Adam Mokoka

Adam Mokoka : « Je n’ai pas de pression »

Revenu en France cet été, à la JL Bourg, après des passages en NBA, en G-League, en Italie et en Roumanie, Adam Mokoka réalise le meilleur début de saison de sa carrière. À quelques jours de son premier All-Star Game LNB, lors duquel il sera titulaire, l’international tricolore est revenu sur sa trajectoire hors du commun. Entretien.

Propos recueillis par Melvin Ferrand et Nicolas Bulach.

La semaine dernière, vous étiez convoqué pour le rassemblement de l’équipe de France, qu’est-ce que cela vous fait de représenter les Bleus avec les A ?

Adam Mokoka : Ça a toujours été une fierté. D’autant plus que Fred [Fauthoux] c’est quelqu’un que je connais depuis l’équipe de France Jeune U16, il était notre assistant coach. Le retrouver déjà l’année dernière pour mes premières sélections en A, c’était un plaisir. Et là le retrouver encore en équipe de France, et qu’il soit mon coach à Bourg, ça me met d’autant plus à l’aise. Je suis dans les meilleures conditions, je retrouve aussi des gars avec qui j’ai pu jouer en U16 comme Killian Tillie et Yves Pons.

Vivre une dernière fenêtre avec Andrew Albicy, avec qui j’ai commencé en jeune à Gravelines, franchement c’était un plaisir. On joue en France, à Rouen, j’ai joué contre Julien Mahé, sélectionneur de la Belgique, qui était mon premier coach à Gravelines quand j’ai commencé en pro, j’étais en espoir avec lui. J’ai fait quasiment tout mon cursus avec lui à Gravelines. Cette fenêtre était vraiment particulière.

Sur le plan individuel vous avez inscrit 3 points contre la Belgique et 7 points contre la Finlande, match dans lequel vous avez eu beaucoup plus de places pour vous exprimer. Quel regard portez-vous sur votre trêve avec les Bleus ?

Adam Mokoka : Ça a été assez différent qu’en club, où j’ai davantage de responsabilités, plus de leadership. Là j’arrive avec des joueurs qui sont tous élites dans leur domaine, donc je m’adapte au rôle que j’ai. Individuellement j’aurais pu apporter beaucoup plus. Les fautes m’ont un peu porté préjudice, surtout contre la Belgique. Je n’ai pas vraiment pu m’exprimer sur les deux côtés du terrain. Ça a été un peu mieux contre la Finlande malgré la défaite. Mais c’est ça qui a un peu gêné au niveau des deux matchs de la fenêtre.

Comme vous disiez, vous y retrouviez votre entraîneur en club Frédéric Fauthoux. Est-ce qu’il vous confiait le même rôle qu’à Bourg ?

Adam Mokoka : Le même rôle ? Pas exactement, après on me connait pour la défense, pour être quelqu’un qui ramène beaucoup d’énergie, sur le plan physique et athlétique, qui peut aussi apporter des deux côtés du terrain. Mais je n’avais pas exactement le même rôle. Il me demandait juste d’être moi-même. Il n’y avait pas de règle particulière du fait que ce soit l’équipe de France. Mais je dois aussi m’adapter sur les joueurs avec lesquels je suis en équipe de France, ce qui fait que mon rôle change un peu.

En 2016, vous disputez le championnat d’Europe U18, avec plein de joueurs qui sont aujourd’hui vos adversaires en championnat (Ivann Févier, Bastien Vautier, Abdoulaye Ndoye, Digué Diawara), quels souvenirs gardez-vous de ce groupe ?

Adam Mokoka : Franchement que des bons souvenirs. Que ce soit les U16, les U18, c’est vrai qu’il y a eu des petits changements entre ces deux équipes, même si certains ont fait les deux parcours, mais que des bons souvenirs. En plus, ça faisait longtemps que je n’avais pas joué dans le championnat de France, donc je retrouve pas mal de gens. Comme vous avez dit, c’est mes adversaires aujourd’hui.

Ça me fait plaisir de les voir, d’avoir de leurs nouvelles, de les affronter, maintenant qu’on est beaucoup plus grand. On est beaucoup plus affirmé dans notre jeu ou même en tant que personne. C’est des bons défis, j’aime les relever et gagner contre eux.

Adam Mokoka au championnat d'Europe U18 en 2016.
Adam Mokoka au championnat d’Europe U18 en 2016. Crédits : FIBA.

