Drafté par les Dallas Mavericks, et considéré comme le futur du basket états-unien, Cooper Flagg n’est peut être pas tombé dans la bonne franchise pour atteindre tous ses objectifs personnels et collectifs. En effet, depuis le trade du 2 février 2025 qui a vu Nico Harrison envoyé Luka Dončić aux Los Angeles Lakers en échange d’Anthony Davis, et les changements à la tête des Dallas Mavericks, l’ambiance a considérablement changée dans le Texas.
Le contexte
La trade deadline du 5 février 2026 a agi comme un électrochoc pour les fans des Mavericks. En expédiant Anthony Davis vers Washington dans un deal massif pour récupérer Khris Middleton, des contrats expirants et du capital draft, Dallas a officiellement pivoté. L’objectif est clair : entourer Cooper Flagg de joueurs de complément et se préparer pour la Draft 2026. Cependant, au-delà de l’excitation entourant l’arrivée de Flagg, une question pragmatique se pose : Dallas est-il réellement le bon environnement pour maximiser le potentiel du prodige de Duke ?

Les Mavericks n’ont en plus pas le contrôle sur le capital draft récupéré dans le trade d’Anthony Davis,
Premier tour :
- OKC 2026
- GSW 2030
Deuxième tour :
- SUNS 2026
- BULLS 2027
- ROCKETS 2029
Il va falloir faire avec les résultats des autres jusqu’en 2030, ce qui n’est pas très sain pour une franchise ayant un joueur générationnel comme Cooper Flagg…
Depuis l’arrivée de la famille Adelson à la tête des Dallas Mavericks, les changements sont radicaux, entre les déclarations lunaires de Patrick Dumont et les rumeurs qui vont bon train sur un déménagement de la franchise ou encore l’ouverture de casino par la famille Adelson. Tout ceci n’est pas évident à gérer pour un jeune joueur de 19 ans, censé être le futur des USA.
Un effectif en reconstruction permanente
Les derniers mouvements ont encore modifié la structure de l’équipe. L’arrivée de Khris Middleton apporte de l’expérience et du tir, mais elle encombre aussi les ailes. Flagg se retrouvera dans un effectif hybride, coincé entre des vétérans aux contrats lourds et des jeunes en plein apprentissage (comme AJ Johnson ou Malaki Branham, aussitôt envoyé aux Hornets contre Tyus Jones).

Ce manque de continuité est préjudiciable pour un jeune joueur. Flagg a besoin d’un cadre stable, avec des rôles définis sur le long terme. Les changements incessants dans la rotation illustrés par les expérimentations de Jason Kidd qui a parfois utilisé Flagg au poste de meneur cette saison pour compenser les manques créent une instabilité qui nuit à la progression technique d’un joueur qui doit encore stabiliser son tir et sa prise de décision.
La conférence de presse de présentation de Cooper Flagg avec Nico Harisson, tout heureux d’avoir eu par miracle le premier choix de draft, et Jason Kidd disant, en gros, que le jeune rookie pouvait jouer à tous les postes et surtout qu’il allait le tester un peu partout, à 18 ans ce sont des choses qui peuvent perturber
Nous aurions pu penser que l’association avec Anthony Davis porterait ses fruits, voire plus avec un retour de Kyrie Irving mais ce trio n’a jamais pu exister du fait des blessures à répétition d’Anthony Davis et de la gestion catastrophique de son trade vers les Washington Wizards.
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Crédit : associated press
Le défi de la complémentarité d’un effectif

Sur le papier, Flagg est le défenseur parfait pour aider Kyrie Irving, à son retour de blessure. Sa capacité à protéger le cercle et à switcher sur les cinq positions est une bénédiction. Mais pragmatiquement, le poids défensif qui pèserait sur ses épaules à Dallas serait colossal.
Dans une équipe où les stars offensives s’économisent parfois en défense, Flagg serait obligé de compenser les brèches en permanence. Ce rôle ingrat, s’il est formateur, peut aussi limiter son apport de l’autre côté du terrain par épuisement. Le risque est de voir Flagg devenir un « super-Naji Marshall » un joueur d’impact défensif immense mais dont le potentiel de franchise player offensif reste inexploité faute de munitions.
Le jeune Cooper Flagg avait l’habitude de ne pas perdre beaucoup de match, en arrivant en NBA et surtout aux Mavericks décimés par les blessures de joueurs majeurs, il a dû être propulsé très vite comme franchise player et il le sera encore, connaissant les capacités limitées de Kyrie Irving à mener un groupe vers la victoire.
Ayant passé le rookie wall, non sans difficulté, depuis que le tanking est presque assumé côté Mavericks, le natif du Maine enchaine les performances hors norme pour un joueur de 19 ans, mais pourra t il continuer à faire ces performances avec des jeunes en développement autour de lui, rien n’est moins sur.
Conclusion : Un mariage de raison, pas de passion
La draft de Cooper Flagg a été un immense coup de boost médiatique et un renfort de poids. Mais sportivement, le mariage semble forcé. Entre une hiérarchie offensive non définie et un effectif aux contours encore flous après les départs de Davis et Hardy, Dallas n’offre pas, à l’heure actuelle, les garanties d’un projet construit spécifiquement autour de la croissance de Flagg. Pour que cela fonctionne, les Mavericks devront faire plus que juste drafter un talent générationnel, ils devront construire autour de lui avec des moyens limités. Il faudra être malin côté Mavericks…






