut développer la faculté de finir avec la planche, il faut de même être capable de mettre son lay up avec le contact, en l’absorbant ou en l’évitant avec des angles de finition particuliers, à l’image de Shai ou Kyrie, capables de trouver des angles difficiles pour finir au cercle. Le mi-distance est devenu une arme de stars en NBA depuis la révolution du trois points, afin de diversifier encore plus leur scoring, pour forcer le défenseur à hésiter sur chaque prises de balle de notre attaquant.
Le long mi-distance est un tir qui n’est presque plus pris à haut volume, car il n’est pas autant rémunérateur que les tirs au cercle ou à trois points. Ainsi, les meilleurs tireurs recherchent, sur ce tir qui n’est pas souvent assisté, leurs sports, ce qui augmente leur efficacité. On peut prendre nos tirs dans la zone de la short mi-distance, la zone des floaters en gros, une sorte d’alternative à la finition au cercle, pour des joueurs qui ont du mal à se frayer un chemin dans la raquette.
On retient surtout les hook shots ou le floater, qui permet de finir au-dessus de l’aide, quelque chose de très important dans le jeu d’un Jaren Jackson en attaque. Le tir à trois points permet le spacing d’une attaque, et donc des tirs au panier, car cela écarte la protection de cercle de la raquette, et rend la défense moins compacte, ce qui justifie que cette compétence soit aussi généralisée dans la ligue.
C’est un tir plus rentable que le mi-distance, puisque grâce à la pondération de ce point en plus, mais aussi grâce au fait qu’il peut être plus assisté, abaissant sa difficulté. Il peut être pris en catch and shoot (en sortie d’écran, en pick and pop ou en drive and kick) ou alors en pull up (en sortie de pick and roll ou en auto-création, en un contre un). Ce shotmaking est une arme importante pour les stars offensives, elle permet cette création par eux-mêmes, un scoring facile à plug dans une équipe.
De plus, dans les mains d’un big, cela gagne en valeur, car il permet un spacing “parfait”, avec le five out, libérant encore plus la raquette. Le fait d’être capable de se relocaliser pour un shooter off ball est une compétence aussi très intéressante, ils peuvent ainsi balancer leurs épaules face au cercle pour mieux tirer, comme Duncan Robinson ou Stephen Curry.
Premièrement, la finition au panier s’exerce à travers un arsenal de finitions que l’on peut convoquer en fonction de ce que propose la défense. On peut développer la faculté de finir avec la planche, il faut de même être capable de mettre son lay up avec le contact, en l’absorbant ou en l’évitant avec des angles de finition particuliers, à l’image de Shai ou Kyrie, capables de trouver des angles difficiles pour finir au cercle.
Le mi-distance est devenu une arme de stars en NBA depuis la révolution du trois points, afin de diversifier encore plus leur scoring, pour forcer le défenseur à hésiter sur chaque prises de balle de notre attaquant. Le long mi-distance est un tir qui n’est presque plus pris à haut volume, car il n’est pas autant rémunérateur que les tirs au cercle ou à trois points.
Ainsi, les meilleurs tireurs recherchent, sur ce tir qui n’est pas souvent assisté, leurs sports, ce qui augmente leur efficacité. On peut prendre nos tirs dans la zone de la short mi-distance, la zone des floaters en gros, une sorte d’alternative à la finition au cercle, pour des joueurs qui ont du mal à se frayer un chemin dans la raquette. On retient surtout les hook shots ou le floater, qui permet de finir au-dessus de l’aide, quelque chose de très important dans le jeu d’un Jaren Jackson en attaque.
Le tir à trois points permet le spacing d’une attaque, et donc des tirs au panier, car cela écarte la protection de cercle de la raquette, et rend la défense moins compacte, ce qui justifie que cette compétence soit aussi généralisée dans la ligue. C’est un tir plus rentable que le mi-distance, puisque grâce à la pondération de ce point en plus, mais aussi grâce au fait qu’il peut être plus assisté, abaissant sa difficulté. Il peut être pris en catch and shoot (en sortie d’écran, en pick and pop ou en drive and kick) ou alors en pull up (en sortie de pick and roll ou en auto-création, en un contre un).