En club, vous avez été formé à Gravelines-Dunkerque. Après 4 ans en espoir, ponctué de quelques rentrées en Betclic Élite, vous êtes officiellement promu avec le groupe pro lors de la saison 2017-2018. À seulement 19 ans, comment est ce que cette première saison pro se passe pour vous, tant du point de vue sportif, que personnel ?

Adam Mokoka : Ça a été vraiment beaucoup d’apprentissage. Quand tu es jeune, que tu fais des entrées, mais que tu es toujours avec les équipes jeunes, tu veux juste saisir les petites opportunités que tu as, et montrer que tu es capable d’accéder aux plus hauts niveaux. Lorsque tu es pro, toujours en étant jeune, c’est une autre perception puisque tu n’es plus considéré comme un jeune, mais comme un pro.

Alors il faut pouvoir montrer de quoi tu es capable à chaque rentrée. T’affirmer aussi en face d’hommes qui font ça depuis des années. Ça a été pas mal d’apprentissage, de découverte, et ça m’a beaucoup apporté sur qu’est-ce qu’était le monde professionnel.

L’année d’après vous signez à Mega Bemax, équipe évoluant en ligue adriatique, championnat regroupant toutes les meilleures équipes de l’ancienne Yougoslavie. Pourquoi ce choix de partir à l’étranger, dans un club peu connu, aussitôt dans votre carrière ?

Adam Mokoka : Partir à Mega, c’était un tremplin pour pouvoir accéder à la NBA. J’avais eu un peu les exemples comme Timothée Luwawu qui était passé par là. À l’époque, je travaillais avec un agent qui s’appelait Predrag Materic, qui était vice-président de la boîte Beo Basket, et dont Miško Ražnatović, était président. Je savais qu’ils permettaient aux jeunes d’avoir beaucoup plus de temps de jeu dans une ligue comme l’ABA League, où on pouvait affronter de grandes équipes comme le Partizan, l’Etoile Rouge, Cibona en Croatie ou Cedevita, donc de grandes équipes reconnues en Europe.

C’était une occasion de pouvoir s’exposer, on avait pas mal de scouts qui venaient nous voir aux entraînements, aux matchs. Partir en Serbie ça a été aussi une expérience, j’étais jeune, j’ai découvert un nouveau cadre de vie, une nouvelle culture.

Ça m’a permis de prendre en maturité assez tôt, de faire pas mal d’erreurs sur le terrain, de pouvoir m’exprimer et apprendre de mes erreurs, mais aussi de pouvoir montrer de quoi j’étais capable au plus haut niveau. En plus là-bas je jouais sur les postes 1 et 2, donc j’avais de quoi m’exprimer avec et sans le ballon. J’ai pu développer mon tir là-bas, donc c’était vraiment un bon tremplin avant la NBA.

Adam Mokoka : « Zach Lavine, c’est un gars avec qui tu joues sur 2K »

Là-bas, vos performances vous ouvrent les portes de la NBA, où vous signez un two-way contract avec les Chicago Bulls en 2019. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment un joueur non drafté parvient à obtenir un contrat en NBA, qui vous approche en premier, et comment se déroulent les négociations ?

Adam Mokoka : Alors j’étais inscrit pour la draft cette année-là. J’avais fait pas mal de workouts pour plusieurs équipes, malheureusement je m’étais blessé à l’adducteur juste avant celui des Bulls. J’ai dû arrêter tous les entraînements avec des équipes. J’ai dû attendre la draft à New York, où j’ai vu la cérémonie de la télévision. J’ai vu que je n’avais pas été drafté, que ce soit au premier ou au deuxième tour.

Juste après la draft, mon agent m’a appelé pour me dire qu’il y avait Chicago qui était intéressé pour que je fasse la Summer League avec eux. Je pouvais avoir une proposition de two-way si jamais tout se passait bien. Au final, ma Summer League leur a plu et ils ont voulu me signer.

Quand vous débarquez à Chicago, c’est quoi la première claque que vous vous prenez ?

Adam Mokoka : Il y en a eu plusieurs, voir la ville de Chicago, où je n’avais jamais été, voir les infrastructures, la statue de Jordan, rencontrer le staff, même les coéquipiers. C’est des gars avec qui tu pouvais jouer sur 2K. Par exemple Zach Lavine, c’est un gars avec qui tu joues sur les jeux vidéo. Là ils sont amenés à être des coéquipiers, donc à chaque étape on va dire que ça a été quand même une claque.

