Boulazac s’impose contre Limoges (92-80) au cours d’un match qu’ils auront maîtrisé de bout en bout. Une victoire très importante dans la course au maintien puisque le BBD est désormais 12e en 4-8, à 2 victoires de la zone rouge et du play-in.
La rencontre a d’abord commencé sur les chapeaux de roues : beaucoup de rythme, une réussite au tir presque insolente. Les deux équipes se sont rendu coup pour coup pendant les premières minutes. Mais c’est Boulazac qui fait la différence dans le premier quart-temps (29-21). La réussite baisse ensuite pour les joueurs du Périgord. Les systèmes sont bons, la balle circule bien, mais les paniers ne s’enchaînent plus. Les Limougeauds, sans briller, reviennent au score à la pause (49-46).
Mais Boulazac a l’air trop fort, trop motivé. Devant son public bouillant et emmené par un grand Antoine Eito (11 points, 5 rebonds et 8 passes), les hommes d’Alexandre Ménard distancent de nouveau le CSP : 78-63 à la fin du troisième quart-temps. Sans vraiment briller dans le dernier quart (14-17), Boulazac s’impose finalement sans trop forcer et passe devant Limoges au classement.
Boulazac : après 12 journées, quel bilan ?

En début de saison, l’objectif du BBD était clair : ne pas faire de figuration, même en tant que promu. L’arrivée de Tony Snell, l’homme aux 650 matchs NBA, et la prolongation de l’arrière-scoreur américain Angelo Warner avaient confirmé cette dynamique.
Mais la Betclic Elite n’est décidément pas un championnat facile. Très vite, Boulazac semble distancé dans la course au play-in face à ses adversaires directs : défaites contre Nancy, Cholet, Strasbourg, Bourg, Nanterre et Chalon.
Mais ce qui est rassurant, c’est que les hommes d’Alexandre Ménard ont assuré face aux adversaires directs au maintien : Saint-Quentin, Le Portel, Gravelines-Dunkerque et désormais Limoges.
Alors oui, le play-in semble difficile à accrocher dans le Périgord. Mais le maintien, lui, est une mission plus qu’abordable pour le BBD, et c’est sans doute la première étape de la reconstruction d’un club dans l’élite.
Hugo Robineau : MVP de la rencontre
23 points, 5 rebonds, 24 d’évaluation : une belle ligne de stats pour l’arrière français de 25 ans, permettant à son équipe de s’imposer ce samedi.
Pour Hugo Robineau, cette saison est la première véritable dans l’élite. Après deux ans à Cholet en sortie de banc, il signe à Boulazac, en Pro B (2023-2024). Là-bas, il prend davantage de responsabilités, inscrivant en moyenne 15 points par match en 25 minutes.
Mais on le sait, le cap entre la Pro B et l’élite est immense. Nombreux sont les joueurs qui n’ont pas su confirmer une fois arrivés au plus haut niveau du basket français.
Pour l’instant, Hugo Robineau passe cette étape haut la main : 16 points à 54 % au tir et 35 % à trois points. Le jeune arrière semble savoir tout faire sur le parquet. Ses pénétrations sont létales, son shoot est efficace et ses choix offensifs sont intelligents.
Il peut encore progresser dans l’organisation et le jeu sans ballon, savoir peser même lorsqu’il n’est pas à la finition. Mais pour une première « vraie » saison dans l’élite, le contrat est plus que rempli pour Hugo Robineau.
Limoges : une année de plus sans playoffs ?
À l’issue de la 12e journée, le CSP affiche le même bilan que Boulazac. Cependant, on n’a pas envie d’être aussi clément avec l’un des clubs les plus historiques de notre championnat qu’avec le promu périgourdin.
En début de saison, l’objectif était clair à Limoges : retrouver le plus haut niveau et ramener Beaublanc en playoffs. Cela fait désormais quatre saisons que l’une des salles les plus chaudes de France n’a pas connu de matchs de playoffs.
La saison avait pourtant bien commencé pour le CSP : victoire de gala contre Bourg en ouverture, back-to-back contre Dijon, avant de perdre de deux petits points face à une grande équipe de Nanterre, puis de connaître de nouveau la victoire à Saint-Quentin. Un joli bilan de 3-1 pour commencer la saison, avant de s’éteindre.
Une seule petite victoire contre Gravelines-Dunkerque, sans être flamboyant. Le niveau du CSP Limoges n’est, pour l’instant, pas celui d’une équipe capable d’accrocher les play-in.
Comme pour Boulazac, les champions d’Europe 1993 devraient parvenir à se maintenir dans l’élite, car la zone rouge a l’air promise à trois équipes : Saint-Quentin, Gravelines-Dunkerque et Le Portel.
Mais pour un club comme Limoges, le maintien ne suffit plus. Avec trois matchs difficiles pour clôturer cette phase aller face au Mans, Strasbourg et Chalon, le CSP devra obligatoirement se relancer en deuxième partie de saison pour espérer rêver plus grand en Betclic Elite.





