Encore une défaite pour les New York Knicks dans la nuit du 19 janvier. Au Madison Square Garden, les Mavericks s’imposent 114-97 et les Knicks enchaînent leur 4e défaite de rang, sous les huées de leur public. Ça ne fonctionne plus à New York.
En 2026, les hommes de Mike Brown enregistrent un triste bilan de 3-8. 27e attaque sur la période, 28e défense, catastrophique. Pourtant, en début de saison, les Knicks apparaissent comme l’équipe favorite à l’Est. Des Pacers décimés, des Sixers en reconstruction, Boston sans Tatum et une jeune équipe de Detroit. En face, les Knicks ont conservé la majorité de leur roster, en ayant emmagasiné plus d’expérience. Le cocktail semblait donc parfait pour espérer atteindre la finale NBA, pour la première fois depuis 1999.
Et la saison avait plutôt bien commencé. Cet été, Mike Brown a été nommé coach principal, emmenant avec lui beaucoup de promesses : une “culture de la gagne”, de l’expérience, du jeu offensif et surtout, l’objectif de renouer la franchise avec la victoire, n’ayant pas gagné de titre NBA depuis 1973. Ses débuts avaient pourtant tenu toutes ses promesses. L’équipe affichait du beau jeu offensif, impliquant grandement les joueurs du banc, et surtout, la franchise a bel et bien gagné.
Le 17 décembre, ils remportent la NBA Cup à Vegas, un trophée anecdotique mais qui témoigne de l’ambition des Knicks dans la grande ligue. À ce moment-là, ils affichent un bilan de 18-7, de quoi faire saliver les supporters.
Depuis, le jeu des coéquipiers de Jalen Brunson n’est plus le même. Ce qui saute aux yeux lorsque l’on regarde les Knicks récemment, c’est le manque d’intensité sur le parquet. L’équipe ne met plus les ingrédients nécessaires, que ce soit en attaque ou en défense. La balle circule mal, l’attaque manque de créativité et la défense ne suit plus, en particulier lorsque les adversaires mettent du rythme.
Autre symptôme du malaise : le banc, qui devait être l’une des plus grandes satisfactions sous l’ère Brown, n’est pas aussi performant qu’espéré. Si au début de saison, l’entraîneur promettait une rotation élargie, impliquant la majorité de son roster, la réalité se veut bien différente. Les Knicks sont la 4e équipe faisant le moins jouer son banc (16,1 minutes par match) et la 27e en termes de points marqués (30,6).
New York s’est également heurté à des problèmes individuels : Josh Hart et Jalen Brunson se sont blessés en janvier, Karl-Anthony Towns n’est pas en grande forme, de quoi forcément altérer les résultats new-yorkais.
On peut se demander si, au-delà des problèmes tactiques et des résultats décevants, cette baisse de régime n’est pas aussi simplement liée à la fatigue accumulée à mi-saison. Après une victoire en NBA Cup et un calendrier dense autour du Nouvel An, certains observateurs évoquent ce qu’ils appellent le “mur de janvier”, une période dans laquelle les équipes ayant accumulé les gros matchs en début de saison se heurtent à un pic de fatigue.
Karl-Anthony Towns : déjà sur le départ ?

crédit : Vincent Carchietta, Imagn Images
Sur le plan individuel, Karl-Anthony Towns signe sûrement l’une de ses pires saisons en carrière. 21 points par match, à 46% au tir et 36% derrière l’arc semblent être des performances intéressantes. Mais lorsque l’on connaît le talent du bonhomme, ses statistiques, notamment ses pourcentages, sont forcément décevantes.
Pourtant, KAT avait d’abord réussi son intégration dans la Grosse Pomme. Une saison à 24,4 pts de moyenne et acteur majeur du parcours en finale de conférence de son équipe. L’arrivée de Mike Brown a remis en cause le rôle du pivot dans son équipe.
Parfois utilisé comme point de fixation à l’intérieur, parfois excentré pour ouvrir la peinture, parfois relégué derrière Brunson, le rôle de KAT dans cette équipe n’est plus vraiment défini et il semble être aujourd’hui moins considéré par sa franchise, notamment par son entraîneur. À l’heure actuelle, la relation entre Mike Brown et Karl-Anthony Towns semble être tendue.
Une séquence symbolique du malaise new-yorkais est intervenue récemment face aux Golden State Warriors : Draymond Green a agrippé la cheville de Karl-Anthony Towns en pleine action, concédant une faute flagrante, avant de se moquer publiquement du pivot sur son propre podcast.
Plus surprenant encore, Mike Brown a relativisé cet incident, déclarant que c’était “typique” de Green et soulignant que ce qui avait surtout nui aux Knicks ce soir-là était le fait que Towns avait accumulé six fautes, ce qui l’avait sorti du match. À l’issue du match, alors que beaucoup de supporters attendaient un signe de solidarité envers son joueur, Mike Brown est allé prendre Draymond Green dans ses bras, lui qui l’a entraîné à Golden State en tant qu’assistant coach.
Cette séquence n’a fait que renforcer un sentiment déjà omniprésent : la relation entre Mike Brown et KAT pose problème. Un problème tactique et social qui pousse vers le bas les performances du joueur, qui avait pourtant trouvé sa place sous Thibodeau.
En NBA, les rumeurs de trade vont vite, et à New York encore plus. Selon certaines informations, les Knicks seraient déjà ouverts à un potentiel départ de Karl-Anthony Towns. Il sera intéressant de suivre les performances du pivot dans les prochaines semaines, qui pourraient s’avérer décisives pour son avenir au sein de la franchise.





