Rick Carlisle. Crédits : Tim Heitman, USA TODAY Sports

Rick Carlisle atteint la barre symbolique des 1 000 victoires en NBA 

Après un mois sans victoire et une série noire record à Indiana, Rick Carlisle a atteint la barre symbolique des 1 000 succès en carrière. Un cap historique pour un entraîneur discret, dont la longévité et la capacité d’adaptation ont façonné l’une des carrières les plus respectées de la ligue.  

Un mois après son dernier succès et au terme d’une série de 13 défaites consécutives, un record négatif pour la franchise des Pacers. Rick Carlisle a enfin retrouvé le chemin de la victoire face aux Charlotte Hornets. Un succès lourd de sens : le 1 000eme de sa carrière NBA. Une performance rare, réservée à un cercle extrêmement fermé, et pourtant célébrée avec la retenue qui caractérise l’entraîneur d’Indiana. 

“Je suis seulement heureux pour mes joueurs, pour la franchise et pour nos fans. Les gens vivent et meurent avec nous depuis un mois et ce fut compliqué”, a-t-il déclaré après la rencontre, fidèle à son refus de mettre en avant sa réussite personnelle. 

Avec cette victoire, Rick Carlisle devient le onzième entraîneur de l’histoire de la NBA à atteindre la barre des 1 000 succès, rejoignant Gregg Popovich, Don Nelson, Lenny Wilkens, Jerry Sloan, Pat Riley, Phil Jackson, Larry Brown, George Karl, Doc Rivers et Rick Adelman. 

Du contrôle total à l’adaptation permanente 

Dallas goûte au premier titre de son histoire. Crédits : nba.com

Les débuts de Rick Carlisle sur les bancs NBA dessinent pourtant un profil bien différent. À Detroit puis lors de son premier passage à Indiana (2003-2007), il est perçu comme un entraîneur exigeant, parfois autoritaire, très attaché aux systèmes et à la structure. Son coaching repose alors sur un contrôle quasi permanent depuis le banc, dans une NBA encore dominée par le jeu demi-terrain et les défenses physiques. 

Son passage à Dallas (2008-2021) marque un tournant majeur. Aux côtés de Jason Kidd, de Dirk Nowitzki, Carlisle apprend progressivement à déléguer, à faire confiance à ses meneurs et à remplacer les systèmes rigides par des principes de jeu. Cette évolution atteint son apogée lors du titre NBA de 2011, remporté face au Miami Heat de LeBron James, grâce à une flexibilité tactique et une lecture fine des forces adverses. 

Cette capacité à s’adapter ne s’est jamais démentie. De Luka Doncic à Tyrese Haliburton, Carlisle a appris à laisser les clés du jeu à ses créateurs, acceptant que l’autonomie des stars soit devenue indispensable dans la NBA moderne. 

Indiana, la maturité et la transmission 

Revenu à Indiana en 2021, Rick Carlisle incarne aujourd’hui un leadership plus collaboratif. Toujours exigeant, il délègue davantage à son staff, accorde plus de responsabilités à ses joueurs et s’inscrit dans une logique de transmission. Son influence dépasse le cadre du terrain : huit anciens membres de ses staffs sont devenus entraîneurs-chefs NBA. 

Président de l’Association des entraîneurs NBA depuis près de vingt ans, Carlisle s’est également imposé comme une voix forte de la profession, défendant les coaches licenciés prématurément et œuvrant pour une meilleure reconnaissance du métier. À 66 ans, devenu récemment l’entraîneur le plus âgé de la ligue après la retraite de Gregg Popovich, il continue d’évoluer avec son époque. 

Mais Rick Carlisle c’est aussi… 

Derrière l’image d’un technicien rigoureux et parfois austère, Rick Carlisle cache aussi une collection d’anecdotes qui racontent un entraîneur bien plus atypique qu’il n’y paraît. 

L’une des histoires les plus improbables de sa carrière concerne DeMarcus Cousins. Alors que Carlisle coachait les Dallas Mavericks, il aurait tenté de recruter le pivot star en utilisant une méthode étonnante.  “Il m’envoyait des selfies bizarres en me disant : “Je pense à toi et j’ai vraiment envie de te coacher””, a raconté Cousins en interview, mi-amusé, mi-déstabilisé. La tentative n’a jamais abouti, Cousins laissant même certains messages sans réponse. 

Autre facette méconnue : Rick Carlisle est un pianiste accompli, inspiré notamment par le jazzman Oscar Peterson. Il est également pilote certifié. Deux passions qu’il a parfois utilisées comme outils pédagogiques auprès de ses joueurs. 

Selon plusieurs témoignages relayés à Indiana, Carlisle a déjà proposé des cours de pilotage à certains joueurs pour illustrer l’importance des micro-ajustements et de la gestion du stress, une métaphore qu’il applique aussi à la fin de match. 

Ne manque pas un article !

Rejoins la communauté Le Roster en t'abonnant à notre newsletter !

Damian Lillard indique l'heure