Cette fin d’année frustrante du Paris Basketball nous apprend beaucoup de choses. Des victoires solides, des défaites frustrantes, mais surtout des constantes qui se répètent, quel que soit l’adversaire. Petite rétrospective des derniers matchs de l’année pour décortiquer le bon comme le moins bon.
Cet article a été écrit par Julien.
Le Paris Basketball est capable de jouer collectif
Lors du match contre l’Étoile Rouge de Belgrade, il n’y a pas eu de superstar aux statistiques offensives incroyables, mais plusieurs joueurs qui ont réalisé un très bon travail : Hifi 15 points, Robinson 16, Stevens 14, Mbaye 12, Faye 10, Dokossi et Ouattara 9. Les meneurs de jeu ont su faire jouer leurs coéquipiers (8 passes décisives pour Robinson, 6 pour Hifi). Le banc a réalisé un travail monstrueux avec 45 points.
La défense de zone n’était pas totalement hermétique, mais elle est restée physique, notamment grâce à Faye et Dokossi. Elle a souvent poussé les joueurs serbes à la faute ou à la perte de balle, avec 19 ballons perdus provoqués. Une belle victoire pour se relancer en EuroLeague, qui laissait aussi penser que Paris était prêt à affronter Nanterre en championnat.
Match raté face à Nanterre
La défense verte est solide et agressive, concentrée sur une partie précise du jeu parisien. Si la balle se trouve à gauche de la raquette, alors les Nanterriens se concentrent sur cette zone, sacrifiant la droite mais empêchant fortement Paris de faire circuler la balle. Nanterre marque 16 points sur les balles perdues parisiennes. Le club francilien propose une attaque rythmée, avec une création d’espaces rapide. Nanterre prend Paris de vitesse, qui oublie des joueurs ou commet des fautes évitables. Nanterre marque là où bon lui semble, notamment dans la raquette et sur deux zones à trois points.
Hifi a tout de même su créer des attaques rapides, soit pour faire une passe, soit pour scorer. Paris inscrit malgré tout 44 points avec son banc. Fin de match manquée à Villeurbanne Paris a dominé la rencontre, mais a craqué dans le dernier quart-temps, notamment à cause des tirs à trois points de De Colo. Sur ce dernier quart-temps, l’ASVEL s’impose 33-25, sans véritable réponse offensive ni défensive de Paris. Défensivement, Paris n’a pas été assez solide : 23 rebonds offensifs concédés 25 points encaissés sur secondes chances
Ce qu’il faut retenir
Paris sait produire un jeu collectif, avec un banc ultra productif et des meneurs capables de scorer et de créer. Les Parisiens ont aussi cette capacité à provoquer des pertes de balle et à pousser l’équipe adverse dans la pénalité assez tôt. En revanche, Paris n’arrive pas encore à gérer correctement les fins de match lorsque l’intensité monte. L’équipe gère mal la pression défensive agressive et manque de discipline sur les balles perdues.
Enfin, un point clair à améliorer : le rebond défensif Les résolutions que doivent prendre les Parisiens Francesco Tabelini commencera la saison sous pression. Une résolution qu’il a prise en 2026 est d’arrêter les rotations avec cinq joueurs changés d’un coup. Cela signifie sans doute qu’il a trouvé son schéma de jeu et son équilibre. Pour cette nouvelle saison, il faudra que les meneurs continuent de scorer et de créer.
Le banc suivra naturellement sur le scoring, surtout avec des joueurs comme Rhoden, qui montent en puissance. Il faudra aussi être efficace à trois points (actuellement 2e meilleure équipe d’EuroLeague avec environ 12 tirs à trois points marqués par match) et plus performant à deux points (environ un panier sur deux converti). Enfin, il faudra conserver une défense de zone bien exécutée, physique, capable de pousser l’adversaire à la perte de balle ou à prendre des tirs extérieurs, sans laisser trop d’espace pour scorer.