Ce shotmaking est une arme importante pour les stars offensives, elle permet cette création par eux-mêmes, un scoring facile à plug dans une équipe. De plus, dans les mains d’un big, cela gagne en valeur, car il permet un spacing “parfait”, avec le five out, libérant encore plus la raquette. Le fait d’être capable de se relocaliser pour un shooter off ball est une compétence aussi très intéressante, ils peuvent ainsi balancer leurs épaules face au cercle pour mieux tirer, comme Duncan Robinson ou Stephen Curry.
Après ces aspects de tir, on peut traiter d’autres skills, comme le passing, qui s’exerce dans plusieurs façons de faire la différence par la passe, avec le drive and kick, qui demande une maîtrise de la passe en mouvement et du tempo pour pouvoir libérer sur les joueurs que la défense concède à laisser libre pour défendre le drive.
En plus, on retrouve le passing en sortie de pick-and-roll, avec la pocket pass pour le roll man. Il y a le post up split, où il faut savoir gérer la prise à deux pour trouver le bon décalage. Les joueurs peuvent aussi pratiquer un passing plus circonstanciel, avec les passes de alley-oop, s’adaptant à la création de décalage après un écran ou sur un cut. La skip pass permet de faire traverser à une passe, le terrain, pour un coéquipier laissé ouvert, c’est la passe des playmakers élites, la plus dure à réaliser.
On peut aussi parler des passes masquées, qui peuvent perturber la défense, et permettre un décalage, LeBron James est un maître dans l’exercice. Savoir dribbler, avoir un dribble sûr, permet de créer un porteur de balle, particulièrement intéressant en ce moment, car la tendance en NBA est à leur multiplication. Le fait d’avoir ce dribble fonctionnel est une base, permettant au minimum l’attaque de close out.
Une qualité de dribble supérieure rend possible la création individuelle, les rendant capable de créer le décalage, d’accompagner leur explosivité ou leurs changements de rythme. En outre, on peut mettre le ballon dans les mains d’un intérieur, ce qui débloque la possibilité de faire du passing hub (hand off sur la ligne à trois points, à l’image de Sabonis) ou d’attaquer le panier à la manière d’un extérieur, comme Naz Reid. Cela permet d’impliquer le pivot adverse (souvent l’ancre défensive de son équipe) sur des actions on ball pour favoriser une aide non qualitative au panier.
De la même manière, le footwork est une qualité importante en NBA, que l’on voit sur l’attaque au poste, être capable de jouer avec le défenseur pour se créer de l’espace pour tirer ou finir au panier, il faut utiliser ses appuis de façon à se créer une poche d’espace. Lorsqu’on a la gravité, on peut aussi pratiquer du passing sur des cuts ou des kick out, avec le grand exemple en NBA actuellement de Nikola Jokic.
Le roll de l’intérieur peut aussi être vraiment maximiser avec un bon footwork, que cela soit après un pick and roll ou en short roll. En défense, également, on retrouve la présence de skills, avec le fait d’exécuter les couvertures défensives du pick-and-roll, qui ne demandent pas les mêmes fondamentaux, si on veut effectuer un drop, il faut savoir reculer en essayant de contester le tir ou le drive de l’attaquant, pour le edge, il faut prendre de la place tout en faisant preuve d’une certaine mobilité.
Les mains actives permettent de faire du playmaking défensif, par des interceptions ou des contres, une spécialité pour des joueurs comme Amen Thompson ou Jaren Jackson. Enfin, la protection de panier se fait sur des notions de timing et taille, mais aussi sur de la techniques défensives et de contest, ne pas se jeter, bien lever les mains et prendre le plus de place, à l’image de Chet Holmgren, qui brille par ses fondamentaux défensifs malgré son physique longiligne.
Nous en avons donc fini avec la création de notre superstar pour la saison 2025-26, cette hiérarchisation des qualités, que l’on peut retrouver chez un joueur, m’a permis d’essayer de montrer que l’on réduit parfois trop les joueurs à leur skill set. Et que le fait qu’il soit des superstars reposent plutôt sur des lectures offensives ou défensives, qui servent un corps et des qualités athlétiques, ce qui permet la mise en œuvre d’un skill set. J’espère aussi avoir réussi à faire comprendre certaines implications tactiques dans lesquelles les joueurs évoluent, et de mieux comprendre mon point de vue sur la question.