C’est des choses qui sont un peu démesurées comparées en Europe, On découvre petit à petit. Il y a eu aussi mes premiers entraînements, mes premiers matchs de prépa, saison, c’était vraiment crescendo. Pendant ma première saison, j’ai pris pas mal de claques et ça a commencé juste à atterrir à Chicago, savoir que j’étais dans cette ville, c’était la première.

Sur tes deux années en NBA, est-ce qu’il y a des adversaires qui t’ont particulièrement marqué ?

Adam Mokoka : Qui m’ont vraiment impressionné ? J’ai vu Kyrie Irving, un joueur aussi que j’aime beaucoup, on a joué contre lui à Brooklyn. Il revenait de blessure, on dirait qu’il n’avait jamais été blessé. Il a mis 30 points, c’était juste impressionnant, il avait dû rater un ou deux tirs en première mi-temps. Voir certains de mes coéquipiers à l’entraînement aussi, c’est là qu’on se rend compte qu’on est dans l’élite. J’ai vu des gars comme De’Aaron Fox, Bradley Beal, c’est des joueurs qui sont vraiment au-dessus quand on parle de talent.

En tant que joueur avec un two-way contract, comment gériez-vous l’instabilité et la pression liés aux allers-retours entre la NBA et la G-League ?

Adam Mokoka : Ça n’a pas été simple. Ma première année, c’était encore les anciens contrats two-way, où on avait 45 jours minimum à passer avec l’équipe première. Tu ne sais pas exactement quand est-ce que tu vas être appelé avec l’équipe première, donc tu passes principalement ton temps en G-League. Ça se passait plutôt bien, il n’y avait pas forcément de gros besoins d’adaptation car c’était mon équipe principale.

C’est plus le fait d’être appelé du jour au lendemain pour aller avec l’équipe première, les rejoindre que ce soit pour des entraînements ou des matchs ou des déplacements. C’est là que « je dois monter d’un cran, je suis avec l’équipe A, il va falloir que je me donne à fond », même si c’est pour un entraînement, pour un match, être sérieux au maximum. Ça peut être une opportunité pour toi de rester avec l’équipe première.

Revenons sur votre career-high dans la Grande Ligue, et sur ces 5 minutes presque surréalistes, où vous inscrivez 15 points contre la Nouvelle-Orléans. Comment s’est passée cette soirée ?

Adam Mokoka : J’avais eu l’info de Chris Fleming (assistant coach) qui m’avait dit que ce match là j’étais censé jouer. J’étais préparé mentalement. J’avais aussi ma mère et ma tante qui venaient le jour même à Chicago, voir le match contre les Pelicans. Je savais que ma famille serait là, que j’allais jouer, je ne savais pas quand et combien de temps, mais dans ma tête j’étais assez préparé, donc j’avais cette adrénaline en moi.

Le cours du match se passe, je rentre pour les cinq dernières minutes, et franchement je ne me suis pas posé de questions. J’ai juste voulu prendre du plaisir, je me suis donné à fond, ça a donné le match que ça a donné, et le record qui s’est fait.

« Je n’ai pas eu de réelle opportunité de m’exprimer »

Entre vos années aux Bulls et au Thunder, vous avez passé trois saisons aux États-Unis, qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Adam Mokoka : Le basket américain m’a apporté beaucoup plus de plaisir dans la liberté du jeu. En France on est beaucoup plus encadré. Aux Etats-Unis, l’individualité est beaucoup plus mise en avant. Ça m’a permis de plus exprimer mon jeu, l’éthique de travail. Ça m’a donné une vision d’une autre forme de travail, que ce soit dans la préparation, les routines, comment gérer son corps, sur pas mal d’aspects.

Le fait d’être dans cette grande ligue, entouré de grands joueurs, de superstars, ça m’a permis d’observer et d’apprendre pas mal. Je me suis ouvert à d’autres choses, j’ai appris l’anglais, ça m’a aussi beaucoup ouvert l’esprit, voyager, découvrir d’autres villes, d’autres cultures, ça m’a aussi fait grandir.

En 2021, vous faites votre premier retour en France, à Nanterre. Comment avez-vous vécu le fait de passer d’un statut de two-way qui doit se battre pour ses minutes, à pièce majeure d’un effectif pro ?

Adam Mokoka : En étant aux Etats-Unis, en deux ans, j’ai dû jouer 24 matchs sur 164 à peu près. Je n’avais pas eu de réelle opportunité de pouvoir m’exprimer. Rentrer à Nanterre, ça m’a mis proche de ma famille, j’ai retrouvé des liens qui me manquaient. Et il me fallait ces responsabilités, où je me sentais investi dans une équipe, avec un rôle majeur, avec des responsabilités. Je voulais pouvoir m’exprimer et apporter à une équipe qui a l’objectif d’aller en play-off et gagner quelque chose.

Après un retour en G-League, puis un court passage par l’Italie, vous partez pour la Roumanie, un pays clairement pas connu pour le basket, comment ça s’est fait ?

Adam Mokoka : Juste avant d’avoir l’offre de Napoca, j’étais parti en vacances pour la première fois en Roumanie visiter ma cousine qui travaillait là-bas. Ça m’a permis déjà de voir le pays la culture, l’environnement de mes propres yeux. À mon retour, mon agent m’a contacté en me disant que le coach de Cluj-Napoca l’avait contacté parce qu’il avait vu quelques images de moi jouer en Serbie. Là-bas, je jouais poste 1 et 2, c’est ce qu’il recherchait pour moi en Eurocup. J’ai trouvé ça assez intéressant et particulier parce que ça faisait un moment que j’étais plus sur le poste d’ailier.

Le fait qu’il ait retrouvé des images de moi en Serbie, je me suis dit : « il a quand même fait de la recherche ». Ça montrait aussi son intérêt, donc du coup on s’est appelé, il m’a expliqué le projet, les ambitions du club, il m’a fait aussi partager une vidéo un peu de l’environnement de l’aréna qui avait une capacité de 10 000 personnes. Je ne me suis vraiment pas posé de questions, la conversation avec le coach a été très fluide, il a été très franc, ça m’a intéressé, j’ai foncé.

Adam Mokoka avec Cluj en EuroCup.
Adam Mokoka avec Cluj en EuroCup. Crédits : EuroCup.

Un autre changement que vous avez rencontré en Roumanie par rapport à la NBA, c’est au niveau de la médiatisation, des moyens, comment s’est passée cette transition pour vous ?

Adam Mokoka : L’adaptation n’a pas été forcément très compliquée là-dessus. Dans le sens où avant même d’être aux Etats-Unis, j’avais connu le championnat de France, ensuite j’étais passé par la Serbie pendant une année. Donc j’avais déjà pu voir certaines différences entre la France et la Serbie, puis après les Etats-Unis.

Quand je suis revenu en Europe, je n’avais pas ce choc ou cette redescente émotionnelle en me disant « c’est la fin ». Au club de Cluj, les infrastructures étaient vraiment superbes, donc ça m’a d’autant plus surpris de voir quelle capacité ils pouvaient avoir à Cluj, c’est quasi le luxe.

Malgré un volume plus important, votre efficacité s’améliore en Roumanie, avec plus de 50% de réussite au tir et 35% à 3 points. Selon vous, qu’est-ce qui a permis cette montée en régime ?

Adam Mokoka : C’est dû à la confiance du coach, l’opportunité qu’il m’a donné, il n’a pas menti, il m’a fait confiance. Le fait d’être là-bas et d’avoir une stabilité, ça m’a aussi permis de trouver davantage d’assurance, de confiance en moi. Ça s’est vu sur les statistiques, je prenais vraiment beaucoup plus de plaisir, j’étais dans un rôle que je connaissais. J’ai joué avec des gens que je connaissais pendant ma deuxième saison, on avait déjà un cocon.

Je kiffais jouer avec eux. On avait de très bonnes relations en dehors du terrain aussi. J’étais le plus jeune de l’équipe, donc ils n’hésitaient pas à me donner des conseils, à me pousser. Le tout a fait que j’ai pu vraiment avoir une stabilité sur mon jeu, qui s’est ressentie statistiquement.

« Je prends vraiment du plaisir à Bourg »

Suite à cela, vous tapez dans l’œil de la JL Bourg. Pour vous, quand vous recevez cette proposition, le retour en France sonne comme une évidence ?

Adam Mokoka : À 95%. Déjà, on était dans le groupe d’EuroCup de la JL durant mes deux années à Cluj, donc on a pu voir à ma première saison en Roumanie qu’ils ont fait les finales contre Paris. Au niveau du Championnat de France, ils sont allés en demi-finale deux années de suite. Ça me permettait aussi de retisser les liens avec Fred Fauthoux. Quand j’ai reçu son appel en fin d’année à Cluj, ça m’a semblé évident pour moi de jouer avec lui. Il m’a montré sa volonté, il a été très franc, j’étais super content, excité de retrouver le Championnat de France.

Ils allaient être une équipe très ambitieuse, que ce soit en Eurocup, ou en Championnat de France. Et même les autres compétitions comme la Coupe de France, la Leaders Cup. Je me suis dit : « ouais, j’ai envie d’aller gagner un titre avec eux ». J’avais aussi envie de trouver une stabilité entre le championnat local et la Coupe Européenne. À Cluj, où le niveau du championnat local était beaucoup moins élevé que celui de l’Eurocup, c’était un nouveau challenge pour moi.

À Bourg, vous avez un rôle très important. Vous êtes titulaire, vous pesez des deux côtés du terrain, quand vous êtes arrivé, quel rôle vous a été attribué ?

Adam Mokoka : Pour le rôle, j’ai été élu co-capitaine, donc je fais partie des leaders de cette équipe. Mais je n’ai pas de pression par rapport à ça. Je pense que je suis dans les meilleures conditions, on a une équipe qui s’est reconstruite cette année. On n’a qu’un ancien joueur, Kevin Kokila, qui était là durant les trois saisons précédentes. Je prends vraiment du plaisir avec cette équipe, dans ce rôle de leader, de co-capitaine.

Ça m’apporte beaucoup de maturité. J’ai pu trouver mes repères assez vite dans cette équipe, on a beaucoup de liberté. On se fait confiance les uns les autres, notre identité est très forte. On aime défendre, stopper, et c’est l’une de mes qualités premières. En attaque, on a beaucoup d’atouts, de personnes qui peuvent scorer, on prend du plaisir à jouer ensemble, et je pense que les résultats se montrent grâce à ça.

On vous a vu rentrer des gros tirs cette saison, notamment à Monaco, d’où est-ce que vous sortez cette confiance dans les moments chauds ?

Adam Mokoka : C’est les conditions dans lesquelles je me trouve. En tant que leader, je n’ai pas de pression. Avec la jeune expérience que j’ai, je ne me pose plus de question dans les moments importants. J’ai confiance en mes coéquipiers autant qu’ils ont confiance en moi, pareil avec le coach. Quand on est dans un match serré et que je dois prendre mes responsabilités, je les prends en toute confiance.

Vous avez fait un début de saison canon en EuroCup, quelles sont les équipes que vous surveillez particulièrement dans cette compétition ?

Adam Mokoka : On a perdu cette semaine contre Trento, on est à ex æquo avec Besiktas, qui a un meilleur goal average que nous en tête du classement. Après, dans notre groupe, on a pas mal d’équipes qui sont très fortes, comme le Buducnost Podgorica, Ankara, Trento qui reviennent bien. On ne doit sous-estimer personne. Tout le monde peut perdre contre tout le monde. Il faut rester constant au maximum, ne prendre personne de haut, jouer notre jeu à chaque match et respecter nos principes.

Et en Betclic Élite ?

Adam Mokoka : Comme chaque année, il y a les plus gros, Monaco, Paris et l’ASVEL. Mais, on l’a bien vu, c’est un championnat très dur. Comme en EuroCup, tout le monde peut battre tout le monde. On voit aujourd’hui Strasbourg qui est invaincu à domicile.

Il y a aussi Le Mans, Cholet, Nanterre, qui sont des équipes très solides. Chaque match est important, c’est pour ça que je parlais de ce challenge de régularité entre le championnat et la coupe d’Europe. Il n’y a pas de différence entre le match de la semaine et celui du week-end. Ça va se jouer jusqu’à la fin, je ne vois pas d’équipe capable de se détacher.

Pour récompenser votre bon début de saison, vous avez été sélectionné pour le All-Star Game LNB. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Adam Mokoka : C’est un honneur. Je suis très content et fier de faire partie des All-Stars. Il y a tous les meilleurs joueurs de la première partie de saison, ou plutôt d’avant la trêve. Je suis très content de pouvoir faire ce match à Bercy, devant plein de personnes, de pouvoir y inviter mes proches. C’est comme un sacre. C’est forcément l’une des récompenses individuelles que l’on souhaite avoir lorsque l’on est joueur professionnel.

On connaît le format particulier du All-Star Game en France, avec les Français contre les étrangers. Dans quel état d’esprit est-ce que vous vous y rendez ? Plutôt tout pour le show, ou vous voulez les battre ?

Adam Mokoka : Ah les deux, on n’y va jamais pour perdre ! Nous, on joue la compétition jusqu’au bout, en apportant du show aussi, ça reste un spectacle, mais si on peut battre les Américains, on va le faire avec plaisir, tout en y ramenant une touche de fantaisie.

Ne manque pas un article !

Rejoins la communauté Le Roster en t'abonnant à notre newsletter !

Damian Lillard indique l'heure